CHRYSOGASTRE nud ; C. nuda, Nob
Noir. Antennes noires. Thorax nud. Abdomen du mâle d'un noir velouté. Balanciers obscurs. Aïles hyalines à tache brunätre.
Mâle : semblable au précédent, excepté : thorax noir,
presque sans reflets verts, à peu près nud. Cuillerons hyalins.
Femelle : semblable au mâle, sauf les différences sexuelles.
J'ai pris un mâle dont la nervure terminale de la première cellule postérieure est imparfaite.
Cette espèce se trouve avec la précédente et en aussi grand nombre.
10. CHRYSOGASTRE splendide; C. splendida, Meg. , Meig. Thorax d’un vert métallique. Abdomen d’un cuivreux
violet, Troisième article des antennes ovalaire.
Long. 2,271.
Femelle : d’un vert métallique ; bord supérieur de la bouche fort avancé. Front sans sillons latéraux ; une ligne transversale enfoncée, près de la base des antennes. Cellesci insérées sur une saillie plus forte que dans les espèces précédentes. Troisième article des antennes large, légèrement ovalaire, brun, quelquefois à base fauve. Abdomen d’un cuivreux doré très-brillant, à reflets violets ; bords et ventre d’un vert métallique noirâtre ; deuxième et troisième articles des tarses antérieurs et extrémité du premier, fauves. Cuillerons et balanciers d’un jaune pâle. Aïles hyalines.
Je l'ai prise plusieurs fois aux mois de mai, juin et juillet. Je ne connais pas le mâle.
CHÉILOSIE ; CHeiLosrA.
Cheïlosia, Megerle, Meig. KL, St.-Farg. et Serv. Encyc. ( sous-genre ). — Syrphus, Fab. Spec. ins., Ent. syst., Mant., Meig. beschr., Lat. — Elophilus, Lat. — Musca, Linn., Gmel., Deg.
Lobes terminaux de la trompe allongés ; lèvre supérieure longue ; soies maxillaires deux fois moins longues que la lèvre supérieure ; palpes très-menus, paraissant multiarticulés , renflés et velus à l'extrémité, plus longs que les soies. Épistome concave à sa partie supérieure, à forte proéminence au milieu ; bord antérieur de la bouche saillant. Front pointillé dans les mâles, large dans les femelles ; un petit sillon longitudinal au bord antérieur , et un autre plus long, de chaque côté. Antennes rapprochées à la base ; troisième artiele orbiculaire ; style inséré près de la base, légèrement pubescent. Yeux ordinairement velus dans les mâles, ordinairement nuds dans les femelles.
Thorax d’un vert métallique noirâtre, velu dans Les mâles, presque nud dans les femelles. Abdomen légérement velu , unicolor, ordinairement assez étroit et allongé dans les mâles, court, arrondi, plus large que le thorax et terminé en pointe obtuse, dans les femelles. Pieds assez forts. Cuillerons petits, doubles. Balanciers découverts. Aïles ordinairement obscures; cellule sous-marginale droite ; fausse nervure ne prenant naissance qu’à la hauteur de la sous-marginale (1); première postérieure émettant, ainsi que la troisième discoïdale , une nervure terminale. (PL. 2, LE 0)
Ces caractères, comparés à ceux des Syrphies voisines, m'ont offert tant de différences, que j'ai cru devoir rétablir le genre Chéïlosie, fondé par Megerle, que M. Meigen avait adopté dans un de ses premiers ouvrages et qu'il a supprimé depuis, pour le joindre à ses Syrphies. Nonseulement il me semble que les Chéïilosies forment un genre naturel, ayant un faciès et des caractères qui leur sont propres ; mais l’arnalgame que M. Meigen en a faite ne me paraît pas heureuse ; et s’il fallait renoncer à les considérer comme genre, je pense qu'il était préférable de les unir, ainsi que l’ont fait Fabricius et Fallèn (sous le nom d'Eristales ), aux Chrysogastres avec lesquels je leur trouve plus d’analogie.
La présence ou l'absence de la proéminence nasale me semble avoir été trop prise en considération dans la classification des Syrphies comme caractère générique. Cette saillie de Pépistome offre quelquefois l'inconvénient d’appartenir seulement à l’un des sexes, ainsi que dans les Chrysogastres, ou même à quelques fractions de genres très-naturels, comme dans les Milésies ; si l’on se sert de ce caractère
(1) La figure ne représente pas ce caractère.
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(50) pour établir les grandes divisions de la famille, à l'inconvénient que je viens de signaler , se joint celui de devoir, assez souvent en opposition à l’ordre naturel, rapprocher ou éloigner les genres les uns des autres.
Quoiqu'il en soit, les Chéïlosies diffèrent principalement des Chrysogastres par une forte proéminence nasale, par le front sans rides transversales dans les femelles et par les nervures des aïles. Elles diffèrent des Syrphes de M. Meigen , auxquelles je laisse ce nom, par la proéminence plus prononcée de l'épistome, par la figure orbiculaire du dernier article des antennes, par la forme raccourcie de l'abdomen dans les femelles, par la couleur ordinairement rembrunie des ailes, et une légère modification dans les nervures.
L'organisation des Chéilosies éprouve quelque variation dans la forme de l'abdomen qui, ordinairement court et arrondi dans les femelles , est allongé dans plusieurs grandes espèces, comme celui des Syrphes.
Nous les trouvons sur les fleurs des prairies, très-rarement dans les bois. L'époque de leur apparition varie, suivant les espèces, les unes depuis les premiers jours du mois de mai jusques vers le 15 juin, les autres aux mois d'août et de septembre. On ne sait presque rien sur le mode de leurs développemens. Fallèn rapporte que la nymphe de la C. ruficornis a été trouvée dans la terre, à la racine d'un arbre. Comme nous n’avons obtenu aucune Chéïlosie des larves ennemies des pucerons, nous présumons, comme MM. de St.-Fargeau et Serville, que ces larves vivent dans le terreau végétal.