‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 134 sur 171 · TanyPE unimaculé; T, unimaculatus. Nob · texte numérisé non relu

TanyPE unimaculé; T, unimaculatus. Nob

Noir. Ailes d’un gris foncé , avec une petite tache noire. Long. 1 ? 1.

Noir. Pieds obscurs. Ailes velues, d’un gris foncé; une petite tache noire sur les nervures transversales des cellules discoïdales; extrémité du bord extérieur plus foncée; base presqu’hyaline.

12, Tanyre collier ; T. monilis, Meig.

Blanchâtre. Ailes à taches grises. Pieds à points noirs. Chironomus monilis, Meig. Klassif., Fab. syst. antl.

Tipula monilis, Linn., Gmel., Fab.

— maculata, Deg.

Tipule à pattes d’arlequin, Geoff.

Long. 21.

Blanchître. Palpes jaunâtres ; antennes du mâle à poils d’un brun clair. Thorax d’un gris clair à bandes brunes. Abdomen blanc; une tache brunâtre sur chaque segment. Pieds blancs à

(154) ñeuf anneaux noirs. Balanciers blancs. Ailes blanches, par= semées de taches d’un gris brun; un point noir près du bord extérieur, et un autre très-petit plus en avant. Rare, sur le bord des eaux.

13. Tanyre cou ferrugineux; T, ferruginicollis, Meg., Meig. Ferrugineux. Thorax à bandes testacées. Pieds pâles. Ailes cendrées.

Long. 1

IS — on

Ferrugineux. Palpes bruns. Antennes du mâle brunes, à poils gris; celles de la femelle jaunes. Thorax à bandes testacées, changeant intérieurement en blanchâtre; métathorax de la femelle brunâtre. Abdomen plus obscur que le thorax. Pieds d’un jaune pâle. Balanciers blancs. Ailes cendrées.

Rare; sur les haies.

14. TanyrE yeux noirs; T. melanops, Wied., Meig. Blanc. Thorax rougeñtre à bandes plus foncées. Long. 1: — 21.

Blanc. Yeux noirs. Antennes d’un jaune pâle, à poils blancs dans le mâle. Ailes légèrement jaunûtres. Rare; sur les haies.

CHIRONOME ; CairroNoMUs.

Chironomus, Meig., Fab., Lat. —Tipula, Linn., Gmel., Geoff. ; Oliv., Schr., Fab. — Moucheron, Lam.

Tête petite, antérieurement plane, avec une ligne carénéé au milieu. Trompe courte, charnue, échancrée antérieurement; lèvre supérieure très-courte. Palpes un peu velus, de quatre articles : le premier petit; les deux suivans d’égale longueur; le dernier un peu plus long. Antennes des mâles de quatorze articles distincts : le premier court et fort épais; le deuxième court et cylindrique; les onze suivan$ très-courts ; lenticulaires ; le quatorzième plus long que les autres réunis,

(135) Celles des femelles de sept articles ; les deux premiers cylin= driques; les quatre suivans turbinés; le dernier allongé et cylindrique.

Thorax à trois bandes élevées et ordinairement colorées, dont l'intermédiaire s'étend depuis le milieu du dos jusqu’au cou, et qui est divisée en deux par une ligne enfoncée; les latérales en avant de l'insertion des ailes; écusson petit; métathorax en forme de croïssant, avec une ligne enfoncée; poitrine présentant une surface convexe entre les pieds antérieurs et intermédiaires. Abdomen yelu. Pieds menus; antérieurs plus allongés, dirigés en avant et horizontalement dans le repos. Ailes couchées; cellule stigmatique nulle; une marginale; point de sous-marginale; une seule discoïdale; trois postérieures , troisième pétiolée. (PI. 4, fig. 6).

