Stygie latérale; S. laleralis , Meig
D’un noir luisant. Thorax à poils fauves. Segmens de l’abdomen bordés de jaune ; ventre fauve.
Anthrax Bclzebul , Panz. Faun. Germ. 4-5, 16.
Long. 3 , 4 h
Hypostome et partie antérieure du front à poils blancs. Vertex d’un noir luisant. Thorax à poils fauves en-dessus et blancs sur les côtés. Segmens de l’abdôlüen bordés postérieurement de jaune; premier à poils latéraux fauves; une tache latérale d’un jaurte orangé aux deuxième et troisième , dans la femelle ; ventre fauve à extrémité noire ; segmens bordés postérieurement de jaune pâle. Pieds noirs. Balanciers jaunes à tête blanche. Ailes hyalines ; bande d’un brun clair au bord extérieur , depuis la base jusqu’à la moitié de la longueur , dans le mâle ; au-delà de cette moitié et s’affaiblissant jusqu’à l’extrémité de l’aile , dans la femelle.
XYLOTOMES ; Xylotomæ. Meig.
Caractère essentiel : antennes de trois articles ; troisième sans division ; style apical. Trompe cachée. Tarses munis de deux pelottes. Ailes à demi-ouvertes ; cinq cellules du bord postérieur.
THÉRËVE ; Thereva.
Thereva , Lat. , Meig. — Bibio , Fab. , Fall. , Meig. Klassif. — Nemolelus , Deg. — Musca, Linn. , Gmel. — Tabanus, Geoff.
Corps oblohg. Tête hémisphérique dans les mâles , sphérique dans les femelles. Front nu ; hypostome velu. Trompe entièrement retirée dans la bouche , charnue , convexe en-dessous , creusée en gouttière en-dessus , labiules épaisses , velues et finement rayées en dehors. Lèvre supérieure petite , plate , canaliculée en-dessous ; langue capillaire ; deux soies ( mâchoires ) capillaires , un peu plus courtes que la lèvre supérieure ; palpes d’un seul
article, un peu plus long que la lèvre supérieure, cylin-^ drique , velu du côté extérieur et terminé par un bouton arrondi et nu. Antennes de la longueur de la tête, trèsrapprochées à leur base , ensuite inclinées vers les côtés , de trois articles ; premier cylindrique , légèrement velu et assez allongé ; deuxième cyathi forme , très-court , velu ; troisième conique , nu , un peu plus long que le premier ; style terminal fort court, de deux articles. Yeux ovales, contigus dans les mâles ; trois yeux lisses en triangle.
Thorax ovale , sans suture ; écusson en demi-cercle. Abdomen légèrement velu , conique. Pieds assez grêles , garnis de petites épines ; jambes terminées par de petites pointes ; tarses munis de deux pelottes. Balanciers découverts. Ailes à demi-ouvertes. Deux cellules sous-marginales terminales, peu sinueuses; trois discoïdales ; cinq postérieures ; quatrième tantôt ouverte , tantôt fermée à l’extrémité ; nervure axillaire ne s’étendant pas jusqu’au bord de l’aile. (P/. 2. , fïg. 2.)
Les Thérèves qui forment seules la famille des Xylotomes , offrent , comme les Bombyliers , un assemblage de caractères qui leur sont communs avec les familles voisines , et qui les ont fait comprendre , tantôt dans les unes, tantôt dans les autres, tandis que d’autres caractères les en éloignaient , et ont fini par les isoler entièrement. Latreille , qui en a fondé le genre en les séparant des Bibions de fabricius qui sont nos Anthrax , et des Taons de Geoffroy avec lesquels elles étaient confondues , les a d’abord comprises dans la famille des Tabaniens ; ensuite , dans son généra, il les a placées dans celle des Mydasiens. En dernier lieu , Meigen , Pouvant cette association peu naturelle , les a entièrement isolées en instituant pour elles la nouvelle famille Xylotome.
Les caractères qui ont occasionné cette fluctuation dans
la classification des Thérèves , consistent dans l’organisation de la trompe et dans la forme des antennes qui les rapprochent des Anthrax ; dans le port et les nervures des ailes disposées comme dans les Tabaniens. Elles ont des rapports encore plus grands avec les Leptides, surtout par la forme du corps. Les caractères qui distinguent les Thérèves de ces trois familles et qui ont déterminé Meigen à les considérer comme une famille particulière, se trouvent dans l’organisation des palpes formés d’un seul article et terminé par un petit renflement sphérique ; dans la position de la trompe entièrement retirée dans la bouche, et dans la forme de la tête, sphérique chez les mâles, hémisphérique chez les femelles. Elles sont les derniers Diptères à antennes inarticulées dont les tarses ne sont munis que de deux peîottes.
Ces insectes habitent les bois et les prairies , et quoique leur nom indique qu’ils font la chasse aux animaux, ils paraissent vivre beaucoup plus du suc des fleurs. Les femelles déposent leurs œufs dans la terre humide ou dans le vieux bois décomposé. Frisch a observé la larve de la Thérève plébéienne, et Meigen celle de la noble. Elles sont vermiformes , très-allongées ; la tête est cornée, petite, noire; le corps, composé de vingt segmens, est muni à son extrémité de deux tubes aërifères. La larve observée par Meigen s’est transformée, au mois de mai, en nymphe allongée , et l’insecte parfait en est sorti en juin.
A l’exception de la Thérève plébéienne, qui est commune partout } et de l’Anilis qui fréquente le Hainaut, celles que je décris sont rares dans le nord de la France. MM. Serville et Carcel les ont trouvées dans les environs de Paris.
i. ThÉbève noble; T. nobilitata, , Lat. , Fab. , Meig.
Poils fauves. Abdomen ferrugineux ; base des segmens noire; ventre obscur à bandes jaunes.
Bibio nobilitata , Fab. , Meig. Klass. <
Bibio plebeia , Fall. Dipt. suec. Anth. 4? *•
Nemotelus hirtus , Deg. ins. 6, 76 , 9.
Musca nobilis , Gmel. Syst. nat. 5, 2829, i3i.
Long. 5,61.
Mâle : hypostome d’un gris noirâtre , à poils fauves qui forment un cercle autour des antennes. Antennes obscures. Bord antérieur des yeux blanchâtre. Thorax brun, quelquefois noir, couvert de poils fauves. Abdomen ferrugineux à longs poils fauves; segmens noirs à la base; bord postérieur (excepté le premier) d’un jaune doré. Cuisses obscures ; jambes et tarses testacés. Balanciers d’un jaune brunâtre. Ailes légèrement brunâtres ; stigmate à peine distinct.
Femelle : moins velue que le mâle. Hypostome et front fauves ; ce dernier à saillie cordiforme d’un noir luisant. Thorax à trois bandes d’un brun grisâtre. Tarière d’un noir luisant. Balanciers jaunâtres.
Assez commune dans le Hainaut.