‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 105 sur 263 · D M ET + M · texte numérisé non relu

D M ET + M

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 133).

Var. — IVENTI chez SANSASs.

Descr. — Lettres assez laides, de 0,04 et 0,03.

Fragment supérieur d’un autel quadrangulaire : la 8 ligne est sur le haut du dé; la 2e, sur le bandeau du fronton; D M sur les acrotères; sur le champ du fronton, une pomme de pin. — Largeur du fronton: 0,32.

Hist. — Provient des fouilles faites en octobre 1831 dans la maison Faget (rue Neuve-de-l'Intendance, n° 8, aujourd'hui rue Guillaume-Brochon, n° 7), — Dépôt J.-J, Bel, n° 133.

Bibl. — JOUANNET : 10 Académie, 1832, pl. I, n° 10, et p. 128; 20 Inscriptions [ms.], n° 80, — Sansas, Notice, p. 21 (Congrès, p. 479). — RENIER, fiches ms.

D{iis) M/anibus) et m{emoriae) Aventi (?).... On trouve Aventius et Aventinus. Aventus n'est pas impossible.

D'ailleurs, on peut lire Aventi(i), ou, comme l'inscription est sans doute incomplète, Atentiini].

AVETE-D.AN-XXV- AMATER CINTVGENA°P'

D'après l'original (Dépôt J.-J, Bel, n° 104).

Var. — Remarquez les points en haut, à la seconde ligne.

P pour D à la 1r° ligne dans le ms. de DEVIENNE et le ms. D; XXXV dans les Eclarcissemens. — CENTVGENA, chez JOUANNET (Musée) et DE LA VINCELLE; CINTVCENA chez DEVIENNE et le ms. D; ce dernier omet P.

PÉRÉGRINS. 311

L'inscription est complète, malgré la supposition d'ALLMER.

Descr. — Lettres élégantes et de bonne forme, de 0,03.

Monument quadrangulaire terminé par un fronton et des acrotères : sous le fronton, l'inscription. Au-dessous, dans une niche quadrangulaire, l'image en pied d'une jeune femme, qui appuie la main droite sur sa poitrine, tout en tenant une fleur,et tient de la main gauche un miroir élevé au-dessus de sa tête. A sa gauche, une enfant, qui tient de la main droite une fleur. de la main gauche une corbeille de fruits. — Hauteur : 1,43; largeur : 0,61. — Voy. le dessin de Drouyn et le croquis de DE LA VINCELLE.

L'ascia, qui n'est plus visible aujourd’hui parce que le monument a été, sans raison, encastré dans la muraille, nous a été indiquée par JOUANNET.

Hist. — Trouvé en 1756 dans les fondements de l’Intendance; conservé jusqu'en 1781 dans la cour de l'hôtel. Donné alors à l’Académie par DUPRÉ DE SAINT-MAUR. — Dépôt J.-J. Bel, n° 104 (490 d’après BRUNET).

Bibl. — [DEVIENNE] : 1° /nscriptions [ms.], n° 28; 2° Eclaircissemens, p. 56. = Archices départementales, ms. D, n° 27 (14). — BouURIGNON, notes ms. conservées dans la Correspondance de Séguier [ms. de Nîmes n° 13816], t. 1, f° 228 recto, n° 1. — MILLIN, Voyage, IV, p. 650. — CaILA, Explication [ms.], n° 55. — D'après un dessin envoyé par Caila, GRIVAUD DE LA VINCELLE, t. II, p. 235, et pl. XxIX, n° 1. — JOUANXET : 19 Musée d'Aquitaine, t. 1, p. 58, note 3; 2° Acad., 1829, pl. [II], n° 26; cf. p. 175; 3 Inscriptions [ms.], no 22. — Sansas, Notice, p. 21 (Congrès, p. 479). — DE CAUMONT : 1° Bulletin monumental, t. XXVIII, p. 437 (dessin de DROUYN, p. 438); 2 Abécédaire, éd. de 1870, p. 479 (dessin de DROUYN, p. 480). — RENIER, fiches ms. — ALLMER, Revue épigraphique du Midi de la France, n° 391,t.1, p. 354.

Avet(a)je, dfefunctae) an(norum) xxv. Mater Cintugena p(osuit).

La défunte est sans doute représentée sur le monument avec sa petite fille.

A'ETA * NANI MRITVS DEF'A-:LXXV IVL+® DIVIXTM P + OO - C

D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 112). Var. — AVETÆ chez JOUANNET, RENIER et ALLMER. Descr. — Assez bonnes lettres, de 40 à 45 millimètres.

209 L'inscription est gravée sur le dé d’un autel quadrangulaire, « creusé en-dessous

pour recevoir une urne » (JOUANNET). — Hauteur : 0,44; largeur : 0,43.

Hist. — Trouvé en oct. 1831 (d'après JOUANNET), sur l'emplacement de la maison J'aset (auj. rue Guillaume-Brochon, n° 7). — Donné par FAGET à la Ville et conservé. sous le n° 112, au Dépôt de l'hôtel J.-J. Bel.

Bibl. — JOUANKNET : 1° Académie, 1832, pl. II, n° 18, et p. 13], 2° Znscriptions |[ms.|], n° 39. — SAxsas, Notice, p. 22 (Congrès, p. 480). = RENIER, fiches ms. — ALLMER, Revue épigraplique, n° 377, t. II, p. 338.

Djiüs) Mianibus). Aveta, Nantr (filia): maritus. Deffuncta) anÿnorum) lxxv. Julfius) Divixtius), am{/antissimus??), po- {nendum) c(uravit) ou peut-être p(osuit) o(ptimae) c(onjugi).

Remarquez la bizarrerie de la construction.

M. Allmer interprète les dernières lignes par : « HMa(ritus) posuit) o(ytimac) c(onjugi)» : mais la forme de la ligature de la cinquième ligne annonce Jul. Divixt. am., plutôt que Jul. Dicirl. Ma.

Vantus est évidemment celtique. Ce nom, qui a donné naissance à un grand nombre de noms de lieux dans la France actuelle (Nant, Nans, Nantua, etc.), doit être le même mot que le breton nant, que Zeuss traduit par vulis (p. 814).

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