TROPIDIE fasciée; T. fasciala, Meig., St.-Farg. et Serv
Encyc.
Noire. Abdomen à deux bandes fauves, interrompues. Antennes fauves. Épistome convexe.
Long. 4 1.
Mâle : épistome et front fauves, à duvet blanchätre ; une tache noirâtre sous les antennes ; une autre de chaque côté. Antennes fauves ; troisième article large. Thorax d’un vert noirâtre, légèrement métallique, à poils jaunes ; deux lignes dorsales, très-rapprochées, n’atteignant pas l’extrémité, blanchâtres ; une tache de la même couleur, de chaque côté du bord antérieur; une autre tache de poils gris, sur les côtés, en avant de la base des ailes ; écusson à poils fauves. Abdomen d'un brun noirâtre, à poils fauves ; deuxième et troisième segmens à bande fauve, interrompue , composée de deux grandes taches au bord antérieur , arrondies postérieurement ; bord postérieur des
Ci4) deuxième, troisième et quatrième segmens fauves. Pieds antérieurs et intermédiaires : cuisses noirâtres , à extrémité fauve ; jambes et tarses fauves, à extrémité obscure; postérieurs : cuisses noires, à poils blanchätres ; jambes brunes, à base fauve; tarses noirâtres. Balanciers blancs. Aïles hyalines ; cellule sous-marginale sinuée, pédiforme. ( PL 3, fig. 2.)
Femelle : épistomé à bande noire. Front noir, à duvet blanchâtre. Abdomen légèrement elliptique ; bande fauve du troisième ségment non interrompue, maïs échancrée postérieurement.
Rare. Baumhauer l’a trouvée à Gentilly, près de Paris. M. de Brébisson m'en a communiqué plusieurs individus qu'il a rencontrés en Normandie.
MÉRODON ; MErODON. $ Merodon, Lat. Dict. d'Hist. nat., Consid. gen. , Fam. nat.,
Fab. Syst. antl., Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc. —
Milesia, Lat. Gen. — Syrphus, Fab. Ent. syst., Spec.
ins., Mant., Panz., Schell. — Musca, Gmel., Réaum.
Corps épais. Lobes terminaux de la trompe allongés ; soies maxillaires en lancettes, de la longueur de la lèvre supérieure; palpes courts, un peu renflés à l'extrémité, parsemés de longs poils. Épistome uni, velu ; bords de la bouche un peu saïllans. Vertex allongé dans les mâles ; front large et uni dans les femelles. Antennes insérées assez bas, sur la moitié inférieure de la longueur de la tête, et sur une proéminence obtuse du front et de Pépistome, contiguëés à leur base; troisième article ovale, plus ou moins allongé; style biarticulé, inséré à la base. Yeux velus.
Thorax convexe, velu; écusson très-velu. Abdomen allongé, obtusément conique dans les mâles, elliplique dans les femelles, velu. Pieds forts ; postérieurs : cuisses
Ci)
épaisses, souvent arquées, lerminées par une dent en-dessous ; jambes arquées ; premier article des tarses presqu'aussi long que les autres réunis. Cuillerons doubles, fort ciliés. Balanciers assez grands, mais couverts. Ailes souvent assez courtes, couchées ; cellule stigmatique distincte, Sous-marginale sinueuse. ( P4, 3, fig. 3.)
Nous abordons la seconde section principale des Syrphies, moins nombreuse que la première, mais composée de races plus remarquables par leur grandeur, Semblable à la précédente par la briéveté des antennes , elle en diffère généralement par la largeur du corps, la grandeur des cuillerons, l'écartement des ailes, la cellule sous-marginale sinueuse, prenant la forme d’une jambe et d'un pied, et l’on ne voit plus de petites nervures terminales. Quoique ces caractères ne se trouvent pas toujours réunis, et que tantôt l’un, tantôt l’autre, disparaisse, il en reste toujours le plus grand nombre, et cette tribu, naturelle et facile à reconnaître : présente une organisation plus forte que la première.
Ces signes distinctifs se rencontrent dans les Mérodons, à l'exception du port des ailes qui sont couchées sur l’abdomen comme dans la section précédente. On reconnaît facilement ces Syrphies aux cuisses postérieures épaisses et terminées en-dessous par une saillie triangulaire semblable à celle des Tropidies. Elles se distinguent encore des genres voisins par l’épistome sans proéminence, Elles ont le corps velu, moins cependant que les Mallotes et les Volucelles bombylans et plumata; enfin elles ont une organisation mixte qui rend incertaine la place qu'elles doivent occuper dans le groupe dont elles font partie.
