LEsTRÈMIE cendrée; L. cinerea
D'un gris roussâtre.
Long. 1 1.
D'un gris roussâtre, Premier article des antennes jaunûtre ;
les autres noirâtres, à pédicelles moins obscurs et poils jau« nâtres. Thorax d’un gris brun mat. Abdomen d’un brun clair. Pieds d’un gris fauve clair; derniers articles des tarses obscurs, Balanciers grands et jaunâtres. Àiles hyalines;
Au mois de Mai, dans les prairies.
TIPULAIRES aqQuaATIQUES; T. aquaticæ.
Corps souvent petit. Tête ordinairement sans prolongement rostriforme. Trompe ordinairement courte, épaisse, membraneuse, à lèvres renflées, quelquefois en forme de tube long, cylindrique, avancé horizontalement, à lèvres fort petites el menues. Palpes composés de quatre ou cinq articies ordinairement cylindriques, recourbés, quelquefois droits et avancés. Antennes filiformes ou sétacées, grèles, plumeuses dans les mâles, velues dans les femelles, composées ordinairement de quatorze articles; le premier court, fort épais et subglobuleux. Yeux grands, contigus postérieurement et réniformes. Yeux lisses auls,
Thorax très-grand, gibbeux en avant et sans suture. Abdomen sans tarière distincte, dans les femelles. Pieds longs et grêles; antérieurs, tantôt insérés presque sous la tête et éloignés des autres, tantôt à égale distance. Ailes ordinairement couchées; cellule stigmatique, tantôt distincte, tantôt nulle; une marginale ; une ou deux sous-marginales; une ou deux discoïdales; trois ou quatre cellules postérieures; ner vure axillaire ordinairement courte. (PI. 4, fig. 4—8).
Les Tipulaires aquatiques ne diffèrent des autres, dans leur état parfait, que par un petit nombre de caractères peu importans. On les distingue principalement des musciformes, par l'insertion et la forme des antennes; des fungivores, par l'absence des yeux lisses et la brieveté des hanches; des terricoles, par leurs yeux réniformes; de toutes, par leurs antennes plumeuses. Des différences si légères, en les comparant aux ressemblances, ne laissent point soupçonner la
grandeur de celles qui existent entre les aquatiques et les autres, dans l’état de larves et de nymphes. Nous avons vu dans les autres sections, la plupart de ces larves d’une forme généralement fort simple, sans organes propres au mouvement, les parties de la bouche souvent peu développées, et vivant fort sédentaires dans la terre ou sur les végétaux. Celles que nous allons décrire habitent les eaux, et elles ont une organisation appropriée à ce fluide, très-variée et beaucoup plus compliquée que les autres. Apodes comme toutes les larves des Diptéres, elles ont néanmoins des tentacules pédiformes, ou des appendices en forme de lames, qui leur donnent la faculté de nager avecbeaucoupd’agilité, et de poursuivre les animalcules dont elles font leur nourriture, ainsi que de substances végétales. La bouche est composte de plusieurs parties souvent cachées, dont les plus distinctes sont deux espèces de mâchoires. La tête est souvent munie d'antennes. Enfin, l'organe de la respiration se manifeste le plus souvent par un tube aérifère, dont la larve tient l'extrémité à la surface de l’eau ; quelquefois il consiste en houppes filamenteuses qui s'emparent de l’air répandu dans l’eau même.
Les nymphes diffèrent particulièrement de celles des autres Tipulaires et de tous les Diptères par la faculté de se mouvoir, qu’elles conservent au moyen de nageoires, comme les larves. Elles présentent les deux modes de respiration dont nous venons de parler.
Les Tipulaires aquatiques, si remarquables par leurs métamorphoses, ne le sont pas moins par l’incalculable multitude d'individus qui, pendant toute la belle saison, s'élèvent du sein des eaux pour animer les airs. Les générations qui se succèdent rapidement, multiplient ces petits êtres dans une progression effrayante, mais à laquelle la nature a mis des bornes, en les présentant pour pâture aux auires animaux dans les divers périodes de leur développement. Ils sont pour
les oiseaux et les poissons une manne merveilleuse, toujours
reuaissante, et, considérés sous ce rapport, les avantages que
nous leur devons sont sans doute bien supérieurs au mal que nous cause la piqûre de quelques-uns d’entr'eux.
CÉRATOPOGON ; CErAroPoGon.
Ceratopogon, Meig., Panz ; Lat. — Chironomus, Fab., syst. autl. — Tipula, Linn., Deg., Fab., ent. syst. — Trichocère, Lam. — Culicoides, Lat.
Tête déprimée antérieurement et prolongée par un bec saillant. Frompe charnue, échancrée antérieurement; lèvre supérieure courte, aplatie, cornée, pointue, et recouvrantune langue d'égale forme ; palpes insérés à la base de la trompe, velus. de quatre articles; le premier court, le deuxième trois fois plus long, les deux autres plus courts. Antennes à premier article épais et cylindrique; les huit suivans globuleux ou ovales; les cinq terniers allongés, surtout dans les femelles.
Pieds peu allongés, insérés à égale distance. Ailes couchées; cellule médiastine ouverte à lextrémité ; stigmatique nulle; deux marginales étroites : la première parfaite, la deuxième terminale ; point de sous-marginale ; une discoïdale ; ‘ quatre postérieures; les première et deuxième superposées à la discuidale, la quatrième assez petite et pétiolée; nervure anaie n'atieignant pas l'extrémité de l'aile; axillaire presque nulle. (PL 4, fig. 4). a
Les Cératopogons forment un petit groupe qui se distingue facilement des genres suivans. Leurs pieds sont peu allongés ; quelquefois assez renflés, et les antérieurs n’offrent de singularité ni dans leur ‘insertion, ni dans leur port. De plus, la trompe est renfermée dan: un prolongement de la tête, sem-
biabie à celui des Tipulaires terricoles, et quelquefois plus
Jonz que la tête. Cette trompe, aussi allongée que la saillie
qui lui sert de gaîne, contient elle-même une lèvre supérieure et une langue distinctes ; et cette organisation, plus développée
(121) que dans la plupart des autres Tipulaires , donne à quelques espèces la faculté de vivre de proie, et de nous faire de légères piqûres.
Ces petits insectes sont nombreux en espèces et en individus; cependant on n’a pas encore observé leurs métamorphoses. L’analogie ne permet guëres de douter qu’elles ne se développent dans les eaux; mais je n’y ai pas trouvé de larves qui aient pu me faire soupconner qu’elles appartinssent à ce genre.