‹ Insectes diptères du nord de la France (volume 3)Chapitre 54 sur 154 · CHÉILOSIE glauque; C. glaucia · texte numérisé non relu

CHÉILOSIE glauque; C. glaucia

Thorax et écusson noirâtres. Abdomen à trois bandes de duvet blanchâtre, interrompue ; la première plus large. Syrphus glaucius, Fab. Spec. ins. 2. 451. 55, ent. Syst. 4.

304. 97, Mant. 2. 540. 61, Meig. beschr. 3. 315.61. Scæva glaucia, Fall. Syrph. 41. 8, Panz. Faun. Germ.

Eristalis glaucius , Fab. Syst. antl. 243. 49.

Elophilus glaucius , Lat. Gen. 4. 324.

Conops glaucius , Scop. carn. 966.

Musca glaucia, Linn. Syst. nat. 2. 986. 47, Faun. Suec.

1813, Gmel. Syst. nat. 5. 2874. 47.

Long. 4 1.

Mäle : épistome prolongé inférieurement plus que dans les autres espèces , renflé vers l'extrémité, noir, à duvet blanchâtre et bande noire, étroite. Front brun. 3.e article des antennes un peu tronqué à l'extrémité, d’un fauve brun ; style pubescent, fauve, à extrémité noirâtre. Yeux nuds. Thorax noir, à deux lignes grisâtres ; côtés de la même couleur ; écusson noir. Abdomen assez étroit, droit, d’un noir velouté ; 2.e, 3.c et 4.e segmens à bande légérement interrompue de duvet tantôt blanchâtre, tantôt d’un gris bleuâtre, au bord antérieur; celle du 2. un peu plus large. Pieds noirs; jambes antérieures à articulations jaunâtres. Balanciers blancs. Aïles légérement brunâtres; Stigmate brun.

Femelle : front noirâtre, à bords blanchâtres.

Rare, en été.

Cette espèce diffère des autres par la forme de l’épistome et des antennes; cependant elle me paraît appartenir aux Chéïlosies plutôt qu'aux Syrphes, dont le 3.e article des antennes est ovalaire.

DOROS ; Doros.

Doros, Meig. KL, Eat. Fam. nat. — Syrphus, Meig. beschr., St.-Farg. et Serv. Encyc. Lat. Gen., Panz., Fab. Spec.ins., ent. Syst. — Baccha, SL.-Farg. et Serv. Encyc. — Milesia, Fab. Syst. Antl. — Erristatis, Fab. Syst., Antl. — Scœva, Fall. — Mulio, Fab. ent. Syst. supp.t — Musca, Linn., Gmel., Deg., Geoff., Schr.

Tête obtusément conique. Trompe épaisse ; soies maxillaires et palpes atteignant à peine le sixième de la longueur de la lèvre supérieure. Epistome convexe, à proéminence au milieu ; bord postérieur de la bouche peu ou point saïllant. Front fort saillant antérieurement, dans les mâles, large en avant et fort étroit postérieurement, dans les femelles. Antennes insérées sur la saillie du front, assez écartées l’une de l’autre à la base ; troisième article orbiculaire ; style inséré près de la base, pubescent. Veux nuds.

Thorax bordé latéralement de jaune. Abdomen plus ou moins rétréci à sa base. Pieds menus. Cuilierons petits, doubles. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale des ailes droite; première postérieure émettant, ainsi que la troisième discoïdale, une nervure terminale. ( PL 2, f: 2.)

Le genre Doros a été fondé par M. Meigen, dans sa classification des Diptères, en faveur d’une Syrphie qui a été réunie successivement à un grand nombre de groupes génériques sans se trouver à sa place naturelle; c’est la Musca Conopsea , de Gmelin, remarquable par la base rétrécie de l'abdomen. Elle se rapproche des Syrphes de M. Meigen

(65) plus que d'aucun autre genre, et ce célèbre entomologiste y a même placée dans son grand ouvrage. Cependant, outre le caractère tiré de l'abdomen, elle en diffère par la forme légérement conique de la tête, par lé rétrécissement postérieur du front dans les femelles, par la briéveté des soies maxillaires et des palpes, par la figure orbiculaire du troisième article des antennes. Ce genre me paraît donc devoir être maintenu, et M. Latreille en a jugé de même dans ses familles naturelles. De plus, j'y réunis deux autres espèces, les S. féstivus et ornatus, de.Meigen, qui, à la vérité, n'ont pas l'abdomen aussi rétréci à la base, mais dont tous les autres caractères sont entièrement semblables, même les lignes latérales du thorax, les bandes de l’abdomen et le bord obscur des aîles, ce qui leur donne la plus grande affinité avec la première.

Les Doros sont ornées de couleurs plus vives que les Syrphes , et cela leur donne avec les guëêpes une espèce de ressemblance qui inspire quelque crainte lorsqu'on les saisit avant de les reconnaître.

On les trouve sur les fleurs.

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