VOLUCELLE à zones; 1. zonaria, Meig., St-Farg. et
Serv. Encyc.
Thorax châtain. Abdomen jaune , à deux bandes noires. Pterocera, Meig. KI.
Syrphus inaris, Fab. Ent. syst. 4. 278. 1, Syst. antl.
Musca zonaria, Schr. Faun. Aust. 921.
Reaum. Ins. 4. tab. 23. f. 15.
Schœff. Icon. tab. 60. f. 1.
Long. 8,9 1.
Müle : épistome jaune, légèrement velu ; côté postérieur fauve ; une bande noirâtre de chaque côté. Front jaune. Antennes d'un jaune fauve ; cils du style noirs. Thorax d'un fauve châtain, luisant; une bande jaune, interrompue, de chaque côté ; poitrine et flancs noirs, à grande tache fauve sous l'insertion des aïles. Abdomen luisant; premier segment noir ; moitié antérieure du deuxième fauve, interrompue au milieu; postérieure noire ; troisième jaune, à large bande noire au bord postérieur ; quatrième et cinquième jaunes ; ventre noir; troisième segment à tache
triangulaire, jaune, de chaque côté; quatrième à taches jaunes, plus grandes ; cinquième jaune , à point noir au milieu. Pieds châtains ; hanches et cuisses noires; extrémité des tarses noire. Cuillerons brunâtres, à cils fauves. Balanciers fauves , à tète blanchätre. Aïles à bord extérieur jaune ; nervures postérieures bordées de noirâtre. ( PL. 4, fig: 21)
Femelle : front élargi antérieurement. Quatrième segment de l'abdomen quelquefois à liseré noir au bord postérieur, interrompu au milieu. Cuisses brunes, quelquefois à base noire.
Assez rare, en automne, sur les fleurs.
6. VoruceLLE vuide; 1. inanis, Meig. Beschr., SE.-Farg. et Serv. Encyc.
Jaune. Thorax à trois bandes noires. Abdomen transparent, à trois bandes noires.
Syrphus inanrs, Panz. Faun. germ. 2.6, Fall. Sÿrph. 19. 6. Syrphus micans, Fab. Ent. syst. 4. 278. 2, Syst. antl. 224. 2. Musca inanis, Linn. Syst. nat. 2. 959. 61, Faun. suec.
1829, Gmel. Syst. nat. 5. 2837. 61, Fab. Spec. ins. 2.
4355 35:Mant. 2, 342. 11 Musca trifasciata, Schr. Aust. 9190.
apivora, Deg. Ins. 6. 28. 5. tab. 3. f. 4.
Schæff. Icon. tab. 36. f. 7. 8.
Long. 6, 71.
Mâle: semblable à la F, zonaria , excepté : thorax jaune, à petits poils roussâtres; trois larges bandes noires, séparées par des lignes étroites ; bande intermédiaire n'atteignant pas l'extrémité. Abdomen transparent ; bande noire des
deuxième et troisième segmens moins large ; deuxième à ligne dorsale noire; quatrième à bord postérieur noir, étroit; ventre jaune ; premier segment noir; troisième à moitié, postérieure noire; quatrième et cinquième à tache triangulaire, noire. 15
Femelle : point de ligne dorsale au deuxième segment de l'abdomen.
Rare.
PSARE ; PSARE.
Psarus, Lat., Fab. Syst. antl., Fam. nat., Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.— Ceria, Fab. Ent. syst. supp.t, Coqueb. — Syrphus, Fab. Ent. syst. — Musca, Geofr.
