TL DE
D'après l'original. — Trouvée dans les fondements de la Faculté des Sciences et Lettres et conservée par l'Agence des travaux; cf. p. 430, R. Lettres de 0,002. — Cachet en forme de cartouche.
EPIDI
D'après l'original (collection Braquehaye : fouilles de la rue Mautrec; cf. p.498, E) Lettres de 0,0035. — Cachet rectangulaire.
A LD pe
L'ppia et Eppius.
Les poteries marquées à ces deux noms essentiellement celtiques (cf. p. 151) sont très nombreuses à Bordeaux, surtout dans le cimetière de Terre-Nègre : en revanche, elles apparaissent rarement ailleurs, et, si on les trouve cà et là, c'est dans les régions voisines de la nôtre, par exemple dans le Poitou (Sch., 2075-6). Aussi, de tous les potiers dont on a trouvé la marque chez les Bituriges Vivisques, ceux qui portent les noms de Zppius ou de Fymia, peuvent être considérés avec le plus de vraisemblance comme établis dans le pays. Je pense d'ailleurs que si Zppia et Eppius désignent des personnages différents, ces personnages appartiennent à une même famille, ou, tout au moins, à une même série de potiers, qui se sont succédé dans l'administration d'une seule manufacture. Le plus ancien de tous serait £'ppia : ce qu'indiquent et la forme des caractères de l'estampille, et la nature assez grossière de la poterie, et la désinence du nom, et l’archaïsme du génitif Bpplal. Puis viendrait Æppius, dont les poteries paraissent à peine plus récentes. On peut placer ensuite Zucius Eppius Tal(uppa?), Lucius Eppius 51... Lucius Eppius simplement. On écrit Æpius moins souvent que Æppius. — Quoi qu’il en soit, les poteries de cette marque sont les plus anciennes qu'on ait employées ici; ce sont plutôt des imitations des vases samiens ou arrétins que des poteries samiennes proprement dites.