‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 24 sur 154 · PIPIZE varipède; P. varipes, Meig · texte numérisé non relu

PIPIZE varipède; P. varipes, Meig

D'un noir verdâtre. Antennes un peu moins longues que la tête. Abdomen allongé. Genoux et tarses intermédiaires fauves. Aïles brunâtres au milieu.

Long. 25 1.

Femelle : semblable à la P. virens, excepté : antennes un peu plus courtes ; troisième article peu arrondi postérieurement, mais un peu élargi et tronqué obliquement à l’extrémité. Abdomen presque noir, étroit. Base des jambes et premier article des tarses intermédiaires fauves (ce dernier est menu). Aïles légèrement obscures au milieu.

Je possède un individu mâle qui n’a que deux lignes, et dont les antennes ne sont ni élargies, ni tronquées à l'extrémité. 19. PIPIZE fulvitarse; P. fulvitarsis, Nob.

D'un verd métallique. Antennes plus courtes que la tête.

(35) Abdomen court. Genoux et premier article des larses intermédiaires fauves. Ailes presqu'hyalines.

Long. 21,

Mâle : semblable à la P. varipes, excepté : troisième article des antennes un peu plus court et arrondi. Abdomen vert, moins long et assez large. Aïles presqu'hyalines.

Femelle : poils du tho:ax moins longs. Aïles à tache peu distincte au milieu.

Assez commune au printemps.

PARAGUE; PARAGUS.

Paragus, Lat., Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Prpiza, Fall. — Mulio, Fab. ent. Syst. supp., Syst. antl. — Syrphus, Fab. ent. Syst., Panz. — Musca, Gmel., Geoff.

Tête sans prolongement en museau ; ouverture buccale longue, assez étroite. Trompe menue ; lobes terminaux allongés; lèvre supérieure faiblement échancrée ; soies maxillaires assez allongées ; palpes de la longueur des soies, en massue, légérement velues. Epistome convexe, à bord postérieur légérement relevé. Vertex en triangle, fort allongé dans les mâles ; front des femelles peu élargi. Les deux premiers articles des antennes finement velus; deuxième peu distinct ; troisième nud, elliptique , allongé, plus long que les deux premiers réunis ; style inséré entre la base et le milieu de cet article. Yeux finement velus; souvent des lignes longitudinales plus claires que le fond.

Premier segment de l'abdomen assez grand; deuxième et troisième à impression transversale. Premier article des tarses légérement épais. Cuillerons petits. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale des ailes à-peu-près droite ; première postérieure et troisième discoïdale émettant chacune une nervure rudimentaire qui n'alteint pas le bord de Vaten CPR 72)

Depuis la fondation déjà ancienne de ce genre par M. Latreille, dans le dictionnaire d'histoire naturelle, il avait tou-

jours été placé parmi les Syrphies à longues antennes et souvent à côté des Psares. La longueur remarquable du troisième article de cet organe avait donné lieu à ce rapprochement. Cependant, si l'on considère l'ensemble de l’organisation, l'on s'aperçoit que les Paragues n’appartiennent pas réellement à ce groupe, mais qu'elles sont trèsvoisines des Pipizes. MM. de St.-Fargeau et Serville ont exprimé lamême opinion dans l'Encyclopédie, et Fallèn, qui n’a observé que deux espèces en Suède, les a comprises dans ce dernier genre. Toutefois, les Paragues en diffèrent, non-seulement par la forme plus allongée du dernier article des antennes, mais encore par l'insertion du style entre la base et le milieu de cet article, et par la convexité de lépistome qui, de plus, est blanc en tout ou en partie.

Ce genre se subdivise en deux sections dont la première a l’épistome entièrement blanc dans les mâles, et la seconde à bande noire dans les deux sexes.

Les Paragues appartiennent particulièrement à l'Europe méridionale et tempérée. Peu d’espèces se rencontrent dans le Nord.

1. Epistome d'un blanc jaunâtre, à bande noire dans les femelles.

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