Les espèces sont assez nombreuses ; elles diffèrent le plus souvent entr’elles par la couleur des poils qui forment des bandes sur le thorax et l'abdomen. Le troisième article des antennes est d'un ovale plus ou moins allongé ; dans
C142) quelques-unes , les cuisses postérieures sont très-épaisses; dans d’autres, les jambes des mâles ont une sorte de tubercule au côté intérieur.
Ces Syrphies sont communes au midi de la France ; une seule, le M. clavipes, paraît appartenir au Nord, et on le trouve sur l'Euphorbe cyparisse. On ne commence à la voir que dans la Picardie et la Normandie. Les espèces propres aux régions mériionales sont quelquefois transportées au Nord, dans Pétat de larves , et renfermées dans les oignons de Narcisses dont elles rongent la substance.
Les larves du M. equestris ont été observées par Réaumur. On n’en trouve jamais qu'une ou deux dans chaque oignon. Leur corps est allongé et ridé; la bouche est munie de deux crochets écailleux , recourbés et dont la pointe est dirigée en dessous. C’est à la fois l'organe qui sert à ronger l’intérieur des bulbes, et qui tient lieu de pieds. Au-dessus de ces crochets l’on apperçoit deux appendices charnus, bifides et mobiles, et, de chaque côté de la tête, versle bas, les deux stigmates antérieurs. L’extrémité du corps, lorsqu'on le presse, montre les stigmates postérieurs, et, au-dessous, deux mamelons pointus dont la larve se sert peut-être pour sa cramponner.
Ces larves quittent ordinairement les bulbes pour passer à l’état de nymphes. Celles-ci sont ovales ; vers la partie antérieure du corps, l’on apperçoit deux petites cornes qui sont les stigmates. Elles communiquent chacune à une vessie, comme dans les nymphes des Hélophiles.
MM. de St.-Fargeau et Serville qui ont vérifié les observations de Réaumur, ont obtenu les M. equestris el transversalis des larves trouvées dans les oignons de narcisses. Ils soupçonnent que ces deux Mérodons, ainsi que les M. nobilis, constans, narcisst, ferrugineus et flavicans , de Meigen, ne sont qu’une seule espèce dont les couleurs sont très-
variables. 11 n’y a en effet guères d’autres différences entre
ces diverses Syrphies que la couleur des poils dont le corps
est couvert.
Le nom de Mérodon a rapport à l’espèce de dent que présente la cuisse postérieure.
1. MÉRODON clavipède; M. clavipes ; Lat. Dict. d'Hist. nat. , consid. Gen., Fam. nat., Fab. Syst. antl., Meig., St.- Farg. et Serv. Encyc.
Thorax à poils gris et bande postérieure noire. Abdomen à poils d’un jaune soyeux ( mâle }; thorax à poils fauves. Abdomen noir ; base et bord postérieur des segmens à poils jaunes ( femelle ).
Milesia clavipes, Lat. gen. 4.331.
Syrphus clavipes , Fab. Ent. Syst. 4. 292. 50, Spec. ins. 2. 427. 29, Mant. 337. 33.
Musca curvipes ,| Gmel. Syst. nat. 5. 2871. 347.
Long. 7,8 1.
Mäle : Épistome à poils blancs. Front à longs poils d’un blanc jaunâtre ; vertex à poils noirs; quelques poils blanchâtres à l'extrémité. Antennes noires; troisième article obtusément pointu ; style arqué. Yeux à poils blanchâtres. Moitié antérieure et côtés du thorax d’un noir à reflets verts, couverts de poils d’un gris pâle, jaunâtre ; postérieure noire à reflets bleus et poils noirs; bord postérieur et écusson d’un noir verdâtre, à longs poils blanchâtres. Abdomen noir, à reflets verts, couvert de poils d’un jaune doré, soyeux ; troisième segment à bande jaunâtre, interrompue, vers le milieu; quatrième à bande plus large, très-peu interrompue; bord postérieur des segmens fauve; dernier segment presque nud; ventre noirâtre; extrémité à poils fauves. Pieds noirâtres, à longs poils jaunâtres en dessous. Balanciers bruns. Aïles presqu'hyalines; nervures bordées de brunâtre.
Femelle : Épistome et front à poils fauves ; vertex noir. Thorax antérieurement à poils fauves : bande noire, peu distincte ; bord postérieur et côtés à poils blanchâtres ; écusson à longs poils fauves. Abdomen noir, plus large ; les deux premiers segmens à poils fauves, plus longs, et pâles sur les côtés; deux lignes transversales, arquées, d’un blanc grisâtre , au milieu du deuxième segment ; troisième et quatrième à bande de duvet d’un jaune clair , au milieu, transversale, un peu arquée, souvent effacée, bord postérieur de tous les segmens à poils d’un jaune clair. Pieds plus obscurs que dans le mâle ( PL. 3, fig.3.)
Je possède des mâles dont les poils de l'abdomen sont très-pâles.