‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 2)Chapitre 72 sur 171 · NÉPHROTOME dorsal; LV. dorsalis, Meig · texte numérisé non relu

NÉPHROTOME dorsal; LV. dorsalis, Meig

Tipula dorsalis, Fab., Gmel., Lat., Oliv., Enc. mét. Long. 6: 1.

Jaune. Tète d’un jaune roussâtre pâle. Front marqué d’une bande noire qui se termine antérieurement en pointe. Palpes légèrement velus. Antennes noires, longues decinq lignes; les deux premiers articles jaunâtres. Yeux noirs. Thorax d’un jaune soufre; dos marqué de trois bandes noires; trois taches noires de chaque côté en dessous. Abdomen d’un jaune roussûtre pâle, marqué supérieurement d’une bande longitudinale noirâtre; côtés inférieurs marqués d’une ligne noirâtre interrompue; les segmens intermédiaires légèrement bordés de jaune ; extrémité de l'abdomen noirûtre. Pieds obscurs ; cuisses fauves, avecl’extrémité noire. Balanciersroussâtres, avec l’extrémité jaune. Ailes hyalines marquées d’une tache stigmatique noirâtre ovale, avec un prolongement vers l’intérieur de Paile,

Quelquefois assez commun.

En 1825, j'en aipris sept individus mâles et pasune femelle.

CTÉNOPHORE; Crenornora.

Cienophora, Meig., Il., Fab., syst. antl., Lat., Lam.—Tipula, Lion., Gmel.. Schœff., Scop., Schr., Deg., Oliv., Vill, Ross., Cuv., Waick., Lat., Fab.

Tête à peu pres globuleuse, prolongée par un bec assez court, épais, terminé en pointe supérieurement. Trompe à lobes terminaux épais, élargis antérieurement, divisés ; chaque partie antérieurement velue et marquée d’une bande transversale obsoure; lèvre supérieure petite. Palpes velus, de quatre articles; les trois premiers noueux, d’égale longueur; le quatrième beaucoup plus long et flexible. Antennes de treize articles; le premier cylindrique , sillonné transversalement; le deuxième globuleux; le troisième conico-arrondi dans les mâles, ovale dans les femelles ; les suivans pectinés dans les mâles, allongés, presque cylindriques, munis de deux, de trois ou de quatre rayons; simples dans les femelles, tantôt ovales, tantôt globuleux ou allongés; le dernier toujours petit et simple. Yeux ronds.

Thorax luisant. Abdomen assez épais. Pieds menus, de longueur médiocre; jambes terminées par des pointes assez allongées. Ailes luisantes, lancéolées, écartées; deuxième cellule postérieure sessile; quatrième plus longue que les deux précédentes et de la longueur de la première. (PL. 3, fig. 3).

Ainsi que les Néphrotomes, les Cténophores n’ont qu’un caractère qui les distingue des Tipules, et c’est également dans les antennes qu’il réside; mais, outre ce caractère, ils s’en éloignent encore par un habitus très-différent. Le corps plus épais, toujours coloré de noir et de jaune; le thorax luisant, constamment marqué d’une tache jaune surlescôtés(1), les font reconnaître au premier abord. Les Cténophores ne

oo (1) L'espace qu’occupe cette tache est membraneuse et paraît être ur intersiice entre les parties coriacées du dos et des flancs.

fréquentent pas d’ailleurs les lieux humides, comme {es Tipules, mais on les trouye dans les bois et les jardins. Is ne paraissent qu’au printemps, tandis qu’elles sont infiniment plus nombreuses en automne. Enfin, les femelles déposent leurs œufs dans le terreau des vieux saules, où se développent les larves, au lieu de les confier simplement à la terre.

I. Antennes des mâles à deux rayons, l’un au-dessus de l'autre.

Page 1