SàRGUE flavicorne ; «S. flcwicornis , Meig
D’un vert doré. Antennes jaunes. Ailes hyalines.
Long. 2 1.
Mâle : hypostome d’un vert doré. Trompe et antennes jaunes. Yeux marqués d’une bande. Thorax d’un vert doré. Abdomen d’un vert doré à reflet doré. Pieds jaunes f hanches postérieures noires à extrémité jaune ; milieu des cuisses postérieures noirâtre ; dernier article des tarses noirâtre. Balanciers jaunes. Ailes hyalines ; stigmate pâle.
Femelle : hypostome noir; front large , d’un vert doré. Thorax d’un vert doré, à reflet bleuâtre postérieurement.
Assez commun ; ce n’est peut-être qu’une variété de l’espèce précédente. ,
PACHYGASTRE ; Pachygaster.
Pachygaster , Meig. — Vappo , Lat. , Fab. Syst. antl. —
Sargus , Fall. — Nemotelus , Panz.
Tête hémisphérique , allongée ; bord postérieur assez large et saillant. Lèvre supérieure petite , pointue. Langue distincte, pointue, une fois plus courte, qüe la lèvre supérieure. Soies capillaires de la longueur de la lèvre supérieure, vers la base de laquelle elles sont un . peu inclinées. Palpes coniques, légèrement velus situés sur les côtés. Antennes insérées au milieu de la hauteur de la tête ; les deux premiers articles très-courts et cyathi-
formes ; le troisième sphérique , comprimé , à quatre divisions ; style capillaire.
Écusson nautique. Abdomen beaucoup plus large que le thorax , convexe et incliné ; segmens peu distincts. Nervures des ailes “assez distinctes et atteignant l’extrémité ; quatre cellules postérieures (i) ; discoïdale inférieure assez grande , presqu’en pointe à l’extrémité. (P/. 2 ,
Le petit insecte qui forme le genre Pachygastre est assez remarquable par la grandeur de l’abdomen , qui lui donne un peu delà figure des vésiculeux ; mais l’ensemble de l’organisation me paraît fixer sa place entre les Sargues et les Némotèles , quoiqu’il se distingue des uns et des autres par de nombreuses différences. Nous le trouvons sur les fléurs , mais rarement, aux mois de juillet et d’août.
Le premier âge du Pachygastre a été récemment découvert par M. Carcel, jeune entomologiste très-distingué, de Paris , et je dois à son extrême obligeance l’avantage d’en donner la description d’après nature. Ayant reçu de lui dès Larves vivantes dans l’intérieur d’une lettre contenant du détritus de bois, les petites voyageuses ont parfaitement supporté les incommodités de leur position , sont arrivées sans accident à Lille , et ont repris de suite leurs habitudes naturelles dans un vase où elles sont parvenues au terme de leur développement.
Ces Larves , qui paraissent avoir toute la grandeur qu’elles doivent acquérir , ont deux lignes et demie de long. Elles sont allongées , un peu ovales , très-déprimées, assez luisantes , d’un gris roussâtre et marquées de trois
(1) Los troisième et quatrième cellules postérieures des autres Strationrydes sont ici confondues.
bandes longitudinales obscures. Le corps est composé de onze segmens distincts, arrondis sur les côtés, et dont le dernier est grand , semi-circulaire , noir , bordé de roussâtre. Chaque segment a sur le dos plusieurs poils , et de chaque côté une soie allongée et deux courtes. Le dernier a , vers l’extrémité , une petite ligne transversale enfoncée, et en-dessous , une ligne longitudinale à rebord légèrement relevé. Huit soies en munissent les bords. La, tête est cornée , allongée , beaucoup plus étroite que le corps , conique , obtuse , un peu courbée en-dessous , d’un roux clair avec les côtés obscurs. On aperçoit de chaque côté un petit œil noir , luisant , saillant , accompagné de deux petites soies. A l’extrémité supérieure de la tête, on voit une très-petite pointe, et en-dessous, on croit découvrir la bouche entourée d’un rebord ; mais je n’ai pu y reconnaître aucun organe , si ce n’est un petit corps blanc qui semble en occuper l’ouverture.
« Ces larves , dit M. Carcel dans sa lettre d’envoi , se » trouvent dans le détritus du bois d’orme. Tant qu’elles » prennent de la nourriture , elles se tiennent dans la » partie basse et humide. Je suis sûr qu’elles ont besoin >» de plus d’une année pour leur développement ; mais » je ne sais si ce terme va au-delà de deux ans , ce que » je présume. Près de se transformer , la Larve s’élève » vers la surface , y reste immobile , sans changer de « peau , et passe à l’état de nymphe. Sa dépouille sert » de coque à celle-ci sans changer de figure. Si on l’ouvre » on trouve cette nymphe sous la forme de l’insecte par- » fait , mais ayant toutes ses parties enveloppées d’une » mince pellicule , et n’occupant qu’une partie de son » domicile. Enfin la dernière transformation s’opère. » Paciiygasthe noir; P. citer , Meig.
