Tricnockre hiémal: T. hiemalis, Meig
D'un noir brun. Thorax grisâtre; quatre bandes obscures.
Balancicrs pâles. Ailes cendrées, sans tache. Limonia hiemalis, Lat., Gen. crust., 4, 258.
T'ipula (hiemalis), Deg., ins. 6, 141, 13.
Tipule, N.° 13, Geoff., ins. 2, 55g.
Tête grise. Palpes et antennes d’un noir brun. Thorax grisûtre, avec quatre bandes brunes, Abdomen entièrement gris. Tarière de la femelle d’un noir brun. Balanciers pâles à tête brune. Ailes cendrées, sans tache. (PI. 2, fig. 8).
Fort commun, et volant en troupes nombreuses aux mois d'Octobre, de Novembre, et pendant tout l'hiver.
a. Tricnocëre petite; T. parva, Meig.
D'un noir brun. Thorax à quatre bandes obscures. Ailes byalines.
Long. 131.
Palpes et antennes noirs. Thorax d’un gris brun à quatre bandes obscures, dont les deux intermédiaires seules facilement distinctes. Abdomen d’un brun noirâtre. Pieds d'un jaune brunâtre; extrémité des cuisses, des jambesettarses obscurs.
Rare.
5. TricHocÈre du dégel; T. regelationis, Meig. D'un noir brun. Thorax marqué de quatre bandes obscures. Ailes hyalines, un point obscur au milieu.
Tipula regelationis, Linn., Gmel., Schr., Fab. Long. 2; 1.
Tête d’un gris brun. Palpes et antennes d’un noir brun. Thorax gris, marqué de quatre bandes brunes assez luisantes, Abdomen d’un noir brun. Pieds bruns; un peu de jaune à la base des cuisses. Balanciers pâles, à tête brune. Ailes hyalines ; nervure terminale de la cellule discoïdale externe, bordée de noirûtre.
Commun aux mois de Février et de Mars.
Nous n’avons pas à décrire un autre genre de Tipulaires à antennes sétacées qui se trouve dans l’ouvrage de Meigen, le G. anisomère, du Portugal, caractérisé par le troisième article des antennes très-long.
PTYCHOPTÈRE; PrycHoPtErA.
Ptychoptera, Meig., IL, Lat., Fab., syst. antl. — Tipula, Linn., Fab., spec. ins., Schr., Schæff., Geoff., Réaum. Tête aplatie, prolongée par un bec court. Trompe à lobes
terminaux allongés, dirigés en dessous; lèvre supérieure petite, obtuse; palpes longs, légèrement velus, recourbés, de quatre articles; le premier assez court; le deuxième allongé; le troisième mains long; le quatrième fort long et flexible. Antennes filiformes, de seize articles; le premier court, cylindrique; le deuxième cyathiforme; le troisième long, cylindrique ; les suivans ovales, allongés ; le dernier petit. Yeux ronds.
Thorax élevé, ovale, à suture longitudinale ettransversale; écusson petit; métathorax grand , allongé. Pieds assez longs; hanches légèrement allongées. Balanciers découverts. Ailes écartées assez petites, obtuses, pliées à la nervure anale; cellule médiastine élargie à l'extrémité ; point de stigmatique ; première marginale fort longue et élargie vers la base; deux sous-marginales terminales, la deuxième pétiolée; deux discoïdales; quatre postérieures, la deuxième fort courte et pétiolée; une fausse nervure longitudinale et imparfaite dans
la première postérieure; axillaire confondue avec la fausse. (PL 3, fig. 1).
L'ordre naturel est interrompu ici. Avant d'arriver aux Limnobies, avec lesquelles les Trichocères que nous venons de décrire ont le plus de rapports, nous allons parcourir une autre série qui s’y raltache également, les Tipulaires terricoles à dernier article des palpes long et flexible et ailes écarlées. Ce double caracière, joint à une grande taille, les distingue de toutes les autres.
Les Ptychoptires ont en propreles antennes de seize articles; les ailes plites au bord interne, d’où a été tiré leur nom, et une disposition particulière des nervures qui y circulent. Ils différent encore des autres terricoles en ce que le bec n’est pas terminé par une pelite pointe, et que l'extrémité bifide de celte trompe est allongée et dirigée en dessous. On voit facilement la lèvre supérieure; mais j’ai cherché inutilement quelqu’autre organe dans l’intérieur de cette trompe.
Les Ptychoptères ne sont pas seulement très-distincts des autres Tipulaires terricoles dans l’état adulte; ilsle sont bien plus encore dans leur jeune âge, s’il est vrai toutelois que ia nymphe représentée par Réaumur, tome 5, pl. 6, de son Mémoire sur les ‘Fipules, soit, comme on le pense généralement d’après ce grand observateur, celle d’un Ptychoptère. Ceite nymphe, dont la larve n’a pas été observée, est aquatique, allongée, cylindrique et velue; elle est munie d’un long tube qui a sa base à la partie antérieure du thorax, et dont l'extrémité est toujours à la surface de Peau; servant ainsi de conduit à Pair pour se rendre aux stigmates thoraciques.
La figure que donne Réaumur de l’insecte parfait, ressemble assez au Ptychoptère, et il serait difficile de la rapporter à une autre Tipulaire connue. Cependant il y a des raisons pour douter av’elle représente réellement cet insecte. D'abord elle ne retrace fidélement aucun des caractères génériques; ensuite RéaumuraitquecetteTipuleestgrise, tandisquelesPtychoptères
(65) sont noirs. Enfin, la pointe cornée qui termine l'abdomen des femelles, et les autres rapports de conformalion qui unissent ces insectes aux Tipulaires terricoles, paraissent justifier le soupcon que leurs larves ne sont pas aquatiques, et que par conséquent la figure donnée par Réaumur n’est pas celle d’un
Ptychoptère.