Laphrie âtre ; L. atra , Meig. , Fab
Noire. Moustache noire. Abdomen violet.
Asïlus citer , Lion., Gmel. , Fab. Ent. syst.
Sclir. Aust. 998.
Long. 7,81.
D’un noir luisant. Moustache noire. Derrière de la tête à poils blanchâtres. Thorax à deux lignes roussâtres peu distinctes. Abdomen noir à reflets violets. Ailes obscures. Rare.
BOMBYLÏERS ; Bombyiiarii , Meig.
Bombyliarii , Anthracii , Lat.
Caractère essentiel : antennes de trois articles ; le troisième sans division. Style apical. Front plat. Trompe retirée dans la bouche, ou plus ou moins saillante. Abdomen déprimé. Ailes étendues , horizontales ; ordinairement quatre cellules du bord postérieur.
Corps élargi , velu. Tête sphérique ou hémisphérique. Trompe submembraneuse , siphunculiforme , horizontale, coudée prise de la base , tantôt courte , retirée dans la cavité de la bouche , tantôt aussi ou plus longue que la tête, terminée par deux lobes terminaux allongés, souvent peu distincts ; lèvre supérieure pointue , canaliculée endessous , plus courte que la trompe ; langue capillaire , un peu plus longue que la lèvre supérieure ; deux soies (mâchoires) capillaires de la longueur de la lèvre supérieure ; palpes petits d’un ou deux articles distincts. Antennes tantôt rapprochées , tantôt éloignées l’une de l’autre, de trois articles ; premier ordinairement cylindrique ; deuxième cyathiforme ; troisième de diverses formes; un style terminal ordinairement très-petit. Yeux ovales ou réniformes ; trois yeux iissçs en triangle.
Thorax sans suture , grand , peu élevé ; prothorax nullement distinct. Abdomen souvent déprimé ; dernier segment fort petit. Pieds grêles ; tarses munis de deux ongles et de deux pelottes très-petites et quelquefois milles. Balanciers découverts , mais souvent cachés sous les poils de l’abdomen. Ailes grandes , écartées ; ordinairement deux cellules sous-marginales terminales ; trois discoïdales ; ordinairement quatre du bord postérieur ; anale renfermant une fausse nervure le long de la nervure interno -médiaire ; nervure axillaire à -peu-près nulle. (PI. 7, 8. — PI. *,fig. .,)
Cette famille dans laquelle je comprends , à l’exemple de M. Meigen , les Bombyliers et les Anthraciens de M. Latreille , est moins naturelle que la plupart de celles des autres insectes Diptères. Tout leur habitus se compose de caractères qui leur sont communs avec l’une ou l’autre des familles voisines , et ils n’ont guères en propre que le port fort écarté de leurs ailes. Ils se rapprochent des Asiliques par l’organisation et la position horizontale de la trompe ; de la même famille et des Leptides par la conformation des antennes. Les principales différences qui les distinguent de ces Diptères consistent dans la forme déprimée de l’abdomen et dans les nervures des ailes dont le bord postérieur n’offre ordinairement que quatre cellules. Ils s’éloignent encore des Asiliques par la lèvre supérieure allongée, le front plat et sans moustache et les pieds grêles; des Xylotomes et des Leptines par la conformation de la trompe ; de ces dernières encore par le nombre des ongles dont les tarses sont munis.
