FECI MAC
D'après l'original (Dépôt d’antiques J.-J. Bel, n° 61).
Les hederae sont à peine distinctes des points : elles ressemblent à des points circulaires ordinaires terminés en haut et en bas par des appendices filiformes.
Var.— 2° ligne : MAXSVME chez RENIER. — 49° ligne : COMNISIAE chez SANSAs. — 5° ligne : MARI chez SANSAS; MAXSVMF chez SANSAS et ROBERT, MAXSV MI chez RENIER; CELAE chez SANSAS. — RABANIS et LAMOTHE ont conservé la lecture de Sansas.
Descr. — Hauteur des lettres: 1re ligne : 0,07 et 0,08; 2e : 0,05 et 0,03; 3° : 0,04 et 0,045; 49 : 0,08 et 0,04; 59 : 0,03 et 0,04; 62 : 0, 025; 79 : 0,06 et 0,09; 8e : 0,035. — Bons caractères, un peu gros et un peu lourds, mais qui sont visiblement d'excellente époque.
INBCR. 46
Piaque de pierre, large de 0,90 et haute de 0,62. L'inscription est dans un cartouche quadrangulaire entouré d'une bordure qu'ornent des feuilles d’acanthe. — Voyez le dessin de ROBERT.
Hist.— Trouvée, d'après SANsAs, en mai 1851, en abaissant le sol de la rue Neuve-de- 1 Intendance, devant la maison Faset (entre les n°5 6 et 7 de la rue Guillaume-Brochon). — Dépôt J.-J. Bel, n° 61.
Bibl. — Saxsas : 19 la Tribune du 8 juin 1851; 2 Notice, p. 6 et p. 43 (Congrés, p. 465 et p. 501). — D’après l'article de {a Tribune (mais en indiquant à tort le n° du 14 juin), Revue archéologique, première série, VIII® année, p. 265. — D'après la Notice, mais seulement les trois premières lignes, DESsJaAnDiNs, Gaule romaine, t. II, p. 402. — RaBaNis et L'ÉONCE DE] LAMOTHE, Compte-rendu des travaux de la Commission des monuments, 1850-1851, p. 13. — RENIER, fiches ms. — ROBERT, Bulletin épigraphique de la Gaule, I, p. 152.
Maxsumo, Aetulue f{ilio): — Majori, Maxsumii) f(ilio); — Icae, Congonnetiaci f{iliae): — Fabatus, Maxsumi f(ilius); — el Comnilsiae, matri; — Secundo, Maxsumi f{ilio); — Celtae, sorori. — Metellus, l{ibertus), de suo feci(t) mac(eriam).
Ce monument me semble avoir été élevé par Fabatus : 1° à son père Maxsumus; 2° à ses frères Major et Secundus; 3 à sa sœur Celta; 4° à sa mère Comnitsia; 5° à une nommée Ica, qui peut avoir été sa femme ou sa belle-sœur. L'affranchi de la famille, Mectellus, a élevé à ses frais l'enclos en pierre destiné à protéger la sépulture, fecté maceriam.
Cette inscription est curieuse parce qu'elle nous montre la substitution progressive, dans une famille bordelaise, des noms romains aux noms gaulois. Le grand-père, Aéeula, a un nom celtique; le père Mazxsumus, a un nom purement romain (sur cette forme archaïque, Cf. p. 216); la femme de Maxsumus se nomme Cosmnitsia, qui est bien un nom celtique. De leurs enfants, la fille a, comme la mère, un nom indigène, Celta; les trois garçons reçoivent des noms romains: Major (c'est sans doute l'ainé), Secundus (le second), Fabatus (le plus jeune). Zca, fille de Congonnetiacus, appartient à une autre famille, demeurée bien gauloise. |
Le premier nom celtique, Afeula (on pourrait lire, à la rigueur, Actula; cf. ici, p. 217, les noms formés du radical aef-), se retrouve
ailleurs, et, en particulier, sur les monnaies gauloises (cf. Duchalais,
n°® 364-366) : il vient du radical af-, d'où dérivent également Aéfuritus (n° 174), Atto, Attusius, et bien d'autres noms. Afeula et Atula sont sans doute le même nom: cf. Affuritus et Ateurilus (n° 174 et 199):
PÉRÉGRINS. 3063
Viz dubitari potest, dit Zeuss, quin EU Cuir où artissino cognafionts oinculo conjunctum sit (p. 35).
