‹ Inscriptions de la cite des LemovicesChapitre 63 sur 129 · As o(ffîcina). Peut-être As[cï] ou As[iatici · texte numérisé non relu

As o(ffîcina). Peut-être As[cï] ou As[iatici

mais sans aucune certitude.

32. — Aste[...1] A rapprocher de la marque ci-dessus. 33 et 34. — Atei(ï). La marque Ateius dut être celle d'une

très nombreuse famille de potiers qui paraît avoir travaillé, sans discontinuité, depuis le règne de Néron jusqu'à celui de Domitien. J'ai relevé jusqu'ici les noms suivants :

Cn. Ateius, (Delattre, Bull, de VAcad. d'Hippone, n° 24, p. XVI; Sch., 536).

Ateius Cantus?

Cn. Ateius Crestus, (De Fontenay, pl. I et II).

Cn. Ateias Curialis, (De Fontenay, pl. I et II).

Cn. Ateius Eros (1), (Richard, Marques de potiers, p. 32).

Ateius Euhodus, (Mowat, Notice épigr. , p. 80 ; de Fontenay, pl. I et II; Sch., 339).

Cn. Ateius Maes.., (Sch., 538 ; Richard, Marques de potirs, p. 31.)

Ateius Ma{h)etis?, (C. I. L., X, 8055, 4; 8056, 46). Ateius S..., (Delattre, Bull. deVAcad. cTHippone, n°24, p. XXX).

Cn. Ateius So..., (Mowat, Notice épigr., p. 73). Ateius Salvus.

Ateius Optatus, (Mowat, Notice épigr., p. 80; Sch., 545).

Ateius Xanthus, (Vaissier, Les poteries de Vanc. Séquanie, pl. I ; Sch., 541 ; Richard, Marques de potiers, p. 32), etc.

Ateius Zoilus, (C. I. L., XI IT 5686, 84).

Cette marque ne pouvait être, naturellement, que des plus répandues et on la rencontre, en effet, un peu de tous les côtés, depuis l'Afrique et l'Italie, jusques dans la Germanie. Aux localités qui sont mentionnées par Schuermans, on peut ajouter Fréjus, Arles, Sommières, Saint-Remy, Die, Vienne, Sainte-Colombe, Genève, Nîmes, Corneilhan près Béziers, Narbonne et Toulouse (C. I. L., XII, 5686, 81 , b à % et aa), Paris (Mowat, Notice épigr., p. 73), Autun (De Fontenay, p. 62), Poitiers (Bonsergent, Arch.hist., t. I, pp. 344 et 345; Richard, Marques de potiers, p. 31), Angoulême (E. Biais, Bull. arch. Ch., t. VII, p. 38; Lièvre, Bull. Ant. F., 1884, p. 207), etc.

35. — Atel(iani officina). — De nombreux exemples de cette marque ont été signalés dans le Poitou, à Rezé (Fillon,

(1) Le nom servile, Eros, laisserait plutôt supposer qu'il s'agit d'un esclave de ia gens Ateia.

Art de terre, p. 34; Ledain, Épigr. rom., p. 86, à Poitiers (Fillon, /. c, p. 28) et à Loudun (Fillon, l. c, p. 29).

36. — Calvi (offieina). Aux localités qui ont fourni cette marque, et que cite Schuermans (1008 à 1013), on peut ajouter : Fonqueure (Maurin, Bull. areh. de la Charente, 1887, p. LXV); Bordeaux (G. Jullian, Inscript, rom. de Bordeaux, t. I, p. 505) ; Paris (Mowat, Notice épigr., pp. 74 et 78) ; Vienne (Mimer, IV, 984 à 988) et Lyon (Allmer, Trion, 495 à 500).

37. — Cati m(anu) ? On peut songer encore au potier Catianus, dont les produits sont assez répandus et sont en général marqués catiani m. La marque rétrograde inaitac a été relevée à Paris (Mowat, Notice épigr.,]*. 74). A la liste de Schuermans, on peut ajouter Vienne (Allmer, IV, 1018), Lyon (Allmer Trion, 336 et 337) et Poitiers (Bonsergent, Arch. hist., t I, p. 365; Ledain, Épigr. rom., p. 87).

38 et 43. - Trop mutilées pour que l'interprétation proposée puisse avoir quelque certitude.

39 et 40. — Ceno(manus). (Cf. Richard, Marques de potiers , p. 35).

41. — Claud{ii) of(ficina). Cette marque paraît avoir été celle d'une famille d'affranchis de Claude. On connaît au moins trois potiers du même nom. Ce sonf :

Claudius Herodot[us), (Sch. 1440).

Ti. Claudius Sabinus, (Sch., 1441).

Ti. Claudius Cresimus, (Sch., 1442).

La marque de ce dernier est ainsi donnée par Schuermans : TI CLAVDI X PESIMI.

42. — Coci of(ficina)? Peut-être faut-il lire aussi Coci(lli) ou Coci(si) offieina. (Cf. Richard, Marques de potiers, p. 36).

44, 45 et 46. — Cresimus. Forme populaire du nom de

potier Chresimus. Les produits à cette marque sont aussi communs que variés dans leur forme. On connaît les variantes Lucius, Caius, Marcus et Aldus. Le cognomen commun, Chresimus, a été lui-même relevé en de très nombreux endroits.

Le musée de Clermont possède de très nombreuses variantes de la marque Chresimus qui fut de même très commune dans le Poitou, au Bernard (Baudry, Puits funéraires, pp. 212, 230 et 280 ; Fillon, Art de terre, p. 28 ; Ledain, Épigr. rom., p. 87), au Langon (B. Fillon, Poitou et Vendée, 5e livr., p. 5 ; Art de terre, p. 31 ; Congrès arch. de France, 1864, p. 272) et à Poitiers (Richard, Marques de potiers, p. 37 ; Fillon, Art de terre, p. 28; Ledain, Épigr. rom,, p. 87 ; Bonsergent, Arch. hist., t. L, p. 351).

Il ne serait pas surprenant que les Chresimus aient eu leurs ateliers à Lezoux. [Cf. plus haut, n° 41, une autre famille de potiers dont l'un des membres portait aussi le surnomCmîmus\.

47 et 48. — Crestio. Autre marque très répandue. On l'a rencontrée, sous les formes les plus diverses, en Espagne, en Gaule, en Bretagne, en Afrique (Bidl. deVAcad. d'Hippone, n° 24, p. XVI), à Vienne (Allmer, IV, 1073 à 1075), à Lyon (Allmer, Trion, 620 à 622), etc. La véritable orthographe du nom devait être Chrestio.

49. — ? Il faut peut-être lire of(ficina) Miono... (Cf. ciaprès, n° 74) ou encore Damon(i) o(fficina) ? Mais il est probable, dans tous les cas, que la marque a été mal transcrite.

50, 51 et 52. — Les deux premières lectures paraissent certaines, mais je ne vois pas quelle pouvait être la forme du nom.

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