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FV,.GANT-DF AN IIP"ÆR
D'après SANSAS (le point ne se trouve que dans sa seconde copie).
Descr. et hist. — «Rue du Temple. — En 1849, lors de la construction d’une maison au levant de la rue [sans doute les n°5 10 ou8],on retira de l’ancien mur de ville une quantité assez considérable de grosses pierres, débris d'anciens monuments. Dans les décombres je remarquai un cippe de moyenne dimension parfaitement conservé, et dont je pris immédiatement copie. Il fut enlevé ou détruit avant qu’il me fût possible de le faire transporter au Musée. On y lisait l’inscription…
«Ce monument portait sur la face droite la représentation de l’ascia. L'écriture était d'un beau calibre et la formule D. M. n'apparaissait pas ». |
C'est peut-être par inadvertance que Sansas donne la date de 1849: les fouilles les plus importantes de la rue du Temple sont de 1848 (cf. n° 71).
Bibl. — Saxsas, Notice : 19 p. 3 (Congrès, p. 463); 2° p. 36 (Congrès, p. 494).
[D{iis) M{anibus)] e[t] mem(oriae) Full\gent{rii), d{e)f(uncti) an(norum) ti. Palt]er p(osuit).
EEHIIGALLICANAE IHTINNINUC BH
D'après l'original (collection Dubois).
Var. — A la 2° ligne C.C. chez FARINE e° dans le croquis donné par la Commission.
Descr. — Lettres de 0,022, d'assez mauvaise forme, gravées sur le fronton d'un monument en pierre. — Au-dessous, dans une niche carrée, le buste d'une femme tenant un miroir de la main droite. — Hauteur: 1,8; largeur du fronton : 0,51. — Voyez le croquis donné par la Commission et celui de BERNÈDE.
Hist. — Trouvé en 1848 dans les fondations d’une tour romaine sur l'emplacement du Temple (à peu près sur le n° 8 de la rue du Temple). — Transporté par COUDERT dans sa propriété (rue Ségalier, 27), aujourd’hui propriété Dubois; se trouve dans le sentier du fond du bois. — Légué à la Ville par DuBois.
Bibl. — Rapanis et L. [DE] LAMOTHE, Commission des mon. hist., 1818-9, p. 7 et planche. — Inde, RENIER, fiches ms. — O’R£ILcy, Histoire de Bordeaux, Xe p.,t. III, p. 660. — FARINE et BERNÈNE, Soc. arch. de Bord., t. 11], p. 53 et pl. XIII, n° 4.
.…. Gallicanae...... [p{onendum)] c{uravit??).
DNA | MIIMORI AIT -HORCOL A-Il: SORIOU TONIS-D F-ANLXV
- P-C-MARI FILIATALV S
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 88).
Var. — RENIER donne deux lectures de cette inscription : « SORIOLICNIS, surnom
UT d'HORCOLA, femme de FI- MIIMORI MIIMORI LIMAT VS. Bordeaux ; carnet AIIHORCOL, AIIFIORCOL XVI, p. 85 » (CREULY, Revue AIISORTOE AIISORIO celtique, III, p. 307).
TONIS D V//////ANISD F.ANN.LXV F AN IXV P. C. MARK PC MARI FILIAIAIV FIII ANLV
Descr. — Lettres de 0,03, mal gravées, de forme bâtarde. — I, Let T absolument indistincts l’un de l’autre.
Dé d’autel quadrangulaire en pierre : l'inscription est encadrée dans une moulure, — Hauteur : 0,65; largeur : 0,30.
Hist. — Provenance inconnue. — JOUANNET, mort en 1845, nous a conservé un estampage de l'inscription. — Dépôt d’Antiques J.-J. Bel, n° 88.
Bibl. — RENIER, fiches ms. (deux fois).
[ Diis Manibus]elt] memoriae Horcolae, Soriolitonis filia(e), d'e)f{unctae) an(norum) lxv. P{onendum) c{uravit) Maritalus.
Je suppose que le mot jfilia n'a pas été gravé à sa place, et a été intercalé dans le dernier mot MARITALvS, qui est le nom du donateur.
