‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 217 sur 263 · IVI-Y · texte numérisé non relu

IVI-Y

Copie et collection de BRAQUEHAYE. — Fouilles de la rue Esprit-des-Lois, p. 426, A.

Jul(l)[i]nu(s) (??

Cf. Jullini chez Schuermans, n° 2819 et chez Huebner, C. 2.7, VII, 1336, n° 530 ; Jullin. à Lyon (Dissard, IT, p. 153).

Jullus.

Les marques du potier Jullus sont les plus fréquentes à Bordeaux. Il est à remarquer que Schuermans n'en signale aucune qui soit semblable aux nôtres, que ni à Lyon, ni à Autun, n1 dans les grands centres de découvertes de poteries, on n'en trouve qui puisse être attribuée à coup sûr à un /wZlus. Je ne connais que le rvzzv de Vienne (Allmer, n° 1166) et le or.rvir de Périgueux. On peut donc croire avec assez de vraisemblance que Jullus est un potier biturige ou aquitain, comme £'ppia, le seul dont les produits puissent, par leur nombre, rivaliser ici avec ceux de J/ullus. Ce Jullus a dû vivre au début du premier siècle : les marques n°° I, IT et III semblent de cette époque. Les marques qui suivent paraissent plus récentes : de fait, la forme des lettres change en même temps que la forme du cachet. Il est probable que la manufacture a toujours porté le nom de son fondateur.

On trouve tantôt Julus, tantôt Jullus : nous savons que ce surnom, d'ailleurs assez rare, s’écrivait tantôt avec une seule, tantôt avec deux L (cf. de Vit, Onomasticon, III, p. 701). Souvent l'L est mal imprimée, ce qui fait lire rv1n; les deux L sont parfois liées ensemble, liées aussi à l'1 final. Le génitif rvzet est de beaucoup plus fréquent, sur nos marques, que le nominatif rvLLvS.

Jullus fabriquait surtout de la poterie commune. Toutefois M. Combes possède, signée de ce potier, une pafella qui peut rivaliser avec les plus belles soucoupes arrétines (ici, n° I).

ù *IVLLI:

” D’après l’original (collection Combes : de la rue du Pas-Saint-Georges; cf. p. 430, P). Lettres de 0,003. — Cachet rectangulaire, au fond d’une patella de 0,20 de diamètre.

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