Panz. Faun. germ
Ci72) Syrphus aureus , Panz. 90. 20.
V'olucella intricaria , Schr. Faun. boic. 5. 2479. Musca intricaria , Linn. Syst. nat. 2. 985. 33, Faun. suec.
1800, Gmel. Syst. nat. 5. 2871.33, Deg. Ins. 6. 59. 3, tab.
Long. (mâle) 411. (fem.) 51,61.
Mäle : épistome d’un brun noirâtre , luisant, à duvet roussâtre ; joues et bande noires, nues. Front noir, à duvet et poils roux. Antennes noires; troisième article d’un brun noirâtre, à duvet gris; style fauve, légèrement cilié. Yeux à petits poils bruns. Thorax noir, couvert de poils d’un fauve rougeâtre ; côtés et dessous à poils noirs; écusson fauve. Abdomen noir, à poils fauves; premier segment grisâtre , à poils blancs ; deuxième , troisième et quatrième à tache d'un fauve foncé de chaque côté, de la largeur du segment, rétrécie intérieurement; quatrième à poils d’un fauve blanchâtre; ventre noirâtre; des taches comme à l'abdomen. Pieds noirs; moitié antérieure des jambes blanche. Cuillerons noirâtres. Ailes hyalines ; nervures transversales du milieu bordées de noirâtre.
Il y a des individus dont tout l'abdomen est fauve, sauf une bande longitudinale noire,
Femelle : épistome à duvet grisâtre. Front à duvet et poils d’un roux pâle. Troisième article des antennes brun. Poils des yeux plus courts. Thorax à poils d’un jaune fauve. Abdomen sans tache ; deuxième segment à poils noirs; quelques poils jaunâtres, au milieu; troisième de même; bord postérieur à poils blanchâtres, ainsi que les quatrième et cinquième ; tache de l'aile brune et plus distincte.
Assez commun.
MALLOTE, MALLOTA.
Mailota, Meig., Lat. Fam. nat. , St.-Farg. et Serv. Encyc.
— Eristalis, Lat. Gen., Fab. Syst. antl. — Syrphus,
Fab. Ent. syst., Fall.
Corps épais et velu. Ouverture buccale fortement échancrée. Lobes terminaux de la trompe allongés ; lèvre supérieure subitement rétrécie à l'extrémité ; palpes légèrement renflés à l'extrémité. Epistome concave en dessus, convexe inférieurement; une proéminence au milieu. Front large, séparant les yeux dans les deux sexes, mais rétréci au milieu dans les mâles. Antennes insérées sur une saillie du front, rapprochées à la base; troisième article plus large que long, tronqué antérieurement avec deux lignes saillantes ; côté supérieur droit, inférieur arrondi et même dilaté en bas; style inséré au milieu du côté supérieur, assez épais, nud. Yeux tantôt nuds, tantôt velus.
Abdomen plus large que le thorax dans les femelles seulement. Pieds assez forts, velus; jambes postérieures arquées. Cuillerons doubles. Aïles écartées; cellule sousmarginale sinueuse ; deuxième postérieure émettant une nervure terminale à l'angle interne. (PL. 5, fig. 7.)
M. Latreille, dans son excellent Genera, donna, pour caractère essentiel au genre Eristale, le troisième article des antennes plus large que long, et il le composa de deux divisions : la première comprit les espèces qui avaient la cellule sous-marginale des aïles droite; l'autre renferma celles qui avaient cette cellule smueuse. Lorsque M. Meigen crut devoir réformer ce genre, il répartit la première division parmi les Syrphes et les Milésies, et forma de la seconde le genre Mallote. Nous ne pouvons qu’approuver la dernière partie de cette opération; mais il nous semble que la première division des Eristales de M. Latreille n’a pas moins que la seconde le droit d’être élevée au rang de genre, si l’on en exclut toutefois les espèces qui n'offrent pas le caractère tiré de la forme des antennes, et nous plaçons ce groupe sous le nom générique de Criorhines, à la suite des Mallotes dont il est sans doute heaucoup plus voisin,
(174) par son organisation, que des Milésies parmi lesquelles M. Meigen l’a rangé.
Le Syrphus fuciformis , de Fabricius, qui a servi de type au G. Mallote, ressemble fort à la Volucelle plumata. W est facile, au premier coup d’œil, de confondre ces deux insectes, en voyant la même forme du corps, et, à-peu-près, la même disposition des couleurs ; mais l’on ne tarde pas à reconnaître les caractères différentiels. Il a aussi beaucoup de rapports avec plusieurs Mérodons.
C’est au printemps que ces Syrphies paraissent, et ce sont les fleurs de l’aubépine qui leur fournissent des suce nourriciers. Leur premier état est inconnu. Les larves ne se développeraient-elles pas dans le detritus du bois, comme celles des Criorhines qui ont tant d’analogie avec ce genre?
Les poils épais, ou la laine, qui couvre les Mallotes, ont donné lieu à leur nom.
1. MALLOTE fuciforme ; M. fuciformis, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.
Noire. Front, écusson, base et extrémité de l'abdomen à poils jaunes. Yeux velus.
Eristalis fuciformis, Lat. Gen. 4. 323, Fab. Syst. antl.