Ee nom de Haritalus est traduit par Zeuss (p. 857) : « #agna fronte », talus (cf. Zaluppa, p. 342) signifiant « front »; de même Dubnotalus significrait « profunda fronte ». Maritalus se retrouve ailleurs (cf. Glück, p. 73). Mais ici on peut, à la rigueur, bre #ar(ilus) talus, ou maril(us) Alus. — Soriolito est sans doute un mot composé de Sorio (cf. Sora, Soris, ici, p. 211; Sorillus, Schuermans, n° 5292), et de Zito (cf. Zitogenes, id., 2992-3; Litancus, et le gallois lan, « large », Zeuss, p. 88). — Horcola doit être un nom dérivé d’une façon barbare d’Hercules.
1] II} INDERCA # INDER CILLI//FIL:
D’après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 22).
Var. — FILIA est écrit en toutes lettres par JOUANNET et SANSAS. — ENDERCA et ENDERCILLI dans les Eclaircissemens, INDERCILI chez BOURIGNON et DE LA VINCELLE.
Descr. — Bonnes lettres, de 35 et 45 millimètres.
L'inscription se lit au-dessus d’une niche carrée renfermant le portrait en pied d’une jeune fille, tenant une fleur de la main gauche, un fruit de la main droite; au-dessus de l'inscription, un fronton triangulaire. — Le monument, en pierre, a 52 centimètres de large et 1,09 de haut. — Voyez les dessins de DROUYN et de DE LA VINCELLE.
Hist. — Trouvé en 1756 dans les fondements de l’Intendance (DEVIENNE); conservé jusqu’en 1781 dans la cour de l'hôtel; donné alors à l’Académie par DUPRÉ DE SAINT- MAUR, et conservé depuis rue J.-J, Bel, Dépôt, n° 22.
Bibl. — [DEVIENNE] : 1° Jnscriptions [ms.], n° 29; 20 Eclaircissemens, p. 57. — Arch. départ., ms. D, n° 28 (15). — BOotTRIGNON, dans la Correspondance de Séguier
[ms. de Nimes 13816], tome I, f° 223 r°, n° 2. — MiLLIN, Voyage, t. IV, p. 650. — D’après Millin, ORELLI, ad n° 196, t. 1, p. 99 — Caica, Explication, n° 35. — D'après un dessin envoyé par CAILA, GRIVAUD DE LA VINCELLE, t. 11, p. 236, et pl. XXIX, n° 111. — JOUANXET : 19 Académie, 1829, p. 173 et pl. [11], n° 14; 2 Inscriptions [ms.], n° 29. — SANSAS, Noûce, p. 38 (Congrès, p. 496). — D'après SANSAS, ROBERT, Soc. arch., VIII, p. 53, n. 5. — DE CAUMONT : 19 Bulletin monumental, t. XXVIII, p. 437 (et dessin de DRoUYN); 2° Abécédaire, éd. de 1870, p. 479 (dessin de DrouYx à la p. 478). — RENIER, fiches ms.
[D(iis) M(anibus)]. Inderca, Indercilli fil(ia).
Inderca et son dérivé Zndercillus sont formés, à l'aide de la particule séparable 2x- (sur laquelle voyez Zeuss, p. 866), du radical derc-, que nous trouvons dans les noms de Dercus ou Derco, Derceio et Derceia (cf. Bulletin épigraphique, t. V, p. 218).
HHIBHPIUHN VAE - F°. INKENVS + FRATER : AERES . P. HMS ELANVS * AERES . P:
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 52).
Var. — NVAE'/"INGENVS, etc., à la 1r° ligne, ENV///J'AERES.P., à la 2%, chez RENIER; — IV//J/INVENVS, etc., à la 1r6, VIS, etc., à la 29, chez JOUANNET.
Le C peut à la rigueur être pris pour un G.
Descr. — Assez bonnes lettres, de 0,03.