Si les nombreux rapports que cette famille a avec les voisines la rendent peu naturelle , elle ne le paraît pas davantage , lorsque l’on considère le peu d’uniformité qui règne entre les différens genres qui la composent. Les uns ont la tête sphérique et à la hauteur du thorax, les autres l’ont hémisphérique et inclinée. La trompe, fort longue dans les uns, est à peine saillante dans d’autres. Les antennes varient également sous le rapport de la conformation du premier et du troisième article, et elles sont tantôt rapprochées , tantôt éloignées à leur base. Ce sont particulièrement les modifications de ce dernier organe qui ont déterminé M. Latreille à former deux familles de ces insectes , et qui lui en ont fourni les caractères. Dans les genres peu nombreux qu’il connaissait à l’époque où il a écrit son excellent généra 9 l’insertion des antennes
s’accordait avec la forme du troisième article ; mais plusieurs de ceux qui ont été établis depuis ne présentent pas ce double rapport : les genres Stygie , Géron , Toxophore, ont lesantennes rapprochées comme les Bombvliers, et le troisième article conique comme dans les Anthraciens. Il ne paraît donc plus possible de conserver ces deux familles, et M. Meigenles a réunies. Ce défaut d’uniformité se manifeste également dans les nervures des ailes. Ï1 y a ordinairement quatre cellules postérieures ; mais les genres Géron et Usia, du midi* de la France, n?en offrent que trois, et on en compte cinq dans les Fallenia et les Hirmoneura de l’Europe orientale, si l’on peut toutefois les reconnaître au milieu des modifications qui les rendent si remarquables et des étranges déplacemens qu’elles subissent , la moitié de la largeur des ailes étant occupée par les cellules marginales.
Les Bombyliers sont généralement des insectes remarquables par la beauté de leurs grandes ailes diversement mélangées de parties transparentes et noires. Nous aimons à les voir voler avec la plus grande rapidité, et s’arrêter en planant dans les airs ou près des fleurs , eu allongeant leur trompe pour y puiser le suc des nectaires. Quand ils se posent, c’est presque toujours sur les troncs d’arbres ou sur la terre , rarement sur le feuillage. Ils paraissent rechercher surtout la chaleur, et ce n’ést : guères: épsfe lorsque le soleil brille de tout son éclat qu’ils prennent leur essor. Aussi, à l’exception d’un petit nombre d’eâpèces, ces Diptères sont-ils étrangers à ce pays , et propres seulement aux régions méridionales qui en comptent’ une grande quantité. qro. '
Nous ne connaissons , sur le premier état deà Bombyliers, que les présomptions de quelques observateurs. Latreille soupçonne que les larves des Anthr&étëifâ sdttt
parasytes ; Meigen dit qu’elles vivent probablement dans le bois vermoulu ; Fallèn présume que celles des Bombyles se développent dans la terre en se nourrissant de racines de plantes. Cette dernière conjecture me paraît la plus vraisemblable par la raison que les larves des Diptères les plus voisins de *cette famille, dont les transformations ont été observées , c’est-à-dire des Leptides, des Asiliques, et meme des Tabaniens et des Xylotomes , vivent dans la terre ou dans le terreau. Celles de ces dernières seulement ont été trouvées aussi dans du bois vermoulu.
M. Latreille dit que les nymphes des Anthraciens sont nues, incomplètes avec les segmens du corps munis de petites épines.
TABLE AXJ synoptique des genres.
Antennes
allongées.. B 0 M B Y L E.
Antennes
courtes.... P H T H I R I E.
Antennes
éloignées . . ANTHRAX.
Antennes
rapprochées. S T Y G I E.
BOMBYLE ; Bombylius.
Bombylius , Linn. , Schœff. , Scop. , Schr. , Gmel. , Deg. j Fab. , Oliv. , Vill. , Ross. , Cuv. , Walek. , Lam., Panz. , Mikan, SchelL , Meig., 111. , Fall. , Herbst, Wiedem. — Asilus , Geoff.
Corps très-velu. Tête hémisphérique , déprimée , plus basse que le thorax ; hypostome très-velu. Trompe beaucoup plus longue que la tête, très-menue, un peu élargie fers la base , relevée à l’extrémité. Lèvre supérieure assez
plus longue que la tête.
Trompe. . . .
aussi longue que que la tête. . . .
courte.
large , sillonnée en-dessus dans la partie antérieure de sa longueur (i). Palpes cylindriques, velus, obtus, légèrement arqués , insérés à la base supérieure de la trompe. Antennes rapprochées à la base, dirigées sur les côtés, presqu’aussi longues que la tête ; premier article long , cylindrique , velu du côté extérieur ; second très-court , cyathiforme , également velu ; troisième nu, comprimé , un peu plus long que le premier , renflé au milieu ; style inarticulé ( vu au microscope) et terminé en pointe. Yeux elliptique^ d’un vert foncé pendant la vie, noirâtres après la mort, contigus dans les mâles, séparés par un large front dans les femelles.
