BiB1oN printanier; B. vernalis, Meig
D'un noir de poix. Ailes obscures; stigmate ferrugineux;
pieds ferrugineux.
Long. 21.
Femelle : d’un noir de poix. Ailes légirement obscures; stigmale ferrugineux, un peu plus rapproché que dans l’espèce précédente de la nervure qui ferme postérieurement la cellule discoïdale. Pieds ferrugineux.
Assez rare.
Je n’ai pas observé le mâle qui, suivant M. Meigen, a lee
cuisses noirâtres.
DILOPHE; Dicoraus.
Dilophus, Meig., IL, Lat. — Bibio, Oliv., Lat. — Hirtea, Fab.
Trompe un peu avancée; lobes terminaux cylindriques, allongés et velus. Lèvre supérieure courte et conique. Palpes de cinq articles; les deux premiers courts, cylindriques; le troisième plus long, élargi à l’extrémité; les deux derniers encore un peu plus longs, cylindriques. Antennes peu perfoliées, composées d'onze articles; le troisième plus graad; les quatre derniers point perfolits. Yeux ovales. Trois yeux lisses.
Bords antérieur et postérieur du premier segment du
(19) thorax denticulés. Cuisses marquées d’un silion longitudinal; jambes antérieures terminées par un rang de pointes, et munies de deux autres pointes au milieu, extérieurement; tarses munis de trois pelotes. Nervures des ailes à peu près comme dans le genre précédent, excepté la première cellule postérieure recevant la nervure récurrente. (PI. 1, Gg. 5).
Deux caractères principaux ont déterminé M. Meigen à instituer le genre Dilophe aux dépens des Bibions, malgré les grands rapports qu’il y a entre l’un et l’autre : les dentelures qui hérissent les bords du premier segment du thorax, et le rang de pointes dont les jambes antérieures sont munies. Cette armure des jambes, très-différente de la pointe unique, mais forte, qui caractérise les Bibions, paraît cependant lui être analogue dans ses fonctions. Il est fort probable que les Dilophes s’en servent également à creuser la terre pour en sortir lors de la dernière transformation. Les dentelures cornées du thorax, qui sont dirigées en arrière, sont propres aussi à favoriser le mouvement de progression, comme les poils épais qui, dans les larves des Bibions, bordent les segmens du corps. Cependant les observations nous manquent, pour confirmer ces conjectures. Les métamorphoses des Dilophes sont inconnues, et nous ne pouvons que les deviner par l’analogie qu’elles ont probablement avec celles des Bibions.
La premiére espèce est très-commune aux mois de Juillet et d’Août, sur les végétaux. Elle fréquente surtout nos espaliers, et en parcourt le feuillage pour yÿ recueillir avec la trompe les sues qui y sont répandus.
Le nom de Dilophe, dérivé du grec, indique les ‘deux espèces de peignes dont le thorax est muni. Linnée, dans la Faune de Suède, à donné à l’espèce commune l’épithète de febrilis, sans nous révéler quel rapport elle a avec la fièvre. 1. Dixorue commun; D. vulgaris, Meig.
(20) Hirtea febrilis, Fab., syst. antl.
T'ipula febrilis, Fab., Linn.
Long. 211.
D'un noir brillant. Pieds velus. Ailes diaphanes dans le mâle, à nervures marginales noires; noirâtres dans la femelle, et l’extrémité diaphane, les nervures bordées de blanc et le stigmate noir. (PI. 1, fig. 5).
Commun.
M. Meigen dit qu'il n’a jamais vu d'insectes aussi nombreux que ne le sont ceux-ci dans les prairies des environs du Rhin.
Dicorne fémoré ; D. femoratus, Meig.
Noir. Cuisses antérieures ferrugineuses.
Long. 1,1.
Femelle : noire. Côtés du thorax fauves vérs le bord antérieur. Hanches et cuisses antérieures fauves. Ailes hyalines, stigmalte noir.