Monument en pierre : dans une niche carrée, dont l'inscription occupe la plate-bande, le portrait en pied d’une femme et d’un homme; la femme a les mains croisées sur la poitrine, l’homme tient, semble-t-il, une bourse de la main gauche. Le travail est assez grossier. JOUANNET remarque que « les deux personnages furent peints en rouge » et qu’ «il reste encore quelques vestiges de cette couleur ». — Hauteur : 1,52; largeur : 0,95.
Hist. — Je crois que ce monument a été trouvé en septembre 1826 dans les fondements de la muraille romaine, derrière le vieux Lycée, n°8 22 et 24 du cours de l'Intendance. En effet, nous lisons à la date du 23 septembre 1826, dans le journal l’Indicateur, n° 4162: « Parmi les objets trouvés on remarque deux figures, d'environ quatre pieds de hauteur, sur la même pierre, qui ont la barbe et les cheveux peints de diverses couleurs ». Ce signalement nous parait être celui de notre monument. JOUANNET l’a d’ailleurs connu, et le donne dans son ms. à côté d’une inscription trouvée à la même date. — Dépôt J.-J. Bel, n° 52.
Bibl. — JouANNET, /nscriptions [ms.], n° 150. — RENIER, fiches ms.
[......... et Ingelnuae, f{iliae). Inucenus, frater, aeres, p(osuit); |Camullinus (?), aeres, p{osuit). Camulinus et Inucenus ont élevé le monument, en qualité d'héri-
PÉRÉGRINS. 347
ticrs, aux deux défunts, le père, dont le nom manque, et la fille, Ing'enua. Inucenus semble avoir été le frère de l'un et l'oncle de l’autre; Camulinus n'était le parent d'aucun d'eux. Il peut manquer, à la gauche de l'inscription, une quinzaine de lettres.
Zivucenus (qui est le même mot qu'Znugenus) est formé, à l'aide de -genus («fils de », cf. p. 29 et 338), du radical i#u-, que nous retrouvons dans les noms Znuitilla (C. à. L., III, 1746), Znus, Znulus, Znuno (Schuermans, 2672-5).
INTERCILIVS- ANDVS:CE-A:
Q-:EREDES P.C-
Texte de DE LURBE.
11 faut sans doute corr;ger la seconde ligre et lire :
INTERCILI:VS
Var. —- Après EREDES, un point chez GRUTER. — VENUTI. JOUANNET, SANSAS et RoBERT acceptent à tort INTERLICIVS; — VENUTI et RüBERT écrivent C.A.Q. à la 1re ligne.
Descr. et hist. — L'inscription ne nous est connue que par DE LURBE, qui écrit à la date de 1594 : « Je serois tres-marry avant clorre ce Discours, faire ce tort aux amateurs de l'antiquité, de leur celer les escritures Latines et sepulcrales, qui furent trouuées en 1561 en la mesme saison {en été] aux ruynes de la maison ancienne de Duras, près ladite petite Obseruance ». L’oustau de Duras, d’après DRUUYN (p. 415), était situé rue de Grassi, et adossé à la muraille romaine; DEZEIMERIS (Remarques, p. 3) le place avec raison sur l'emplacement des n°% 7 et 9 (cf. ici, hist. du n° 33). — GRUTER se borne à traduire la donnée de DE LURBE : Burdegalae inventum anno 1564.
Bibl. — DE LURBE, Discours, éd. de 1595, p. 67; de 1619, p. 64 rv (recop. par SÉGUIER, Ind. ant. inscr. [ms. 16933], f° 255); de 1672 et de 1703, p. 46 r°. — De DE LURBE dérivent toutes les copies : GRUTER, p. DCCCLX XIII, 12 (E libello gallico antigq. Burdegall.); — VENUTI, p. 42; — JOUANNET : l° Acad., 1829, pl. [II], n° 2; 20 Inecr. [ms.], n° 5; — (SÉGUIER, /ndex absolutlissimus [ms. 16934], fo 469); — Sanxsas, Notice, p. 38 (Congrès, p. 496); — DESJARDINS, Gaule romaine, t. II, p. 395, note 6; — DEZEIMERIS, Remarques, p. 4 (Soc. Arch. de Bord., t. VI, p. 50); — Rogerr, Soc. arch. de Bord., VIN, p. 52; — RENXIER, fiches ms.
