‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 30 sur 129 · POS · texte numérisé non relu

POS

Sévère Lacoste (copie dessinée transmise à M. Egger, qui la donna à Léon Renier) :

Fl. Vallentin :

/////S MANIBV NI-FILI-ITE V/// PATRIS - ITEN///

«« dîIS. MANIBVS /////// ///NI - FILI- ITEM/// /// PATRIS - ITEM/ // /// AC VS

ACVS

Descr. — L'inscription se compose de deux fragments dont le rapprochement n'a été tenté que par Florian Vallentin . Le premier de ces deux fragments a 0 m. 55 de haut, 1 m. 10 de large et 0 m. 50 d'épaisseur. Il est brisé à droite, à gauche, et en bas. Les lettres ont 0 m. 11 à la lrc ligne, et 0 m, 9 aux suivantes. Les points sont triangulaires Le second fragment est perdu. M. de Gessac a communiqué à Florian Vallentin le renseignement ci-après qui les concerne tous deux :

«... J'ai découvert, dit -il, dans un vieux manuscrit que m'a communiqué M. Ernest Montaudon, ancien maire de la Souterraine, la note suivante : ... dans les fondemens de laquelle (église) se trouve une inscription écrite en lettres anciennes, sur une grosse pierre fort dure, rompue par moitié et transposée en deux endroits, laquelle ne se pouvait lire ni assembler, jusqu'à ce que feu M. Merlin, sieur de Rancy, maître des requêtes, passant en la dite ville (de la Souterraine), avec feu M. le duc d'Anjou et la reine, à la suite de l'armée du duc des Deux Ponts et de l'Amiral en l'an 1569 , en laissa des copies. »

Hist. — Il résulte de ce qui précède que la pierre était brisée, mais complète, d'abord en 1569, ensuite à l'époque de Scaliger. Nadaud avait vu les deux fragments, et nous savons par lui que celui qui est aujourd'hui perdu fut masqué, en 1750, par les maçonneries que l'on dut faire pour consolider le pilier de la crypte où il était

engagé (1). L'autre fragment, qui existe encore, était sans doute autrefois, comme aujourd'hui, encastré de bas en haut dans le mur de cette même crypte.

Bibl. — Gruter, p. 700, n° 3. — Nadaud, Mémoires, t. I, sur les pages disparues (173 à 176). — Legros, Essais historiques, p. 39. — Duroux, Essai histor. sur la sénatorerie de Limoges, p. 269. — Joullietton, Histoire de la Marche, t. I, p. 51. — Gault de Saint-Germain, Lettres sur la Marche, p. 47. — Dugenest, Mém. des Antiq. de France, 1884, p. LIV. — Abbé Texier, Recueil des inscript, du Limousin, p. 104. — Elie de Beaufort, Mém. des Antiq. de V Ouest, t. XIX, 1852, p. 251. — Fesneau, Mém. de la Soc. des sciences nat. de la Creuse, t. III, 2e bull., 1859, p. 208. — Abbé Texier, La Marche, Revue historique et littéraire, lr0 et 2e années, p. 161. — G. Gallier, Une excursion à la Souterraine (dans Bull, monum., t. XLI, 1875, p. 464). — Florian Yallentin, Bull, épigr. de la Gaule, t. I, 1881, p. 211, reproduit avec des erreurs dans Mém. de la Soc. des sciences natwelles de la Cireuse, t. V, 2e bull., 1883, 'p. 154. — Mowat, Rapport sur les papiers et documents épigr., réunis par Léon Renier (dans Bull. Archéol., 1889, p.

Contrairement à l'opinion de Florian Vallentin, la copie de Scaligerme paraît très acceptable et les quelques erreurs qu'elle peut contenir sont, de plus , faciles à corriger. On doit évidemment restituer et traduire.

dilS MANIBVS j ET MEMORIAE PAVLLî NI-FILI-ITEM MEMORIAE- PAVLI PATRIS • ITEM. NERTACI AVINert ACVS VIVVS- POS

Dits manibus et memoriae Paull[i]ni fili[i) ; item memoriae

(1) « A la Souterraine, dans une église basse qui est au-dessous du sanctuaire de la grande église, sont deux pierres que la populace appelle les pierres écrites : las peiras iscritas. Elles étoient dans une crypte, sous l'autel de la grande église, et Nadaud les avoit transcrites. On les a cachées depuis par un contre-mur. (Nadaud, Pouillé rayé, p. 126.) ...Sur la première de celles dont il est ici question, est l'inscription suivante... On a caché l'autre pierre en 1750 en faisant devant un coctre-mur pour soutenir un pilier de l'église. On y lisoit ce qui suit... » (Ms. Legros.)

Pauli, patris; item (memoriae) Nertaci, avi. N[ert]acus, vivus pos(uit).

Aux dieux Mânes et à la mémoire de Paullinus, son fils, de Paulus, son père, et de Nertacus, son grand-père; Nertacus a, de son vivant, élevé ce tombeau.

Les personnages dont il est question dans ce texte n'étaient pas citoyens romains. Il y a lieu de remarquer que le même nom a été porté par le grand-père et le petitfils.

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