Tête au moins aussi large que le thorax. Trompe peu épaisse, assez saillante ; lobes terminaux allongés, assez menus ; soies maxillaires assez longues ; palpes terminés en massue velue. Épistome légèrement relevé en bosse. Front assez large dans les mâles, un peu rétréci au milieu , avec un enfoncement transversal ; plus large dans les femelles, uni et un peu rétréci à l'extrémité. Antennes insérées sur un pédicule un peu élargi à l’extrémité, formant un angle droit avec le front, inclinées, de la longueur de la tête ; premier article assez court, un peu épaissi à l'extrémité ; deuxième une fois plus long, à base menue, renflé à l’extrémité qui est prolongée en pointe, au côté intérieur ; troisième ovale, allongé ; style inséré vers les deux tiers de la longueur , assez épais, peu allongé, de deux articles; premier assez court. Yeux nuds.
Écusson un peu allongé. Abdomen fort déprimé; côtés droits. Premier article des tarses antérieurs assez court ; celui des postérieurs allongé, assez épais et muni de duvet du côté intérieur. Cuillerons assez petits. Balanciers presque découverts. Cellule sous-marginale des ailes droite; nervure transversale postérieure de la première cellule postérieure émettant quelquefois un rudiment de nervure, aux deux tiers de sa longueur , vers la cellule sous-marginale. ( PL. 4, Sig. 5.)
Les Syrphies que nous avons décrites jusqu'ici forment une série dans laquelle nous avons cru voir, depuis les
Baccha jusqu'aux Volucelles , l’organisation se fortifier graduellement, et nous offrir, dans ces dernières, le type de la famille dans toute sa perfection. Dans celles dont il nous reste à parler, la progression paraît continuer, mais en s’éloignant peu à peu de ce type, et en se rapprochant des tribus supérieures des Diptères. Les premiers organes qui indiquent cette transition sont les antennes. Les premiers articles s’allongent; ensuite le troisième perd cette forme de palette si constante dans les Athéricères; enfin le style que nous avons toujours vu dorsal, devient apical, comme dans la plupart des Tanystomes. La plupart des autres organes participent à cette espèce de déviation des formes ordinaires, et semblent emprunter quelques traits à des familles étrangères. C’est ainsi que les Céries affectent le facies des Conops; que les Callicères se rapprochent des Xylotomes; que les Aphrites, par les pointes de l’écusson, et peut-être par les parties de la bouche, prennent de l’analogie avec les Stratiomydes. Les nervures des ailes s'écartent également de la disposition propre aux Syrphies. Une nouvelle cellule semble ébauchée dans les Céries; elle est complète dans les Aphrites et dans le genre exotique des Cératophies; mais elle est anomale et ne se représente dans aucun autre Diptère.
Les Psares dans lesquels cette espèce de révolution commence à se manifester, n’offrent d’inusité que l'allongement du deuxième article des antennes; mais ces organes sont, en quelque sorte, prolongés encore par le pédicule frontal qui les porte. Ces Syrphies ont assez de rapports avec les Chrysotoxes que nous décrirons ensuite; elles en ont aussi avec le g. Parague, mais seulement par les couleurs de l'abdomen.
La seule espèce connue paraît en été. On la trouve le plus souvent sur les fleurs chicoracées, et quelquefois sur les haies. Son développement n'a pas encore été observé,
( 196 ) PSARE abdominal ; P. abdonunalis , Lat., Fab. Syst. anti.
Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.
Ceria abdominalis, Fab. Ent. syst, supp. 557. 2, Coqueb.
Ulust. icon. ins. dec. 5. tab. 23. f. 9.
Syrphus abdominalis, Fab. Ent. syst. 4. 507. 108. Musca, n.0 50. Geoff. 2. 519.
Long. 31,41.
Mäle : d'un noir peu luisant, finement ponctué. Trompe brune. Epistome très-luisant; un duvet blanchâtre sur les joues et au bord des yeux. Front très-luisant, marqué d’une tache blanchâtre en avant. Style des antennes fauve, à extrémité blanche. Thorax à deux taches d’un duvet blanchâtre, au bord antérieur. Deuxième, troisième et quatrième segmens de l’addomen d’un fauve rouge ; une bande triangulaire, noirâtre , plus ou moins distincte, s'étendant depuis la base du deuxième jusques sur une partie du troisième ; partie postérieure du quatrième noire; cinquième noir, peu saillant. Extrémité des cuisses et base des jambes fauves ; extrémité des jambes intermédiaires et premier article des tarses fauves. Balanciers jaunâtres. Ailes légèrement brunâtres; base des cellules sous-marginale, première et deuxième postérieures et troisième discoïdale, bordée de brun.