D(iis) M(anibus). Intercillus. Andus Ceaq{ue), (hjeredes, p(0nendum) c{uraverunt).
Zatercillus doit être le même nom que l’Zndercillus de notre n° 257.
Andus, qui rappelle le nom des Andi, Andes en Andecavi (l'Anjou
actuel), se retrouve comme surnom dans une stèle du musée de Toulouse citée par M. Desjardins (Gaule romaine, II, p. 395).
Cea est un cognomen de femme dans une inscription de Padoue (Corpus, V, 3058): nous avons ici (n° 165) Gea comme cognomen d'homme.
M. Allmer (Æcvue, I, p. 180), M. Robert et Glück acceptent Andus comme cognomen; M. de Vit (Onomasticon), comme ethnique; M. Robert, adoptant la lecture fautive c. 4. Q., l'interprète « civis Aquensis ».
Maffei (4rs critica, p. 368) tient l'inscription pour suspecte à novttate nominum : il n’y a pas à s'arrêter à ce doute.
D'après l’original (Dépôt du Colisée).
Var. — IANVARII AOANOR chez SaxsAs. Cette dernière erreur est d’ailleurs excusée par la forme du D qui ressemble à un losange.
Descr. — Lettres cursives, hautes d'environ 0,055, gravées au poinçon. — L'inscription se lit sur une aire creusée dans le dé d’un autel en pierre sans ornement, haut de 0,69, large de 0,38. — Dessin de BERNÈDE.
Hist. — Trouvé en 1865, suivant SANSAS, entre la place Saint-André et la rue Duffour- Dubergier, dans le mur romain, le long de la Cathédrale. — Musée des Facultés, no 29; depuis 1883 au Dépôt du Colisée.
B1b1. — Sansas, Le Progrès, Ill, p. 428 (réimpr. Soc. arch., V, p. 175), et pl. 1, n° 5 (dessin de BERNÉDE).
Januaria, d{e)f{uncta) an(njoru(m) xxxviii.
Januaria et Januarius, qui sont fréquents dans nos inscriptions bordelaises, se rencontrent souvent, comme le fait remarquer M. de Vit (Onomasticon, t. IIT, p. 469 et 470) en épigraphie chrétienne, surtout employés isolément. On peut conclure de ce fait que Janvarius est un surnom qui se répandit tardivement dans l'empire.
PÉRÉGRINS. 349
I 261 ANN XX VIII D’après l'original (Dépôt du Colisée).
Var. — ANNOXXXVIII chez Sansas.
Descr. — Lettres de 0,03 (1re 1.), 0,09 (22), 0,08 (3e), 0,09 et 0,07 (4°), 0,07 (5e), grossières et à peine visibles.
Elles sont gravées sur une aire quadrangulaire creusée dans un bloc de pierre bàtarde, qui semble avoir été dégradé par le feu. — Hauteur du bloc : 0,65; largeur: 0,72. Hist. — Trouvé en 1868 dans le mur romain, sur l'emplacement de la maison Marly (au coin de la rue des Bahutiers et de la rue du Cerf-Volant, n° 2). — Musée des Facultés, n° 62; depuis 1883 au Dépôt du Colisée. = Bibl. — Sansas, Le Progrès, 1868, t. VI, p. 591 (réimprimé par la Soc. arch., t. IX, p. 105).
[Diis Manibus] Januariae, def{unctae) annor(um) xxviii. IANVA 262 RIO DE AN :- X////1/ CE 1///
Copies de boM DEVIENNE, conformes à celle du ms. D.
Hist. — Trouvée en 1756 dans les fondements de l’Intendance, entre la rue Chaumet et la place Puy-Paulin. Perdue.
Bibl. — [Dom DEVIENNE]: 1° /nscriplions [ms.], n° 6; 2 Eclaircissemens, p. 58. —
Arch. départ., ms. D, n° 6 (24). — D’après les Eclaircissemens, JOUANNET, Inscriptions [ms.], n° 60.
Januario, de{functo) an(norum) x..... Ce...[posuit].