Raypue ponctué; R. punctatus, Meig
Ailes à stigmate obscur et à quelques- taches plus pâles; extrémité sans tache.
Anisopus nebulosus, Mas., Meig., Klassif.
Sciara punctata, Fab. , antl.
Rhazgio punctatus, Fab., ent. syst.
Musca bilineata, Gmel.
Long. 245 I.
Souvent plus petit, mais semblable au précédent. La petite tache voisine du stigmate en est séparée; l’extrémité de la cellule discoïdale postérieure n'est pas brune, et l’extrémité de l'aile n’a pas de tache.
Commun.
TIPULAIRES fangicoles ; T'. fungicolæ.
Corps allongé. Tête arrondie. Trompe peu avancée. Palpes
recourbés, ordinairement de quatre articles. Antennes tantôt
(27) filiformes et peu allongées, tantôt sétacées et allongées, insérées entre les yeux, ordinairement de seize articles. Yeux ronds, allongés ou échancrés, séparés par le front. Yeux lisses de grandeur inégale, et paraissant manquer quelquefois.
Thorax sans suture. Abdomen cylindrique, quelquefois comprimé, de sept segmens. Pieds un peu allongés; hanches ordinairement longues; jambes terminées par deux pointes ordinairement allongées. Balanciers découverts. Ailes couchées; ordinairement une cellule médiastine distincte; une ou deux marginales; sous-marginale ordinairement nulle; ordinairement une discoidale; quatre postérieures; la deuxième ordinairement pétiolée ; la troisième fort longue; la quatrième quelquefois pétiolée; axillaire ordinairement confondue avec la fausse (1). (PI. 1, fig. 6—8; pl. 2, fig. 1—7).
Une grande partie des Xylophages parmi les Coléoptères, plusieurs Staphylins, et les Tipulaires fungicoles parmi les Diptéres, sont à peu près les seuls insectes auxquels, dans l'état de larves, la nature ait assigné pour aliment la nombreuse famille des champignons. Tandis que des insectes de tous les ordres se nourrissent de la substance ou des sucs des autres plantes, il semble que ces petits groupes, qui n’ont d’ailleurs aucune autre conformité entre eux, aïent une organisation appropriée à ces singulières productions; et cependant la partie charnue des champignons est presque toujours peuplée de larves qui y prennent leur accroissement, Elles passent ce période de leur vie, non-seulement dans les Agarics et autres espèces dont la substance est subéreuse, mais encore dans celles qui n’ont qu’une existence éphémère, comme les Amanites; ce qui indique, au moins dans un certain nombre de ces larves, un développement bien rapide.
Ces larves sont vermiformes, à tête cornée et sans pieds,
(1) Il nous paraît que la cellule discoïdale est analogue à la
discoidale externe des Tipulaires qui en ont plusieurs. =
comme celles de toutes les Tipulaires. Elles ont quelquefois, Je long du corps, des mamelons charnus qui leur servent à marcher ; d’autres ont sur la tête des appendices en forme d'antennes; quelques-unes vivent en société; la plapart élaborent une humeur visqueuse qui sort de la bouche, et qu’elles emploient, soit à tapisser les parois de leurs habitations, soit à former la coque dans laquelle‘elles se changent ennymphes. Pour subir cette transformation , elles se retirent ordinairement dans la terre, et sont alors allongées et cylindriques. Parmi les organes de l’insecte adulte qu’elles montrent appliqués contre le corps, Îes antennes offrent une singularité. Au lieu d’être couchées sur la poitrine, comme dans Îes autres nymphes nues et immobiles, elles le sont sur le thorax, au moins dans les espèces dont les métamorphoses ont été observées.
Sous la forme ailée, les Tipulaires fungicoles ont une conformation généralement très-caractérisée. Elles différent de toutes les autres par la longueur des hanches, par les pointes qui terminent les jambes , par les cellules postérieures des ailes, dont la deuxième est pétiolée. Elles s’éloignent enccre des sections voisines, soit par la présence des yeux lisses, soit par la forme des antennes, soit par la suture du thorax. Cependant cés caractères s’affaiblissent quelquefois; ils participent surtout alors de ceux des Tipulaires terricoles, et la place de plusieurs genres dans l’ordre naturel est tellement marquée entre les deux sections, qu’il est fort arbitraire de les comprendre dans lune plutôt que dans lautre. Il semble même que la nature en ait indiqué une intermédiaire, caractérisée par la forme sétacée des antennes qui est particulière à ces genres équivoques. Il est d’ailleurs fort douteux qu'ils appartiennent tous aux fungicoles par la manière de vivre qui a donné lieu à cette dénomination.
(29) SCIARE ; Scrara. rt SA Sciara, Meig., Fab., Panz. — HMolobrus, at. —Hirtea, Fab.
—Rhagio, Fab. — Tipula, Geoïff., Gmel., Fab.
Tête petite, sphéroïdale. Trompe un peu avancée, courte, épaisse, élargie au milieu, un peu aliongée aux deux côtés antérieurs; lèvre supérieure pointue; point de langue distincte. Palpes avancés, recourbés, velus, de trois articles renflés et égaux. Antennessavancées, arquées, cylindriquesi plus longues que la têie, de seize articles; les deux premiers plus épaiset séparés des autres. s. Yeux profondément échancrés Trois yeux lisses, disposés ea triangle; l’autérieur, plus petit.
Thorax ovale, voñté, marqué de trois sillons. Écusson élroit; métathorax à peu près vertical. Abdomen effilé , couvert de poils courts, cy PADUUES , et terminé par deux pinces de deux articles, dans le mâle; ‘pointu, ‘dans la femelle. Pieds allongés, menus; cuisses légèrement sillonnées du côté inté= rieur; jambes münies de fort petites pointés: Balanciers découverts. Ailes grandes, couchées, parallèles; une cellule marginale ; dibcôrdile étroite ; la Site postérieure s’étendant jusqu’à la base dé l'aile; nervure anale Late - ie (PL T1, he."6). “SN +}
Je ne crois pas devoir adopter la section des Bipolikes lugubres que M. Meigen a formée pour ce, genre seul, par la raison qu'il a tous les principaux caractères; des fungicates, et que je ne lui vois qu’une seule différence dans le nombre des articles des palpes, différence même dont on pourrait contester la réalité. La couleur rembrunie des ailes, qui a fourni un nom à la section, n'appartient qu’à ure partie des espèces, ei quant à la manière de vivre dés Jatves, eomme ellé est encore inconnue, l’analogié nots perinét de croire qu’elle diffère également peu de celle des Tipulaires fungicolés. ”? 0
On doit à M. Meigen la seule 6bseryation qui ait été faite sur les développemens de ces insectés. Il a vu, dès le mois