Meigen ne fait pas mention de la couleur fauve des côtés du thorax et des hanches.
Je ne l’ai trouvé qu’une fois, à Ranchicourt, au mois de Juillet.
TIPULAIRES rampantes; T. reptantes.
SIMULIE; sémulia.
Simulia, Lat., Lam., Meig. — Atractocera, Meig., Klassif.
— Culex, Linn., Gmel., Fab., Schr. — Scathopse, Fab., . (syst. anil.) — Hirtea, Schell. — Bibio, Oliv., Pallas. —
T'ipula, Deg.
Corps court et assez épais. Tête hémisphérique. Trompe assez avancée, Charnue, cylindrique, courte, légèrement renflée vers l'extrémité; lèvre supérieure plus courte que la trompe inférieure, subulée, voûtée en dessus, à pointe mousse, couchée sur la trompe inférieure , et renfermant une langue pointue. Palpes avancés, recourbés , de quatre articles;
le premier petit; les deux suivans plus longs, un peu renflés; le quatriéme encore plus long, mais plus menu. Antennes insérées entre les yeux, avancées, droites ou un peu courbées, rapprochées, cylindriques, velues, d’onze articles; les deux premiers séparés des autres. Yeux ronds et contigus dans les mâles, échancrés et séparés par un front large dans les femelles. Point d’yeux lisses.
Thorax ovale, voûté, sans sutures. Abdomen cylindrique. Pieds forts ; jambes sans pointes; premier article des tarses fort long, surtout dans les pieds postérieurs; le quatrième fort court. Balanciers découverts. Ailes larges , transparentes; cellule médiastine distincte ; marginale longue et fort étroite; point de sous-marginale ; une discoïdale étroite ; quatre postérieures; les deuxième et quatrième pétiolées; cellule anale très-étroite. Ces cellules, à l’exception de celle du bord extérieur, sont peu distinctes. (PI. 1, fig. 4).
Le genre Simulie, que M. Latreille a compris parmi ses Tipulaires florales, a quelques rapports de conformation avec elles, particulièrement dans la forme des antennes et dans la disposition des nervures des ailes, dont les margipales seules sont bien distinctes. M. Meigen, plus affecté des différences, l’a placé dans une section particulière, sous la dénomination de Tipulaires latipennes, à laquelle j'ai cru devoir substituer celle de rampantes, qui rappelle un trait caractéristique plus prononcé que le premier. Ces différences les plus sensibles consistent dans l'insertion des antennes, l’absence des yeux lisses, et surtout dans les habitudes qui indiquent encore d’autres modifications dans les organes. La manière dont les Simulies marchent est trèsinsolite. Lorsqu’elles sont postes sur une feuille, leurs tarses antérieurs s'appuient dans toute leur longueur sur le plan de position ; ils sont dans un mouvement continuel de tâtonnement, et paraissent servir très-peu à marcher. C’est cette
habitude qui a fait donner par Linnée le nom de Culex replans à l'espèce la plus connue. Comme ces insectes habitent ordinairement les buissons situés sous les arbres, et qu'ils y recueillent avec la trompe les sucs répandus sur les plantes, et particulièrement ceux produits par les Pucerons, leurs tarses font les fonctions de palpes ; ils servent àreconnaître cet aliment, et on les croirait l’organe d’un sens supérieur au toncher.
Indépendamment de ce genre innocent de nourriture, les Simulies en cherchent un autre en nous faisant la guerre comme les Cousins. Mais leurs piqûres sont peu douloureuses en Europe. On croit que les Moustiques des pays chauds appartiennent à ce genre. Cette ficulté malfaisante indique, dans la conformation de la trompe, encore une différence entre ces insectes et les Tipulaires musciformes; et, en effet, les Simulies ont sous la lèvre supérieure une langue trèsacérée que l’on n’a pas observée dans les autres, et qui est sans doute l'instrument coupable. Les métamorphoses de ces iusectes sont inconnues.