‹ Inscriptions romaines de Bordeaux. Tome IChapitre 80 sur 263 · D:A:XXXV · texte numérisé non relu

D:A:XXXV

AERZA : MA

ER :P:cC D'après l'original (Dépôt Bel, n° 180).

Var. — SANT VACI chez VENUTI, accepté par DEZEIMERIS. Descr. — Bonnes lettres, de 0,055 et 0.05.

Autel en pierre, à entablement surmonté de volutes. — Le monument est bien conservé, quoiqu'on s’apercoive visiblement, à la teinte de la pierre, qu’il a été longtemps cxposé à l'airet à l'humidité. — Hauteur : 1,09; largeur du dé : 0,45. — Le dessin de VENCTI est insignifiant.

Hist. — « Cette Inscription », dit VENUTI (1754), « existe dans la maison de Campagne de M. Duduc, à une demie lieuë de la Ville de Bordeaux ». « J'ai trouvé la picrre », écrit Jouannet (ms.), « dans le jardin de M. Jourdon, au Bouscat ». « Il y a 300 ans». dit-il ailleurs (Acad.,) « qu'un conseiller au parlement de Bordeaux, amateur d’antiquités et grand adinirateur d'Ausone, affligé de n'avoir pu découvrir aucun vestire d’une maison de plaisance que son poëte favori devait avoir possédeée près de Bordeaux, imaœina de lui en donner une. Il acheta un bien au Bouscat, y fit transporter quelques frasments extraits de l'enceinte romaine, éleva dans le jardin un cadran solaire, et sur la base de ce petit monument il inscrivit le nom d'Ausone, avec la date de je ne sais quelle olympiade; autre bizarrerie, mais elle fit fortune. Le bien perdit son ancien nom, et, à l'exemple de M. de Lachassaigne, toute la commune ne l'appela plus que le bien d'Ausone. Aujourd'hui même on ne le désigne pas autrement ({). Le cadran est ruiné; mais un beau fragment de colonne antique, et le cippe dont nous donnons la copie, attestent encore la singulière métamorphose que crut opérer M. de la Chassaigne ». Il s'agit de Joseph de la Chassaiscne, mort en 1572, et dont la collection passa en partie aux mains de l'lorimond de Raymond (cf. n° 88, huist.). — La pierre qui était encore en 1829 au Bouscat a été transportée, je ne sais quand, au Dépôt de l'hôtel Bel (sous le n° 160). : ;

Bibl. — VENUTI, page 37 et pl. II, n° 1. — (D’apres lui, SÉGUIER, /ndex absolutissimus [ms. 16934], Ê 510.) = Jouanner : 1° Académie, 1829, pl. [1H], n° 58, et p. 183; 29 Jnscriptions |ms.], n° 107. — Sansas, Notice, p. 53 (Congrès, p. 511). — RENIER, fiches ms. — DEzEIMERIS, Sulpice Sérère, p. 19 (Soc. arch., VI, p. 127),

D{iis) M{anibus). C{aio) Jul'io) Severo, Sanuaci fi'ilio), d{efuncto) a{nnorum) xxxo. Aterta, mater, p'onendum) ciuravil).

Rapprochez de Sanuacus, Sanucius (Corpus, V, 2080) et Sanuacius (Schuermans, 4925); Sanwacus se trouve comme nom de poticr (id, 4926). Sanus (Schuermaus, 4927) ou Sannus (cf. Corpus, VII, 1331, 164) est sans doute le simple dont ces noms dérivent. Sanuillus, que nous retrouverons à Bordeaux, et Sanuittus, qu'on rencontre ailleurs comme marque de potier (Schuermans, 4929), sont des diminutifs du même nom.

Aterta ou ÀAfertus est sans doute le même mot qu'Afeuritus, dérivé, comme Aterissa (Corpus, III, 5783), du simple Aferus (Corpus, IT, 5042).

() 11 y a encore un chemin Ausone dans la commune du Bouscat, entre le quartier de la Vache et le grand chemin de Bruges.

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DORE led.

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