Sciare flavipède; S. jlavipes, Meig., Panz
Thorax jaunâtre. Abdomen obscur. Pieds roussâtres.
Long. 1 §1.
Roussâtre. Antennes de la longueur du corps* obscures* couvertes de poils courts. Premier article jaune. Bord antérieur du thorax d’un jaune pâle; le reste d’un roux clair. Abdomen* noirâtre. Dernier segment roussâtre.
Au mois d’Août.
MYCÉTOPHILE; Mycétofhila.
il \ly cet 0 philo., Meig.^ 111., Fab., Lat, Lam. — Leia- , Meîg. — Sclara , Fab. — Tipula , Deg., Scop., Vill. — Masco, V i 1 1 . Tète petite, ronde, aplatie en dessus, insérée au bas du thorax; front large. Trompe à peine saillante. Lèvre supérieure
peu distincte. Palpes avancés, recourbés, cylindriques; îe premier article plus petit que les trois autres ordinairement égaux, un peu renflés vers l’extrémité et velus. Antennes, avancées, arquées, de la longueur du thorax; les deux premiers articles distincts des autres, en cône renversé, velus; les autres cylindriques. Yeux ovales. Yeux lisses, tantôt au pombre de trois, tantôt de deux peu distincts, situés au bord interne des yeux à facettes.
Thorax fort élevé ; écusson fort petit. Abdomen grêle, cylindrique dans les mâles, comprimé dans les femelles. Cuisses comprimées; jambes postérieures ordinairement munies de deux rangs de pointes du côté extérieur; ordinairement point de cellule médiastine aux ailes; la première postérieure s’étendant jusqu’à la moitié de la longueur de l’aile, (Pl. i-.bg. 7 — S).
Je crois devoir réunir les Mycétophiles et les Leias de M. Meigen, parce que ces Tipulaires me paraissent appartenir au même genre naturel. Cet excellent observateur, à la vérité, signale dans ces deux groupes trois caractères différentiels tirés de la forme de l’abdomen, de la disposition des nervures des*ailes et du nombre des yeux lisses; et si ces différences étaient constantes , l’on ne pourrait nier que, par leur réunion , elles n’eussent l’importance de caractères génériques; mais il me semble que les deux premiers s’évanouissent quelquefois % et que le troisième n’autorise pas la séparation. En effet, la différence dans la forme de l’abdomen consiste, de l’aveu même de M. Meigen, en ce qu’il est comprimé dans les Mycétophiles mal as , et qu’il ne l’est pas ordinairement dans les Leias. Quant aux nervures des ailes, les dispositions principales offrent dans ces deux coupes plusieurs légères modifications, et il se trouve dans les figures mêmes de M. Meigen, une ressemblance parfaite entre les ailes du Leia flavicornis, par exemple, et du Mjcétopfiile analis. Sous le rapport des yeux lisses, ces Tipulaires diffèrent entre elles par la position
et le nombre apparent; mais on ne peut pas accorder beaur coup d’importance à ces différences. M. Meigen reconnaît luimême que la position ne fournit pas un caractère générique, puisque , dans ses Leias, ces organes «ont situés, tantôt sur le vertex, et tantôt sur le front. Quant au nombre, toutes les Tipulaires fungicoles, à l’exception des IVI ycétophi I es de M. Meigen, en présentent trois; mais l’intermédiaire est si peu distinct, que les meilleures loupes suffisent à peine pour le faire apercevoir; et ce grand observateur, en disant qu’il ne l’a jamais pu découvrir dans ce genre, ne paraît pas en nier absolument l’existence.
D’après ces diverses considérations, je ne regarde les Leias que comme une division des M jcétopkiles.
Le même entomologiste rapporte que les larves de ces Tipulaires vivent dans plusieurs espèces de champignons, particulièrement dans les amanites et les agarics, même les plus vénéneux, tels que le muscarius. On les y trouve en été et vers l’automne en nombreuses colonies. Il les a élevées, avec quelque difficulté occasionnée par la prompte décomposition de ces végétaux, en posant sur une planche un champignon peuplé de ces larves, jusqu’à ce qu’il fût entièrement percé. Il en a mis ensuite une partie, avec les larves qui s’y trouvaient, dans un verre à demi -rempli de terre humide. Les larves entrèrent bientôt dans la terre, et peu de jours après, les insectes ailés parurent. a. Articles des palpes d’égale grosseur, i. Deux yeux lisses peu distincts au bord interne des yeux à facettes. (G. myeètophile * Meig.)
a. Quatrième cellule postérieure des ailes à peu près de la longueur de la deuxième. (Fl. i, fi g. 7).