Doros orné; D. ornalus
Noir : Abdomen à quatre bandes jaunes, inégales, interrompues, Ailes à tache marginale obscure.
Syrphus ornatus , Meig. 3. 298. 37, St.-Farg. et Serv. Encyc. 30.523:
Long. 5, 6 L.
Semblable au précédent , excepté : écusson jaune. Deuxième segment de l'abdomen un peu plus long, et rétréci vers le milieu , à bande plus large. Partie des cuisses et jambes jaunes; le reste fauve; un anneau brun, plus ou moins distinct , vers l'extrémité des cuisses postérieures et vers le milieu des jambes. Ailes à tache brune au milieu du bord extérieur.
Assez rare.
SPHEÆROPHORIE ; SPHŒROPHORIA. .
Sphærophorte ,St.-Farg. et Serv. Encyc. (sous-g.) Syrphus ,
Fab. Spec. ins., Ent. Syst. , Mant. , Oliv., Ross., Lat.,
Cuv., Lam., Panz., Schellenb., IL, Meig.— Scœva, Fab.
Syst. antl., Fall. — Musca, Linn., Geoff., Schæff.,
Schr., Deg., Vill.
Trempe menue; soies maxillaires arquées; palpes filiformes ; les uns et les autres une fois moins longs que la lèvre supérieure. Épistome à proéminence ; partie inférieure obtuse et fort saillante. Front large et uni dans Les femelles. Antennes insérées sur une légère saillie du front, assez écartées l’une de l’autre à la base ; troisième article orbiculaire ; style inséré près de la base, légérement pubescent. Yeux nuds.
Thorax bordé latéralement de jaune; écusson jaune, hémisphérique, plus lagre que long. Abdomen étroit dans les deux sexes, très-allongé et demi-cylindrique dansles mâles, aplati dans les femelles. Appareil copulateur des mâles appliqué sous le dernier segment, renflé, terminé par une touffe de poils et muni de deux petits crochets en dessous. Pieds menus. Cuillerons petits, doubles. Balanciers découverts. Ailes n’atteignant pas l'extrémité de l’abdomen dans les mâles ; cellule sous-marginale droite ; première postérieure émettant , ainsi que la troisième discoïdale, une nervure terminale; nervure extérieure de la cellule anale arquée ; intérieure droite. ( PL. 2, fig. 3.)
MM. de St.-Fargeau et Serville ont donné , dans l'Encyclopédie , le nom de Sphœrophorie à une division des Syrphes, composée des S. scriptus, menthastri, de M. Meigen. Ce groupe me paraissant offrir une réunion de caractères assez importans pour l’élever au rang de genre, je crois devoir le considérer comme tel, afin de mettre de l'ensemble dans mon travail sur les Diptères. Ces caractères différenciels sont : la longueur remarquable de l'abdomen dans les mâles, la saillie obtuse de la partie inférieure de la tête, la trompe quiest menue et un peu allongée; la forme orbiculaire du troisième article des antennes; une légère modification dans la cellule anale des aîles; de plus, le thorax se distingue par deux lignes latérales jaunes comme dans les Doros; enfin, labdomen des mâles est accompagné d’un appareil copulateur dont la conformation est propre à ce genre. Cet organe, qui est composé de deux parties principales, appliquées sous l’abdomen, paraît représenter les sixième et septième segmens de l'abdomen de la généralité des insectes : la première est épaisse et ovale; à la surface inférieure est un enfoncement au milieu duquel on aperçoit une légère proéminence ; la seconde, articulée à la première, est moins épaisse ; elle se cache dans une cavité du cinquième segment. L’extrémité offre une ouverture assez large, deux petits crochets en-dessous, et elle se termine par deux lobes, garnis de longs poils touffus.
Toutes ces différences entre les Sphœærophories et les Syrphes en font présumer d’autres dans leurs mœurs respectives. La seule qui soit bien connue, consiste dans le goût particulier qu'ont les premières pour les plantes aromatiques, telles que la menthe, la mélisse, dont elles savourent les sucs odorans. Elles recherchent, comme nous, ces aimables fleurs qui réunissent de bienfaisantes vertus aux agrémens de leurs couleurs et de leurs parfums. Le vol
de ces jolis insectes décèle souvent la présence de l'humble
hysope, du charmant serpolet, et c’est de ce trait des
harmonies universelles de la nature que j'avais choisi pour ces Diptères le nom de Philarome, avant que j’eusse connaissance de celui adopté par MM. de St.-Fargeau et Serville.
Le développement paraît différer également de celui des
Syrphes, s’il est vrai que la larve de la S. Scripta vive
dans les champignons ainsi que Rœæsel l’a observé.