Abdomen large, déprimé. Pieds allongés, très-grêles; cuisses couvertes de longs poils en-dessous vers l’extrémité. Ailes longues, étroites; cellules sous-marginales un peu sinueuses ; première postérieure ordinairement fermée et n’atteignant pas l’extrémité de l’aile. (PL i , 7. )
Ces jolis insectes se reconnaissent d’abord à l’épaisseur du corps d’un beau noir velouté, dont le volume s’accroît encore par les longs poils jaunes ou fauves qui le couvrent. Ils se distinguent d’une partie des autres Bombyliers parla forme menue et allongée de la trompe, et par l’insertion des antennes; de la famille entière par la longueur des antennes et par la disposition des cellules des ailes dont la première du bord postérieur n’est pas terminale comme les autres, et représente une quatrième discoïdale ; modification que l’on retrouve très-rarement dans les Diptères.
(1) M. Meigen , dans les caractères génériques ‘des Bombvlie'rs, dit qué les deux autres soies sont plus courtes que la Jèvfe supérieure , et dans les figures , il les représente plus longues v a,insi que les décrit M. Eatreille. Elles m’ont paru de la longueur de la lèyre supérieure. Cette différence peut provenir de ce que l’insecte peut les allonger.
lis ont aussi les pieds plus longs et plus grêles que les autres genres.
Nous ne voyons les Bombyles que peu de jours , vers la fin du mois de mai. Ils ne volent qu’aux rayons du soleil et pendant les heures les plus chaudes de la journée. Leur vol rapide et saccadé est accompagné d’un bourdonnement assez grave. On les voit toujours se poser sur la terre, ce qui semble indiquer qu’ils y déposent leurs œufs.
1. BOMBYLE majeur ; B. major , Linn. , Gmel. , Fab. , Lat. , Meig.
Couvert de poils jaunes. Bord extérieur des ailes obscur, sinué.
Bomby lins varie gatus , Deg. Tab. i5 , f. io.
- - — - sinüatus , Mik. Mon. 35, t. 2, f . 4 » Meig.,
Klassif.
Fall., Dipt. suec. , Bomb. 9, 1.
Schœff. Icon , tab. 12 1 , f. 3.
Schell. g. de m. , Tab. 34 , f. 2.
Schr. Aust. 1002.
Herbst Gemeinn. Nat. de Thierr. 8 , t. 347, f. 1. Wiedem. Zool. , Mag. 1 , 2,2 o.
Asile Bichon , Geoff. 2 , 466.
Long. 4*61.
Corps noir , tout couvert de poils jaunes. Tête à poils d’un jaune blanchâtre. Barbe blanchâtre. Antennes d’un brun noir. Thorax à poils d’un jaune blanchâtre sur les côtés. Pieds jaunâtres à tarses obscurs. Balanciers d’un brun noir. Base et bord extérieur des ailes d’un brun obscur sinué ; le reste hyalin.
Assez commun, au printemps.
2. Bombyle moyen ; B. médius , Linn. , Gmel. , Fab. , Lat. , Meig.
Poils fauves. Abdomen noir postérieurement et en-^ dessous. Ailes à points noirs.
Bombylius discolor , Mik. , Meig. , Klass.
Fall. , Dipt. suec. , Bomb. io, 2.
Müller, Natur syst. 5, p. 1008.
Schr. , Aust. 1 oo3.
- Faun. , Boic. 3 , 2578.
Long. 5,61.
Corps noir , couvert de poils fauves. Tête à poils d’un jaune brunâtre , noirs à la base des antennes. Thorax à poils fauves ; deux lignes courtes , obliques au bord antérieur ; une bande de poils noirs sur les côtés , atteignant la base des ailes. Abdomen à poils fauves sur la moitié antérieure , noirs sur la postérieure ; ventre noir. Pieds d’un jaune brunâtre ; 'hanches et grande partie des cuisses noires. Balanciers noirs. Base et bord extérieur des ailes jusqu’aux deux tiers de la longueur , d’un brun noirâtre ; le reste hyalin à points bruns sur les nervures.
Commun, au printemps.