Femelle : Front marqué d’un point blanchâtre de chaque côté , au bord des yeux. Bande noirâtre du deuxième segment de l’abdomen moins large ; quatrième noir, fauve sur les côtés du bord antérieur, quelquefois fauve, à ligne noire ; cinquième noirâtre.
Cet insecte appartient à toute l'Europe tempérée , maisil n'est commun nulle part.
CHRYSOTOXE ; CHRYSOTOXUM.
Chrysotoxum, Meig., Lat., St.-Farg. et Serv. Encye. —
Mulio, Fab. ent. Syst. supp., Syst. antl. , Fall. — Mi-
lesia, Fab. Syst: antl. — Syrphus , Ross. ; Fab. Spec,
ins., ent. Syst., Mant., Panz. — Musca, Linn., Gmél.,
Deg., Schr., Geofr.
Tête un peu plus large que le thorax. Ouverturé buccale petite, ovale. Trompe épaisse, cylindrique; lobes terminaux épais, allongés et velus ; soies maxillaires courtes ; palpes légèrement renflés à l’extrémité, ou cylindriques , vélus en-dessus. Épistome élevé en bosse vers sa partie inférieure. Front à partie antérieure convexe et velue dans les mâles, rétréci vers le haut dans les femelles. Antennes insérées sur une saillie conique du front, un peu plus longues que la tête, horizontales ; les deux premiers articles àpeu-près d’égale longueur, cylindriques, légèrement velus ; troisième un peu plus long, nud , à-peu-près cylindrique, arrondi à l'extrémité ; style inséré près de la base et dépassant un pêu l’article. Veux sôüvent nuds.
Thorax presque carré, marqué d’un enfoncement transversal, de chaque côté, en avant de la base des aïles ; écusson hémisphérique. Abdomen un peu plus large que le thorax , elliptique, allongé ; convexe, nud ; ou légèrement velu; bords latéraux saillans. Pieds grêles; jambespostérieures un peu arquées; premier article des tarses allongé. Cuillerons de grandeur moyenne. Balanciersen partie découverts. Aïles à demi-ouvertes; cellule sous-marginale droite, plus ou moins élargie du côté interne ; un rudiment de nervure à l'angle postérieur interne de la première postérieure et de la troisième discoïdale. ( PL 4, fig: 4.)
L’allongement des antennes est plus prononcé dans ce genre que dans le précédent ; mais le pédicule qui leur sert de base est moins saillant. Du reste , les Chrysotoxes ont peu d’autres rapports avec les Psares. La forme et les couleurs du corps, le port et les nervures des aïles ; et la plupart des autres orgañes sont différéns. C’est aux Milésies qu'elles
C 198 ) ressemblent le plus, au moins sous le rapport du Jücies, et Fabricius en a même compris une espèce dans ce genre, tandis qu'il réunissait les autres, sous le nom de Mulions, aux Microdons, aux Paragues et même à des Pipizes.
Peu de Syrphies ont autant d'éclat que les Chrysotoxes ; elles sont charmantes, lorsque posées sur Le disque d’une fleur , le soleil vient dorer les bandes en croissant et souvent soyeuses dont elles sont ornées. Elles justifient alors le nom fastueux qui leur a été donné. Cependant toutes remarquables qu’elles sont, nous n'avons recueilli aucune observation sur leurs habitudes. Leur premier état est également inconnu. Fabricius pense seulement que leurs larves vivent dans les racines des plantes. Schranck paraît les avoir confondues avec Les Syrphes, lorsqu'il a avancé qu'elles provenaient des vers ennemis des pucerons.