‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 129 sur 154 · MALLOTE mégilliforme ; M. megilliformis , Meig · texte numérisé non relu

MALLOTE mégilliforme ; M. megilliformis , Meig

D'un vert métallique noirâtre , à poils fauves. Yeux nuds. Pieds noirs.

Syrphus megilliformis, Fall. Syrph. 27. 19.

Mâle : épistome noir, couvert d’un duvet gris de perle ; joues et bande longitudinale d’un noir luisant. Front noir, à duvet gris sur les côtés de la partie antérieure ; partie postérieure à poils fauves. Antennes noires; style blanchâtre. Yeux nuds, Thorax et abdomen d’un vert cuivreux, noirâtre, couvert de poils fauves , épais ; ventre noir. Pieds noirs ; cuisses postérieures très-peu renflées ; jambes comprimées postérieurement. Cuillerons ferrugineux; balanciers cachés, ferrugineux , à tête brune. Aïles presqu'hyalines, à nervures brunes; les transversales du milieu bordées de brun.

Je porte avec doute cette espèce parmi celles de ce pays. CRIORHINE ; CRIORHINA.

Criorhina, Hoffmansegg. — Eristalis, Lat. Gen., Fab. Syst. antl. — Helophilus, Meig. KI. — Milesia, Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Syrphus, Panz., Fall. — Musca, Deg., Gmel., Schr.

Corps épais, velu. Tête fort déprimée. Palpes renflés à l'extrémité, velus, arqués en dessous. Epistome prolongé

C176) et aminci inférieurement , à légère proéminence. Front ordinairement étroit, mais non linéaire, dans les mâles. Antennes insérées sur une saillie du front; premier article un peu allongé, cylindrique ; deuxième très-court ; troisième plus large que long. Yeux nuds.

Thorax convexe. Abdomen de la largeur du thorax. Cuisses postérieures quelquefois épaisses; jambes postérieures arquées et comprimées en carène vers l'extrémité, en dessus. Aïles écartées; cellule sous-marginale droîte ; première postérieure à base oblique. (PL. 3, fig. 8.)

Les Criorhines, ainsi nommées par le comte de Hoffmansegs, de l'espèce de toison qui les revêt (1), sont les Syrphies qui composent la première division des Eristales de M. Latreille, genera, caractérisés par le troisième article des antennes plus large que long, et par la cellule sousmarginale des ailes droite. IL est vrai qu'il faut en distraire ses E. Narcisst et Oestraceus dont les antennes n’offrent pas ce caractère. M. Meigen a placé les Criorhines parmi ses Milésies, et il nous semble avoir ainsi rompu l'unité de ce dernier genre, et réuni des êtres très-différens. En effet, quelle analogie existe-t-il entre les unes et les autres, tant dans le faciès que dans chaque caractère particulier? Nous n'en voyons qu'une seule, la ressemblance dans la disposition des nervures des ailes. Ce n’est donc qu’une réunion artificielle, et nous pensons que la place naturelle des Criorhines est à côté des Mallotes dont elles se rapprochent par les plus grands rapports. La différence dans les nervures des aïles sert bien de caractère distinctif entre les deux genres ; mais elle ne doit pas faire méconnaïtre l’affinité qui les unit.

Les Criorhines offrent cependant un autre caractère que

(1) De Crios, Bélier et de Rhinos, peau.

Qu l’on ne trouve pas dans les Mallotes , ni même dans aucune autre Syrphie à antennes courtes; c’est la forme un peu allongée et cylindrique du premier article de ces organes, Quelques espèces ont les cuisses postérieures renflées.

Ces deux genres paraïssent avoir les mêmes habitudes, Les Criorhines sont printanières comme les mallotes; elles fréquentent également les fleurs de laubépine et les chatons des saules. On les a trouvées aussi sur l’épinette vinette, la renoncule , la chélidoine, et quelques-unes portent le nom de ces plantes.

La nymphe de la C. apicata a été observée par Schranck dans le detrilus du bois. Elle est brune, convexe en-dessus, plane en-dessous, la tête, munie de deux petites tumeurs mamillaires, le dos, marqué d’une tache blanche, fourchue , et le corps, terminé par une petite queue. Elle ressemble à celle du Xylota pigra. Les larves de l’une et de l’autre sont encore inconnues.

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