‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 17 sur 171 · II. Balanciers jaunes ou pâles · texte numérisé non relu

II. Balanciers jaunes ou pâles

6. Scrare flavipède ; $. flavipes, Meig., Panz. Thorax jaunâtre. Abdomen obscur. Pieds roussâtres. Long. 151.

Roussâtre. Antennes de la longueur du corps, obscures, couvertes de poils courts. Premier article jaune. Bord antérieur du thorax d’un jaune pâle; le reste d’un roux clair. Abdomen noirâtre. Dernier segment roussâtre.

Au mois d'Août.

MYCÉTOPHILE; MycéroPxita.

Mycetophila, Meig., IL, Fab., Lat., Lam.— Leia, Meig. — Sciara, Fab. — Tipula, Deg., Scop., Vill. — Musca, Vill. Tête petite, ronde, aplatie en dessus, insérée au bas da

thorax; front large. Trompe à peine saillante, Lèvre supérieure

peu distincte. Palpes avancés, recourbés, cylindriques; le premier article plus petit que les trois autres ordinairement égaux, un peu renflés vers l’extrémité et velus. Antennes avancées, arquées, de la longueur du thorax; les deux premiers articles distiacts des autres, en cône renversé, velus; les autres cylindriques. Yeux ovales. Yeux lisses, tantôt au nombre de trois, tantôt de deux peu distincts, situés au bord interne des yeux à facettes,

Thorax fort élevé ; écusson fort petit. Abdomen grêle, cylin= drique dans les mâles, comprimé dans les femelles. Cuisses comprimées; jambes postérieures ordinairement munies de deux rangs de pointes du côté extérieur; ordinairement point de cellule médiastine aux ailes; la première postérieure s’étendant jusqu’à la moitié de la longueur de aile. (PL 1, fig. 5-8).

Je crois devoir réunir les Mycétophiles et les Leias de M. Meigen, parce que ces Tipulaires me paraissent appartenir au même genre naturel. Cet excellent observateur, à la vérité, signale dans ces deux groupes trois caractères différentiels tirés de la forme de l'abdomen, de la disposition des nervures ” des ailes et du nombre des yeux lisses; et si ces différences étaient constantes, l’on ne pourrait nier que, par leur réunion, elles n’eussent l'importance de caractéres génériques; mais il me semble que les deux premiers s’évanouissent quelquefois, et que le troisième n’autorise pas la séparation. En effet, la différence dans la forme de l'abdomen consiste, de laveu même de M. Meigen, en ce qu'il est comprimé dans les Mycétophiles mâles, et qu’il ne l’est pas ordinairement dans les Leias. Quaut aux nervures des ailes, les dispositions principales offrent dans ces deux coupes plusieurs légères modifications , et il se trouve dans les figures mêmes de M. Meigen, une ressemblance parfaite entre les aïles du Leia flavicornis, par exemple, et du Mycétophile analis. Sous le rapport des yeux lisses, ces Tipulaires différent eutre elles par la position

et le nombre apparent; mais on ne peut pas accorder beau coup d'importance à ces différences. M. Meigen reconnait luimême que la position ne fournit pas ua caractère générique, puisque, dans ses Leias, ces organes sont situés, tantôt sur le vertex, et tantôt sur ie front. Quant au nombre, toutes les Tipulaires fungicoies, à lexception des Mycétophiles de M. Meigen, ea présentent trois; mais lintermédiaire est si peu distinct, que les meilleures loupes suffisent à peine pour le faire apercevoir; et ce grand observateur, en disant qu'il pe l’a jainais pu découvrir dans ce genre, ne parait pas en nier absolument l'existence.

D’après ces diverses considérations, je ne regarde les Leias que comme une division des Mycétophiles.

Le même entomologiste rapporte que les larves de ces Tipulaires vivent dans plusieurs espèces de champignons, particuliérement dans les amanites et les agarics, même les plus vénéneux, tels que le muscarius, On les y trouve en été et vers l’automne en nombreuses colonies. 11 les a élevées, avec quelque difficulté occasionnée par la prompte décomposition de ces végélaux, en posant sur une planche un champignon peuplé de ces larves, jusqu’à ce qu’il fût entièrement percé. Il en a mis ensuite une partie, avec les larves qui s’y trouvaient, dans un verre à demi-rempli de terre humide. Les larves entrèrent bientôt dans la terre, et peu de jours après, les insectes ailés parurent,

A. Articles des palpes d’égale grosseur.

1. Deux yeux lisses peu distincts au bord ipterne des veux à facettes. (G. mycétophile, Meig.)

a. Quatrième cellule postérieure des ailes à peu près de Ja longueur de la deuxième. (PL. 1, fig. 5).

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