‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 103 sur 666 · Lestrémie cendrée; L. clnerea · texte numérisé non relu

Lestrémie cendrée; L. clnerea

D’un gris roussâtre.

D’un gris roussâtre. Premier article des antennes jaunâtre;

les autres noirâtres, à pédicelles moins obscurs et poils jaüj tiâtres. Thorax d’un gris brun mat. Abdomen d’un brun clairs Pieds d’un gris fauve clair; derniers articles des tarses obscurs. Balanciers grands et jaunâtres. Ailes hyalines*

Au mois de Mai , dans les prairies.

TITULAIRES aquatiques; T. aquaticæ .

Corps souvent petit. Te te ordinairement sans prolongement rostriforme. Trompe ordinairement courte, épaisse, membraneuse, à lèvres renflées, quelquefois en forme de tube long, cylindrique, avancé horizontalement, à lèvres fort petites et menues. Palpes composés de quatre ou cinq articles Ordinairement cylindriques, recourbés, quelquefois droits et avancés. Antennes filiformes ou sétacées, grêles, plumeuses dans les mâles, velues dans les femelles, composées ordinairement de quatorze articles; le premier court, fort épais et subglobuleux. Yeux grands, contigus postérieurement et réniformes. Yeux lisses nuis.

Thorax très-grand, gibbeux en avant et sans suture. Abdomen sans tarière distincte, dans les femelles. Pieds longs et grêles; antérieurs, tantôt insérés presque sous la tête et éloignés des autres, tantôt à égale distance. Ailes ordinairement couchées; cellule stigmatiqué* tantôt distincte, tantôt nulle; une marginale ; une ou deux sous-marginales; une ou deux discoïdales; trois ou quatre cellules postérieures; nervure axillaire ordinairement courte. (PI. 4> fig* 4 — 8).

Les Tipulaires aquatiques ne diffèrent des autres, dans leur état parfait, que par un petit nombre de caractères peu importans. On les distingue principalement des musciformes, par l’insertion et la forme des antennes; des fungivores, par l’absence des yeux lisses et la brièveté des hanches; des terricoles, par leurs yeux réniformes; de toutes, par leurs antennes plumeuses. Des différences si légères, en les comparant aux ressemblances, ne laissent point soupçonner la

grandeur de celles qui existent entre les aquatiques et îef autres , dans l’état de larves et de nymphes. Nous avons va dans les autres sections, la plupart de ces larves d’une forme généralement fort simple, sans organes propres au mouvement, les parties de la bouche souvent peu développées, et vivant fort sédentaires dans la terre ou sur ies végétaux. Celles que nous allons décrire habitent les eaux, et elles ont une organisation appropriée à ce fluide, très-variée et beaucoup plus compliquée que les autres. Apodes comme toutes les larves des Diptères, elles ont néanmoins des tentacules pédiformes , ou des appendices en forme de lames, qui leur donnent la faculté de nager avec beaucoup d’agilité, et de poursuivre les animalcules dont elles font leur nourriture, ainsi que de substances végétales. La bouche est composée de plusieurs parties souvent cachées, dont les plus distinctes sont deux espèces de mâchoires. La tête est souvent munie d’antennes. Enfin, l’organe de la respiration se manifeste le plus souvent par un tube aérifère, dont la iarve tient l’extrémité à la surface de l’eau; quelquefois il consiste en houppes filamenteuses qui s’emparent de l’air répandu dans l’eau même.

Les nymphes diffèrent particulièrement de celles des autres Tipulaires et de tous les Diptères par la faculté de se mouvoir, qu’elles conservent au moyen de nageoires, comme les larve*. Elles présentent les deux modes de respiration dont nous venons de parler.

Les Tipulaires aquatiques, si remarquables par leurs métamorphoses, ne le sont pas moins par l’incalculable multitude d’individus qui, pendant toute la belle saison, s’élèvent du sein des eaux pour animer les airs. Les générations qui se Succèdent rapidement, multiplient ces petits êtres dans une progression effrayante, mais à laquelle la nature a mis des bornes, en les présentant pour pâture aux autres animaux dans les divers périodes de leur développement. Jls sont pour

les oiseaux et les poissons une manne merveilleuse, toujours renaissante, et, considérés sous ce rapport, les avantages que nous leur devons sont sans doute bien supérieurs au mal que nous cause la piqûre c!e quelques-uns d’entr’eux.

CERATQPOGON; Ceratopogon.

Geratopogon, Meig., Panz , Lut* — Chironomus , Fab., syst.

antl. — Tipula 3 Linn., Deg., Fab., eut. syst. — Trichocèréj

Lam. — CulicoldeSy Lat.

Tête déprimée antérieurement et prolongée par un bec saillant. Trompe charnue, échancrée antérieurement; lèvre supérieure courte , aplatie, cornée, pointue, et recouvrant une langue d’égale forme; palpes insérés à la base de la trompe, velus, de quatre articles; le premier court, le deuxième trois fois plus long, les deux autres plus courts. Antennes à premier article épais et cylindrique; les huit suivans globuleux ou ovales; les cinq derniers allongés, surtout dans les femelles.

Pieds peu allongés, insérés à égale distance. Ailes couchées; cellule médiasline ouverte à l’extrémité; stigmatique nulle; deux marginales étroites : la première parfaite, la deuxième terminale ; point de sous-marginale ; une discoïdale; quatre postérieures ; le.- première et deuxième superposées à la discoïdale, la quatrième assez petite et pétiolée; nervure rivale n’atteignant pas l’extrémité de l’aile; axillaire presque nulle. (PI. 4, fig. 4.).

Les Cératopogons forment un petit groupe qui se distingue facilement des genres suivans. Leurs pieds sont peu allongés, quelquefois assez renflés, et les antérieurs n’offrent de singularité ni dans leur insertion, ni dans leur port. De plus, la trompe est renfermée dans un prolongement de la tête, semblable à celui des Tipulaires terricoles, et quelquefois plus long que la tête. Cette trompe, aussi allongée que la saillie qui lui sert de gaine, contient elle-même une lèvre supérieure et une langue distinctes; et cette organisation, plus développée

îjüe dans la plupart des autres Tipulaires , donne à quelques espèces la faculté de vivre de proie , et de nous faire de légères piqûres.

Ces petits insectes sont nombreux en espèces et en individus; cependant on n’a pas encore observé leurs métamorphoses. L’analogie ne permet guères de douter qu’elles ne s© développent dans les eaux; mais je n’y ai pas trouvé de larves qui aient pu me faire soupçonner qu’elles appartinssent à ce genre.

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