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Insectes diptères du nord de la France

Corps ordinairement étroit. Tête petite et inclinée. Trompe le plus souvent courte et épaisse; lèvre supérieure petite et conique; soies (mandibules, mâchoires et langue) ordinairement nulles; palpes allongés, subsétacés, de quatre ou cinq articles, Antennes filiformes ousétacées, plus longues que la tête, composées de six articles au moins. Yeux grands , ovales au réniformes. Yeux lisses, tantôt au nombre de trois r tantôt nuis.

Thorax grand et élevé. Abdomen ordinairement menu. Pieds grêles et allongés. Ailes couchées ou écartées, longues et assez étroites; nervures formant ordinairement une cellule médiastine, rarement une stigmatique, une ou deux marginales, une ou deux sous-marginales; une, deux ou trois discoïdales; trois, quatre ou cinq postérieures; une anale t yne axillaire et une fausse (spuria) (i).

(i) Nous adoptons pour les cellules des ailes les dénominations données par M. Latreille dans son excellent Généra cruslaccomm çl insectorunu

Les Tipuîaires forment une section considérable de Tordre des insectes diptères; elles sont extrêmement nombreuses, très-remarquables par la diversité répandue sur leur organisation, et intéressantes à observer par la singularité des métamorphoses de quelques-unes d’entr’elles. M. Latreille les a, le premier, réunies en famille ; mais il nous semble que cette dénomination, consacrée d’ailleurs par son autorité, est assez arbitraire, qu’elle s’accorde peu avec les grandes modifications que présentent les organes de ces insectes, et que ce groupe est moins une famille naturelle, comme les Tabaniens, les Syrphies , qu’une des deux grandes divisions dont cet ordre se compose. H y a plus : en considérant les différences importantes par lesquelles les Tipuîaires se distinguent des autres Diptères, et l’espèce de solution de continuité qui les en sépare; en les voyant former une série considérable, très-distincte de l’autre et parcourant de même divers degrés de l’organisation, on pourrait les regarder comme constituant un ordre particulier, composé lui-même de plusieurs familles; et l’on trouverait peut-être autant de dissemblances entre elles et les autres Diptères qu’entre les Hyménoptères, par exemple, et les Névroplères.

Ces différences consistent principalement dans la forme menue et allongée du corps et des ailes; dans la longueur des pieds; dans la composition moins simple des antennes et des palpes; enfin, dans la conformation des Larves, dont la tête est toujours écailleuse et de forme constante. Cette organisation, généralement plus développée que dans l'es autres Diptères, détermine la place des Tipuîaires à un degré plus élevé dans la chaîne des êtres. A la vérité, ce développement ne s’étend pas ordinairement aux parties de la bouche. Cet organe est même le plus souvent privé des soies (représentant les mandibules, les mâchoires et la langue) que Ton observe en tout m en partie dans l’autre série, et Tou ne distingue alors que

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