Quels que soient les rapports de conformation qui rapprochent les Chironomes des Tanypes, on ne peut se refuser à admettre comme caractères génériques Îles différences qui distinguent ces Tipulaires. Elles n’ont pas les antennes composées du même nombre d’articles; les femelles particulièrement diffèrent beaucoup entre elles sous ce rapport, et le dernier article n’a pas la même forme. Les ailes, écartées dans les précédentes, sont couchées dans les Chironomes, et les cellules en sont disposées autrement.

Les larves des Chironomes ont une conformation toute particulière : le corps, fort long et vermiforme , ordinairement d’un rouge sanguin, est formé d’onze segmens, dont le premier , qui est le thorax, est un peu plus grand que les autres. La tête est beaucoup plus petite ; elle présente deux yeux sous la forme de points noirs, et deux antennes courtes, cylindriques, composées de deux articles, dont le deuxième est fort menu (1). La bouche est peu distincte. Sous le premier segment Rs. ri phiuns traine nid np PESICIBUC NY El int Ni URRS

-(1) Ces yeux et ces antennes, que j'ai observés, n’ont pas été décrits par Réaumur.

on aperçoit deux tentacules pédiformes, dirigés vers la tête et dont l’extrémité présente un plan incliné, bordés de trèspetites pointes en crochets. Deux longs filets charnus et trèsflexibles sont articulés au milieu et sur les côtés du pénullième sesment, et deux autres semblables à la base du dernier. L’extrémité de celui-ci offre deux tubes ovales, allongés, dont l'ouverture est ciliée, et deux ou quatre mamelons plus petits. L'usage de ces derniers organes, sans être bien constaté, est cependant indiqué par la manière de vivre des larves. Douées d’un instinct social et casanier, elles habitent en famille des demeures qu’elles construisent assez grossièrement au fond ou sur les rives des mares. Cependant elles en sortent souvent, et se meuvent dans les eaux, en contournant leur corps comme les vers; car aucun de leurs organes ne remplit les fonctions de nageoires. Les quatre filets charnus paraissent leur servir à se cramponner dans leurs habitations, et les deux tentacules antérieurs les aident, conjointement aveclabouche, à les construire. Elles emploient pour matériaux des particules de terreau ou de feuilles décomposées, qu’elles lient sans doute au moyen d’une humeur soyeuse. Chaque larve se fait ainsi un fourreau plus ou moins tortueux, et la réunion ordinaire d’un grand nombre de ces cellules forme des masses irrégulières, à la surface desquelles on voit l’ouverture de chaque fourreau , et souvent la tête de la larve qui l’habite. Les deux tubes ovales dont elle est munie à sa partie postérieure sont, selon toute apparence, l’organe extérieur de la respiration. Quant aux mamelons, rien ne m’autorise à émettre une opinion sur leur destination.

C’est dans leurs cellules que les larves passent à l’état de nymphes. Entièrement métamorphosées, elles ressemblent alors à celles des Tipulaires en général; mais elles en diffèrent par d’élégans panaches qu’elles portent sur le thorax et à l'extrémité du corps, etquisont encore l'organe delarespiration

sous une autre forme. Celui du thorax est composé dé ci tiges plumeuses qui s'élèvent en rayonnant de chaque côté, Les jambes antérieures, trop longues pour être appliquées contre le corps comme les autres, sont contournées d’une manière particulière. Les étuis qui renferment les ailes sont grands, ressemblent à des nageoires, et en remplissent peutêtre Les fonctions , lorsque la nymphe quitte son fourreau ct vient à la surface de l’eau pour opérer sa dernière transformation.

Telle est la description de la larve et de la nymphe de la Chironome plumeuse, qu'’ilest très-facile d'observer, surtout dans lés baquets où l’on conserve de l’eau. Degeër a aussi décrit la larve de la C. stercoraire qui habite les immondices. Elle est également vermiforme, et munie de deux tentacules sous le premier segmént, Quel que soit le soin que j'aie pris de découvrir celles des autres espèces, je n’en ai jamais trouvé, et j'ignore encore dans quelles eaux elles se développent,

A. Ailes nués.

a. Balanciers blancs ou pâles.

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