SCIOrHILE cendrée ; $. cèinerascens. Nob
D’un gris cendré. Ailes sans tache.
Long. 2 = 1.
D'un gris roussâtre. Les trois premiers articles des antennes jaunes. Pieds jaunâtres pâles. Ailes sans tache ; deuxième cellule postérieure à long pédicule.
Rare.
PLATYURE ; PLATYURA.
Platyura, Meig. — Ceroplatus, Bosc., Lat., Fab., Cuv., Coqueb., Walckenaer.— Rhagio, Sciara, Fab.— Asindutlum, Lat., Lam.
Tête un peu plus étroite que le thorax, assez aplalie en
(46) avant. Front large. Trompe légèrement avancée, charnue, épaisse; lobes terminaux velus; lèvre supérieure étroite, aplatie, pointue. Palpes avancés, recourbés, ordinairement de quatre articles ; les trois premiers d’égale longueur; le quatrième un peu plus long. Antennes avancées , arquées ; comprimées, de la longueur du thorax ; les deux premiers articles distincts des autres ; le premier cylindrique, le deuxième arrondi, les autres plus ou moins comprimés et légèrement velus. Yeux ronds , un peu allongés. Trois yeux lisses sur le front, inégaux, rapprochés et disposés en triangle.
Thorax élevé. Dans quelques espèces, quatre lignes enfoncées, peu distinctes ; écusson pelit, arrondi. Abdomen wince , comprimé , ordinairement un peu élargi vers l’extrémité. Hanches fort allongées; jambes nues , terminées par deux fortes pointes. Ailes obtuses ; cellule médiastiae atteignant l'extrémité de l'aile ; deux marginales ordinairement ierminales ; la première élargie à la base , la deuxième petite et triangulaire ; discoïdale large , rétrécie aux deux extrémités. (PI. 2, fig 3).
La nudité des jambes et la disposition des nervures des ailes sont les principaux caractères qui distinguent ce genre, d’ailleurs très-voisin du précédent. Nous y comprenons, à l'exemple de M. Meigen, l’espèce singulière dont M. Bosc a formé le genre Céroplate, caractérisé par des palpes formés d’un seul article distinct. M. Latreille , en adoptant ce genre, a exprimé de l'incertitude sur la réalité de ce caracière , et M. Meigen, qui décrit l’insecte d’après Wiedemann, le révoque également en doute. Cependant le seul individu que j'ai pris m’a offert des palpes très-courts, ovalo-coniques, qui m'ont paru réellement formés d’un seul article. Il est toutefois possible qu’il y en ait plusieurs ; mais il est au moins certain que cet organe n’a pas la même forme que dans les Pliatyures proprement dit. Au surplus, comme cet insecte
(47) n'en diffère pas sous d’autres rapports, je crois devoir le comprendre dans le même genre.
On attribue à celte espèce les larves qui ont été observées par Réaumur sur l’agaric du chêne. Ces larves sont diaphanes et toujours enduites d’une matière visqueuse. Elles ne montrent distinctement aucun organe , à l’exception de deux crochets qui paraissent quelquefois à la bouche , et de quatre petites cornes aérifères à la partie postérieure du corps. Elles vivent sur la surface inférieure de l’agaric, et semblent ne se nourrir que du fluide aqueux qui en transsude. Munies d’une filière à la bouche , elles ont l'instinct de revêtir d’une couche soyeuse le plan sur lequel elles reposent. En marchant, elles sont assujéties à tapisser l’espace qu’elles ont à parcourir. Lorsqu’elles se fixent , elles construisent un pavillon qui les recouvreentièrement. Enfin, au moment de se transformer en nympbhes , elles ne se retirent pas dans la terre , mais elles se filent une coque sans quitter l’agaric. Les nymphes sont blanches ; leurs pieds s’étendent jusqu’à l'extrémité du corps.
. I. Palpes de quatre articles.
A. Première cellule marginale fermée à son extrémité et
n’atteignant pas le bord extérieur de l’aile.