Ica rappelle le nom ancien de l'Yonne, Zcauna, ICCAVOS OPPIA- NICNOS de l'inscription celtique de Volnay (Dicf. arch., inscr. 1v), les noms d'Zco, Zcuco, Zcmus, Zcarus, des marques de potiers (Schuermans, n° 2581-9).
Congonnetivcus est un de ces noms composés et allongés comme on les affectionnait dans les plus anciens temps de la Gaule. En en retranchant la particule séparable con-, et les suffixes -e/- et -iac, nous arrivons au radical gonn- (conn-) où genn-, que nous retrouvons souvent, par exemple dans Adgennus, Adgennonius, Conconnctoduinnus (César, De bello gallico, 7, 3), Congennicus, et. enfin, dans le simple Connivs, et que Glück (p. 68) traduit par « ra/io, intellectus ». Pour le même Glück, congonnet signifierait <« concors», ou, peut-être, « constans » (p. 83). Ce nom de Congonnetiacus fut également porté par le fils de Bituit, le roi des Arvernes.
Comnitsia (cf. Utsia, Corpus, t. III, n° 3599) me parait contracté pour Comnitisiu, et formé, à l'aide de la même particule cox- et d'un suffixe -2sius, du radical xt, qu'on retrouverait dans les nom de Ai/iogenna (Creuly, Revue celtique, III, p. 303), Witiobriges, etc.
Celta est ici un nom de femme; on connaît les diminutifs Celtillus, Celtinus, aussi bien que le masculin Celtus.
ci M MELAVSI®
Œ -A'XXXV MY SæDvyr P Y C
D'après l'original (Dépôt J.-J. Bel, n° 115).
Var. — La première ligne ne se trouve que chez CAIILA, JOUANNET, SANSAS et ROBERT; la seconde est omise partout, sauf chez RENIER. — Bien que ROBERT imprime MYS, il faut considérer l’Y de cette ligne et celui de la ligne suivante, à cause de leur forme inclinée et légèrement fantaisiste, comme un signe de ponctuation, une variété des
autres points triangulaires. «Les points destinés à séparer les sigles », dit avec raison JOUANNET dans son ms., «ont été remplacés ici par ce signe Ÿ; et, bien qu'entre les sigles \f et S. P et C, le graveur l'ait figuré d'une grandeur démesurée, je crois qu'il y remplit la même destination que, plus petit, il remplit dans le reste de l'inscription ».
Descr.— Assez bonnes lettres, de 0,05 à 0,055, gravées sur le couronnement et le dé d'un monument quadrangulaire. — Hauteur : 0,76; largeur du dé : 0,47. — Cf. le dessin de LACOUR.
Hist. — Provenance inconnue. — C'est sans preuve que CAILA et que JOUANXNET (ce dernier seulement dans l’Acad.) donnent le monument comme trouvé en 1756 dans les fondements de l’'Intendance. — 11 a été signalé pour la première fois en octobre 1804 par MILLIN, dans l'hôtel J.-J, Bel, où il est demeuré depuis sous le n° 115.
Bibl. — MiLLiN, Voyage, t. IV, p. 651. — CaiLa, Explication [ms.], n° 30. — JouANNET : 19 Acad., 1829, pl. [11], n° 10; 2 Znscriptions |[ms.|, n° 91. — Lacour, La Gironde, revue de Bordeaux, t. I, p. 65 (dessin). — Sansas, Notice, p. 43 (Congrés, p. 501). — RENIER, fiches ms. — ROBERT, Soc. arch. de Bord., t. VIII, p. 112, d’après une communication d'ALLMER.
D{iis) M{anibus) et m{(emoriae) Melausi, d{e)f{uncti) an(norum) zxxv. Marcus) S(.....ius) D....., p(onendum) c{uravit).