‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 110 sur 171 · ÉriopTère rain; E. pygmæa. Nob · texte numérisé non relu

ÉriopTère rain; E. pygmæa. Nob

D'un gris noirâtre.

Long. i1.

D'un gris noirître. Abdomen vel. Hanches pâles. Ailes fort velues. Première cellulesous-marginale sessile ; deuxième postérieure péliolée.

Assez rare.

TIPULAIRES PnALÉNOÏDEs ; T'épulariæ phalænoidæ.

PSYCHODE; Psycnopa.

Psychoda, Lat., Meig., Fab., syst. antl. — Trichoptera, Meig.; Klassif. — Tipula, Linn., Deg., Schr., Gmel., Fab., ent. syst. — Bibio, Geoff., Oliv., enc. mét.

Corps assez épais. Tête petite et ordinairement couverte par les poils du thorax. Trompe courte, charnue; palpes cylindriques, de quatre articles égaux et velus. Antennes de la longueur de la tête et du thorax réunis, de quatorze à seize articles ; le premier épais, velu, tantôt cylindrique, tantôten massue et plus allongé; deuxième cyathiforme, velu; les autres globuleux, pédicellés et garnis de verlicilles de poils. Yeux échancrés au bord interne; point d’yeux lisses.

‘Thorax ovale, très-velu , ainsi que l'abdomen. Pieds courts et assez épais. Balanciers cachés sous les poils du corps. Ailes inclinées en toit, larges, très-velues, frangées; une celluie marginale ; deux sous- marginales, première pétiolée; point de discoïdales ; quatre postérieures, troisième pétiolée; anale, axillaire et fausse distinctes. (PI. 4, fig. 1).

M. Meigen à établi la section des Tipulaires phalénoïdes

pour les Psychodes , que l’on ne peut en effet introduire dans aucune autre. Leur conformation anomale laisse iucertaine la place qu’ils occupent dans l’ordre naturel; et il y a autant de raisons pour les rapprocher des Tipulaires musciformes que des äquatiques. La forme épaisse du corps, la brièveté des pieds et quelques-unes de leurs habitudes leur donnent des rapportsayecles premières, et spécialementavecles Scathopses; la forme des antennes et l’absence des yeux lisses, avec les dernières, et plus encore avec les Cécydomyies.

Les ailes, larges, inclinées en toit, munies de dix nervures toutes longitudinales et chargées d’un grand nombre d’écailles linéaires, peu adhérentes, ne ressemblent point aux ailes des autres Tipulaires, mais elles ont quelqu’analogie avec celles des Lépidoptères, et c’est de là que sont dérivés les noms génériques et spécifiques de Psychoda, de Phalænoides, de T'inearia, qui ont été donnés à ces insectes. :

Les diverses espèces de ce genre fréquentent des lieux différens : les unes se tiennent près des immondices et sur les murs humides. Elles y pullulent tellement, que des individus ionombrables, rassemblés et immobiles, couvrent quelquefois des murailles entières, particulièrement dans l’arrière-saison ; d’autres habitent les bois les plus ombragés, et courent avec beaucoup d’agilité sur le tronc des arbres couverts de mousse; quelques-unes vivent sur les plantes marécageuses.

La manière dont les Psychodes se développent est encore inconnue. Leur petitesse et le dégoût qu’inspirent les recherches à faire, en sont probablement la cause, Cependant on peut avancer avec beaucoup de probabilité que plusieurs naissent dapsles ordures, comme les Scathopses; les autres fréquentent si habituellement les mousses, qu’elles y déposent probablement leurs œufs, et que leurs larves y trouvent leur subsistance.

3. Psycnopr phalœnoïde; P. phalænoïides, Lat., Meig., Fab, D'un gris brun, Ailes à points marginaux obscurs,

(111) Trichoptera phalænoides, Meis., Klassif. Tr T'ipula phalænoides, Linn., Gmel., Schr., Fab, Bibio phalænoïides, Geoff., Oliv., enc. mét, Long. |.

Noirâtre, hérissé de longs poils d’un gris clair. Ailes couvertes d’écailles grises, qui forment quelques légères nébulosités; une petite tache noire à l'extrémité de chaque nervure, produite par une accumulation d’écailles, (PI. 4, fig. 1).

Très-commun; sur les murs humides.

Je crois que c’est par une faute typographique que M. Meigen lui donne trois lignes de longueur.

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