‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 11 sur 171 · SIMULIE printanière ; S, vernum, N · texte numérisé non relu

SIMULIE printanière ; S, vernum, N

Noir. Jambes renflées.

Long. 141.

D'un noir mat. Thorax couvert d'un duvet grisâtre trèsléger. Abdomen et pieds couverts de poils roussâtres courts. Balanciers d’un roussâtre clair. Jambes légèrement renflées. Tarses noirs.

La nervure anale des ailes est grande et sinueuse.

Au commencement de Mai; je l’ai trouvée rarement. TIPULAIRES xylophagiformes; T, zylophagiformes. RHYPHE ; Rayraus.

Rhyplus, Lat., Lam., Meig. — Anisopus, Meig., Klassif., IL — Sciara, Rhagio, Fab. — Tipula, Scopoli. — Musca, Reaum., Linn., Gmel.

Tête séparée du thorax par un cou distinct. Trompe menue, cylindrique, avancée horizontalement ; lobes terminaux formant un petit article bifide. Lèvre supérieure subulée, insérée à la base de la trompe, couchée sur elle et d’égale longueur. Langue fine, pointue, roide et un peu plus courte que la lèvre. Palpes composés de quatre articles distincts ; le deuxième plus épais, le troisième plas court. Antennes à peu près droites, filiformes , insérées sur la partie inférieure du front, de seize articles; les deux premiers un peu plus grands; les autres petits, serrés et légèrement velus. Yeux ovales. Yeux lisses égaux, situës sur un tubercule commun.

Thorax peu élevé. Pieds peu allongés; hanches courtes; jambes terminées par deux pointes très-courtes. Cellule médiastine des ailes fort étroite; marginale sinueuse du côté intérieur, éloignée de l'extrémité de l'aile; sous -marginaie

(24) assez étroite ; trois discoïdales; les deux antérieures allongées; Ja postérieure à peu près ovale, allongée; cinq postérieures; les première, quatrième et cinquième plus longues; la cinquième plus large; cellule axillaire confondue avec la fausse. (PI. 1, fig. 5).

Je place ce genre dans une section particulière, parce qu’il me semble qu'il se refuse singulièrement à entrer dans aucune des autres divisions naturelles des Tipulaires. M. Latreille Fa compris parmi les Fungivores; cependant il manque nonseulement d’un caractère essentiel à ceile section, c’est-à-dire que les larves ne doivent pas leur subsistance aux champignons, mais encore de Îla plupart des autres marques auxquelles on la reconnaît si facilement, telles surtout que la forme bien caractéristique des pieds et des nervures des ailes. :

M. Meigen, en relevant cette erreur de M. Latreille, me paraît tomber dans une autre, en comprenant les Rhyphes parmi les Tipulaires musciformes. En effet, il suffit de jeter un regard sur ces insectes, et sur les genres que nous venons de décrire, pour se convaincre que la nature les a formés sur un modèle tout différent; on ne retrouve dans les premières, ni la forme épaisse du corps, ni celle de Ia tête si différente dans les deux sexes, ni l'insertion singulière des antennes, ni le système des nervures alaires, qui caractérisent parfaitement les autres; enfin, les habitudes n'offrent pas plus de ressemblance que les organes. Aussi les motifs sur lesquels M. Meigen se fonde pourréunir ces insectes sont-ils très-vagues. ils se bornent à quelques rapports, comme dans la conformation des antennes et la présence des yeux lisses, caractères que l’on remarque dans d’autres Tipulaires. Il est probable que cet excellent observateur s’est particulièrement déterminé à cette réunion d’après la considération que les larves des Rhyphes vivent dans les bouzes, comme celles des Bibions;

mais ces larves ne se ressemblent pas d'ailleurs entre elles, et il me semble que ce rapport d’habitudes ne prouve une effinité réelle que lorsqu'il est appuyé sur des rapports de conformation.

Le nom que je donne à la section dans laquelle je crois devoir isoler les Rhyphes, rappelle une certaine ressemblance entre ces Tipulaires et les Diptères xylophagites. Les antennes offrent également les deux premiers articles séparés d’une suite d’autres qui, dans cette dernière famille, ne sont considérés, peut-être à tort, que comine n’en faisant qu’un seul; et les nervures des ailes ont aussi des rapports assez remarquables.

Les Rhyphes se tiennent de préférence sur les troncs des arbres. Ils ont le vol rapide et se réunissent quelquefois en troupes nombreuses dans les âirs, surtout lorsque le temps est orageux. Nous les voyons souvent aussi sur nos fenêtres. Les femelles déposent leurs œufs tantôt dans des bouzes, tantôt sur le bois pourri, sur le linge ou le papier humide dans nos habitations. Les larves qui en provicnnent sont allongées et cylindriques; les segmens du corps ont chacun une bande brune sur un fond bianchâtre. On découvre à la bouche deux espèces de palpes frangées, et à lextrémité du corps quatre stigmates saillans, en forme de tubes. Les nymphes sont nues; elles ont le bord postérieur des segmens de l’abdomen muni de petites épines dirigées en arrière, qui donnent sans doute à l’insecte le moyen de s'élever à la surface de la terre au moment de sa dernière transformation.

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