Mant. 2. 338. 45, Fall. Syrph
(136) Syrphus valgus, Panz. Faun. Germ. 54. 7.
Long. 5 1.
Mâle : épistome gris, à bande noire, plus ou moins large. Front d'un gris blanchâtre. Antennes obscures, à style blanc. Thorax noir, à reflets verts et poils ferrugineux. Abdomen noir, à poils d’un jaune grisâtre ; les deux derniers seginens à poils noirs. Pieds noirs, à poils ferrugineux; cuisses à base ochracée, quelquefois entièrement noires. Aïles brunâtres, à demi-bande brune ; nervures de la base jaunâtres.
Femelle : front noir ; les deux derniers segmens de l'abdomen semblables aux autres.
Rare. M. de Brébisson m'a communiqué un individu mâle, dont le style des antennes est fauve.
TROPIDIE ; TROPIDIA.
Tropidia, Meig., Lat., Fam. nat.s St-Farg. et Serv.
Encyc. — Eristalis, Fall.
Trompe ordinairement cachée ; lèvre supérieure menue à l'extrémité; palpes filiformes. Epistome fort saillant inférieurement, caréné longitudinalement ; une autre carène séparant ordinairement l'épistome des joues. Troisième article des antennes orbiculaire, tronqué perpendiculairement à l'extrémité; style inséré entre la base et le milieu. Yeux nuds.
Abdomen obtusément conique, déprimé ; appareil copulateur des mâles accompagné d’un petit crochet, muni de soies, de chaque côté, en-dessous, et d’un petit appendice velu, au milieu. Pieds postérieurs : hanches épaisses; cuisses renflées , arquées et munies d’une saillie triangulaire à l'extrémité, en-dessous ; jambes arquées. Guillerons doubles, frangés. Cellule sous- marginale des ailes tantôt droile, tantôt sinuée; première postérieure s'étendant jusques près du bord extérieur, et n’émettant pas de nervure rudimentaire. (PL 3, Jig. 1. 2.)
Ce genre, qui a plusieurs rapports avec les Xylotes, a été fondé par M. Meigen, pour deux Syrphies dont le caractère essentiel est d’avoir l'épistome caréné, et les cuisses postérieures munies d'une saillie triangulaire à l'extrémité. On le reconnaît encore au troisième article des antennes large et tronqué, à la forme obtusément conique de l'abdomen et à l'appareil saillant de la copulation dans les mâles. Les parties de la bouche, que j'ai observées, m'ont offert une lèvre supérieure presque pointue, mais échancrée comme dans toutes les Syrphies, une langue, des soies maxillaires à-peu-près aussi longues que la lèvre supérieure, et des palpes filiformes moins longs qué les soies. Les ailes présentent une singularité : lune des espèces a la première cellule sous-marginale droite, comme dans tous les genres que nous avons décrits jusqu'ici; dans une autre, cette cellule est sinueuse comme dans les Mérodons, les Hélophiles, etc., que nous allons décrire. Cette dernière disposition est une espèce de transition pour arriver à ce nouveau groupe.
Nous établissons une troisième espècé qui diffère un peu des deux autres par la forme concave de l’épistome, et qui se rapproche par là des Xylotes; mais elles présentent tous les caractères des Tropidies : l’épistome est caréné , le troisième article des antennes est tronqué, et les cuisses postérieures ont la saillie triangulaire.
Ces Syrphies paraissent au mois de septembre, sur les fleurs des prairies. Elles sont rares. Leur nom fait allusion à la forme carénée de l'épistome.