Cousin commun; C. pipiens, Lin., Fab., Lat., Meig
Thorax roux, avec deux lignes obscures. Abdomen d’un gris clair, annelé de brun. Pieds pâles.
Gmel. syst. nat., 5, 2886, 1.
Deg. ins., 6, 127, tab. 27.
Réaum. ins., 4, tab. 43, 44.
Geoff. ins., 2, 579, tab. 19, fol. 4.
Schellenb. mouc., tab. 4r.
Schr. ins. aust. spec. 980.
— faun. boic., 3, spec. 2565.
Long. 21 1.
Palpes et antennes d’un brun obscur. Thorax d’un brun roussâtre , avec deuxlignes obscures, peu distinctes. Abdomen d’un gris pâle, avec un anneau d’un brun obscur à l'extrémité de chaque segment. Pieds d’un brun pâle, avec les hanches et la base des cuisses roussâtres ; extrémité des jambes marquée d'un point blanchâtre. ( PI. 4, fig. 8).
Je ne sais si c’est par erreur que M. Meïgen donne trois
lignes de long à cette espèce.
Fort commun.
ANOPHELE; ANOPHELES.
Anopheles, Meig. — Culex, Lion., Gmel., Fab., Schr., Meig,
Klassif.
Mêmes caractères que ceux du genre Cousin, à Pexceptioi des palpes qui sont de la longueur de la trompe dans les deu sexes; premier article très-court ; deuxième et troisième long et cylindriques ; les deux derviers courbès vers les côtés, comprimés, velus extérieurement, et de la longueur, ensemble, du troisième. (PI. 4, fig. 8).
La longueur des palpes qui égale celle de la trompe dan: les deux sexes, tel est le caractère ignoré jusqu'ici que M. Meigen a récemment découvert dans le Culex bifurcatus de Linnée, puis dans une seconde espèce, et qui l’a déterminé à instituer ce nouveau genre. Le reste de l’organisation paraît identique avec celle des autres Cousins; cependant une semblable modification ne se présente pas ordinairement seule dans les insectes, et je crois qu’un examen plus approfondi pourra offrir d’autres différences génériques. La forme er massue aplatie des deux derniers articles des mêmes palpes et est peut-être une. II paraît y en avoir une autre dans les écailles des ailes qui sont élargies d’un seul côté, tandis que dans les Cousins elles le sont de deux.
Le nom d’Anophèie donné à ce genre signifie importun, € quelle que soit l’autorité de Linuée qui dit que le Culex bifur catus ne pique pas, il est difficile de croire à son innocence e lui voyant tant de ressemblance avec les Cousins, qui méri teraient tous à si juste titre le nom d’Anophèles.
Cette assertion paraît d’ailleurs démentie parle passage suivan de Réaumur : « Pendant que M.‘l *** Jes étudiait (les Cousins » pour faire les dessins qui sont gravés dans ce volume, ell
» leur offrait volontiers une de ses mains; ils paraissaient se » connaître en peau; ils préféraient ordinairement la sienne à » Ja .mienne. Pendant qu’elle observait un Cousin occüpé à » sucer son sang, elle crut lui voir quatre longues antennes, et » elle m’en avertit sur-le-champ.... Nous ne pouvions man- » quer d’avoir envie de voir cette singularité, et, pour cela, » de nous faire piquer denouveau, à quoi nous réussimes assez » vite. Nous nous placimes favorablement, c’est-à-dire , dans » un endroit que d’autres auraient fui, et nous y eûmes bientôt » un plaisir qui, jusqu'ici, n’a peut-être été connu que de » nous, celui d’être tous deux piqués successivement par » trois ou quatre Cousins..….. Nous... vimes que dans l’instant » même où le Cousin de la nouvelle espèce s'était fixé, deux » parties se détachaient de dessus l’étui de la trompe, elles » étaient presqu’égales en longueur à cet étui, etc. » S'il est vrai que les Cousins mâles ne piquent pas, ce passage ne peut concerner qu’un Anophèle femelle, muni, comme le mâle, de palpes aussi longs que la trompe.