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postérieure et la troisième discoïdale sont terminées par des nervures perpendiculaires à leurs côtés. L'ensemble de ces caractères différenciels n’a-t-il pas toute l'importance qu'exige l'établissement d’un genre ? D’un autre côté, le faciès des orthonèvres est le même que celui des chrysogastres, Le front des femelles est également large et sillonné, et l'abdomen des mâles présente le même duvet velouté, tantôt noir, tantôt pourpré, entouré de vert métallique. Les uns et les autres paraissent rechercher la renoncule des prés plus que les autres fleurs.
Le nom générique fait allusion à la nervure droite qui termine la première cellule postérieure.
ORTHONÈVRE élégante; ©. elegans.
Thorax d’un vert métallique. Abdomen pourpré. Genoux et premiers articles des tarses fauves.
Chrysogaster elegans, Meig. 3. 272. 14, St.-Farg. et Serv.
Euc, ba12!1 522:
Long. 2 51.
Mâle : épistome d’un vert métallique noirâtre; bord supérieur de la bouche avancé. Antennes d’un brun assez clair. Yeux bruns, à ligne transversale obscure, au milieu. Thorax d'un vert métallique; quatre bandes longitudinales d’un vert légèrement cuivreux, peu distinctes; une petite tache brune sur les côtés, en avant des aïles; une autre plus bas; écusson bordé. Abdomen d'un pourpre noirâtre, presque mat; bords et dessous d’un vert brillant ; bord postérieur des deuxième et troisième segmens d’un rouge cuivreux brillant , sur les côtés. Pieds d’un vert métallique, foncé ; base des jambes et les deux premiers articles des tarses d’un fauve clair. Balanciers jaunes. Aïles hyalines; base et stigmate jaunâtres.
Je n’ai pas la certitude qu’il soit de ce pays. M. Vonwinthem me l’a envoyé de Hambourg.
CHRYSOGASTRE ; CHRYSOGASTER.
Chrysogaster, Meig., Lat. fam. nat., St.-Farg. et Serv. Enc. — Éristalis, Fab. Syst. antl., Fall. — Syrphus, Fab. Spec. ins., ent. Syst., Mant., Panz. — Musca, Linn., Gmel. Trompe épaisse; soies maxillaires courtes, Palpes allon-
gés, arqués, velus, légérement renflés vers lextrémité ; bord antérieur de la cavité buccale relevé. Epistome ordinairement à légère proéminence dans les mâles, uni dans les femelles. Front convexe, saillant, velu en avant, linéaire au milieu dans les males, fort large et ordinairement marqué de lignes transversales dans les femelles. Troisième article des antennes orbiculaire, quelquefois ovalaire. Yeux nuds, d’un rouge sanguin.
Thorax légérement velu dans les mâles. Abdomen trèsdéprimé, plus long et plus étroit dans les mâles. Cuillerons petits. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale des ailes droite; nervure postérieure de la première postérieure et de la troisième discoïdale, obliques; et émettant des nervures terminales ; fausse nervure nulle. (PL 2, fig. 1.)
Nous commençons par les Chrysogastres une série nombreuse de Syrphies qui diffère de la précédente par le troisième article des antennes orbiculaire ou légèrement ovalaire, en conservant la cellule sous-marginale des ailes droite. Dans ce nouveau groupe, l’organisation nous paraît se fortifier graduellement, et se rapprocher des tribus supérieures, tant par la grandeur des espèces que par quelques particularités des organes. T'antôt la trompe se développe d’une manière inusitée, comme dans les Rhingies, tantôt Les ailes prennent plus d’étendue ou les pieds plus de force.
Les Chrysogastres se lient au groupe précédent par leur grande afhinité avec les Orthonèvres que nous en avons séparés. Ils en diffèrent non seulement par la forme orbiculaire du troisième article des antennes, mais encore par le front convexe et velu, par l’épistome uni sur les côtés et pourvu d’une légère proéminence dans les mâles, par le
(43) thorax sans rides, par l’écusson à bord postérieur épais, enfin par la direction oblique de la nervure qui termine la première cellule postérieure des ailes.
Quoique le genre chrysogastre ne soit pas nombreux, il présente de légères modifications dans quelques organes. L'épistome est quelquefois prolongé en avant; il n’est pas muni d’une proéminence dans tous les mâles; Le front n’est pas sillonné dans toutes les femelles.
Les Chrysogastres doivent leur nom à l’éclat métallique de l'abdomen des mäles, surtout dans quelques espèces. Dans les femelles, cet éclat est amorti par un velouté noir ou pourpré.
Nous trouvons ces Syrphies au printemps, particulière ment sur les fleurs des renoncules et des populages.