Prycaortëre albimane ; P. a/bimana, Meig., Fab
Ailes sans tache.
Tipula albimana, Fab., Gmel.
Long. 551.
D'un noir peu luisant. Palpes et trompe fauves. Antennes rameuses dans les mâles. Premier segment du thorax fauve; côtés du second couverts d’un duvet argenté, avec une bande fauve antérieurement; écusson fauve. Dernier segment de l'abdomen fauve. Ailes grandes, à base roussâtre; stigmate brua ; quelques taches peu distinctes dans les mâles; point de tache dans les femelles. Pieds fauves, avec les genoux et les tarses noirs; premier article destarses postérieurs blanchâître, dans les femelles.
Très-rare. M. Meigen n’a observé que la femelle. De deux mâles que je possède, l’un a les antennes rameuses, l’autre les a simples. Cette différence singulière n’est accompagnée d'aucune autre.
TIPULE; Tiruca.
Tipula, Linn., Réaum., Geoff., Schæff., Scop., Schr., Des., Fab., Lat., Oliv., Vill., Ross., Cuv., Lam., Walck., Il., Schell., Meig. — Nephrotome, Oliv.
Tête à peu près globuleuse, prolongée par un bec allongé, cylindrique, terminé en pointe supérieurement. Trompe à lobes terminaux arrondis, élargis antérieurement, divisés; chaque lobe antérieurement velu etmarqué d’une bande transversale obscure; lèvre supérieure très-petite; palpes de quatre articles; les trois premiers d’égale longueur, velus, renflés vers l'extrémité ; le quatrième long et flexible. Antennes subsétacées, de treize articles; le premier et le troisième cylindriques, velus; le deuxième cyathiforme; les autres cylindriques, velus. Yeux saillans, un peu ovales. Abdomen allongé. Pieds fort longs, surtout dans les mâles; jambes terminées par des pointes fort courtes. Ailes lancéolées, écartées ; cellule médiastine fermée à son extrémité ; deuxième postérieure tantôt pétiolée , tantôt sessile (1) ; quatrième plus longue que les deux précédentes et de la longueur de la premitre. (PL 3, fig. 2et3).
Le genre Tipule tel qu’il est maintenant, comparé à ce qu’il était au temps de Linnée, montre d’une manière bien sensible les progrès de l’entomelozie. Une famille composée
(1) La deuxième cellule du bord postérieur est sujette à varier; elle offre non-seulement ces deux modifications dans les différentes espèces de Tipules, mais quelquefois dans les mêmes espèces et quelquefois encore sur le même individu, dont une des ailes a cette cellule pétiolée, et l’autre sessile. Cette observation est commune au geure Ciénophore.
de plus de quarante genres, en n’ÿ comprenant que les Tipulaires d'Europe, tous fondés sur des modifications des organes, a remplacé le genre unique qui contenxit tant d’élémens confondus. On n’a conservé le nom primitif qu'aux Tipulaires terricoles dontnous venons de déduire les caractires, et qui, malgré tant de démembremens, sont encore nombreux depuis, les observations de M. Meigen. Ilest vrai que plusieurs espèces différent si peu entreelles, que l’on serait porté ä croire à leur identité, si l’autorité de ce grand observateur était moins respectable. Une légère modification dans les nervures des ailes permet de diviser ces insectes en deux sections.
Les femelles, beaucoup plus nombreuses que les mâles, déposent leurs œufs dans la terre, et particulièrement dans les prairies humides. La larve de la Tipule des prés ‘a été décrite par Réaumur. Elle a la bouche conformée d’une manière fort singulière, et composée de parties qui ont quelque analogie avec celles des insectes masticateurs : deux organes doubles représentent assez bien les mandiules et les mâchoires. Cependant les uns, sous la forme de erochets arqués, se joignent à peine par l’extrémité, et ne peuvent guère agir Jun contre l’autre, comme les mandibules; el les autres, placés sous ceux-ci, sont fixes, et par -là fort différens des mâchoires: « La surface extérieure de ces derniers est convexe, » dit Réaumur, et l’intérieur est concave. Leur bord supé- » rieur est dentelé. Il semble que chaque crochet soit fait » pour presser contre une suite de dents les matières qui » doivent être coupéeset broyées; que cette suite de dents soit » une mâchoire fixe, et que le crochet soit une espèce de » mâchoire mobile. » Il y a en outre une partie charnue de figure triangulaire qui sépare les précédentes, et qui semble tenir lieu de l’un des organes simples, soit de la langue, soit de la lèvre supérieure.
I. Deuxième cellule du bord postérieur des ailes pétiolée. (PL 3, fig. 2).
(68) r. TiPuLE gigantesque; T. gigantea, Schr., Meig. Cendrée. Bord extérieur des ailes à bande testacée profondément sinuée; bord postérieur à taches obscures,
Tipula sinuata, Fah., Gmel., Lat.
— hortorum, Herbst 6, 100.
Fipule à ailes panachées, Geoff., 2, 554, 2.
Schæf]. icon, tab. 15, fol. 3 — 4.
Sechellenb. M., tab. 56, fol, r.
Long. mâle, 12 L.; femelle, 161,
Tête cendrée. Palpes et antennes d’un brun rougeitre; premier article de celles-ci gris. Thorax cendré à bandes dorsales obscures et ligne testacée en avant des ailes; écusson d’un jaune pale; métathorax à deux points bruns. Abdomen cendré; une bande dorsale et une sur les côtés, obscures; chaque segment marqué antérieurement d’une ligne transversale brune, et à bord postérieur pâle. Pieds testacés à articulations plus obscures. Balanciers d’un jaune brunûitre. Ailes hyalines; bord extérieur, avec une large bande testacée deux fois échancrée; plusieurs taches d’un brun pâle au bord postérieur.
Dans les bois; rare.