Vctppo ater , Lat., 4» 278 , Fab. Syst, antl., a54r 1.
Sargus rpachygctster , Faïl. Strat. , i3 , ï.
ÎSemotelus ater , Panz. Faim. germ. , 54 , 5.
Long, i } L
D’un noir peu luisant. Trompe fauve. Front d’un noir luisant. Antennes fauves ; style blanchâtre. Tarière de l’abdomen saillante , courte. Pieds d’un jaune pâle ; cuisses ùofres ; antérieures à extrémité jaune. Balanciers jaunes à tête noirâtre. Moitié antérieure des ailes noirâtre ; la postérieure légèrement jaunâtre.
Je l’ai trôuvé à Ranchicourt, près de Béthune, sur les fleurs dti Daucus vulgarîs.
NÉMOTÈLE ; Nemotelus.
Hiemoielus , Deoff. , Fab. Ent. syst. , Syst. antl. , Panz., * Meig. , Schell. , Fall. — Slratiomys , Fab. Spec. ins., Schr. , Ross.
Tête presque sphérique. Hypostome plus ou moins prolongé en bec horizontal, conique, canaliculé endessous et renfermant la trompe. Trompe une fois plus longue que la' tête , renflée vers la base, géniculée , ensuite menue , cylindrique , sans lobes distincts. Lèvre supérieure cylindrique, de la longueur du bec. Languè ; suies et palpes peu ou point distincts (i). Antennes insérées ordinairement près de l’extrémité du bec, plus courtes que la tête; premier article cylindrique ; deuxièfne renflé à l’extrémité; troisième fusiforme, à quatre divisions et terminé par un style biarticulé. Yeux séparés1 par un front très-large dans les femelles.
Thorax presque quadrangulaire , légèrement voûté ;
(i) Latreille décrit une langue ( seta inféra) grêle, arquée , un peu plus courte que la lèvre supérieure, et des palpes très-petits insérés à la base latérale de la trompe, Meigen dit qu’il a’ en a pas découvert. J’ai aussi cherché inutilement.
écusson mutique. Nervures des aîles fort peu distinctes; cellule marginale nullement distincte ; deuxième sousmarginale quelquefois nulle. (P/. 2,^%. 8.)
Les Némotèles présentent à la fois les principaux caractères des Stratiomydes et une grande anomalie dans leur conformation. L’espèce de bec qui prolonge la tête est non-seulement fort étranger à toute cette famille , il paraît encore coordonné à une organisation particulière de la trompe. Celle-ci , dirigée en arrière dans l’inaction , et cachée dans une rainure inférieure de ce bec , s’allonge fort en avant , lorsque l’insecte la met en mouvement ; elle se termine par une pointe sans aucune apparence de lèvres terminales, et ne paraît accompagnée, ni de langue, ni de soies écailleuses, ni même de palpes. Outre cette singularité, et pour compenser, ce semble, la privation des palpes, les antennes sont le plus souvent placées presqu’à l’extrémité du bec , c’est-à-dire de la manière la plus étrange , en conservant fidèlement la conformation commune aux autres Stratiomydes. Ces petits insectes sont encore remarquables par la différence de couleurs entre les deux sexes et par le mélange agréable du noir et du blanc de leur abdomen.
Ils sont communs , surtout dans les cantons marécageux, et vivent du suc des fleurs. On ne connaît pas leur développement, qui probablement s’opère comme celui des Sargues et du Pachygastre.
i. NémotÈle uligineuse ; N. uliginosus , Fab. , Meig. , Faïh
Thorax noir à bande latérale blanche. Abdomen blanc , à tache noire avant l’extrémité (mâle); noir, à bords et points blancs (femelle).
Nemotelus , Geoff. 2, 543, 2.
Stratiomys miUica , Fab. Spec. ins. 2, 4*9* *4- Musca uliginosa , Gmel. Syst. nat. 5 , 2886 , 22»
Long. 2 { I.
Male : front noir ; une fâche blanche au-dessus des antennes. Thorax d’un noir luisant à poils gris; cotés à bande blanche qui s’étend depuis l’épaule jusqu’à la base de l’aîle. Abdomen blanc à base et tache noife près de l’extrémité. Pieds blancs ; cuisses noires à extrémité blanche; jambes postérieures noires a b^se et extrémité blanches. Balanpiers blancs. Ailes hyalines à nervures ( costales jaunâtres.
Femelle. Tçte à poils blanchâtres ; une ligne blanche interrompue au-dessus des antennes. Thorax à poils, blanchâtres soyeux ; saillie de l’épaule et ligne s’étendant jusqu’à la base de l’aile , blanches. Abdomen bordé d’un blanc jjaqnâtre ; trois rangs de taohes blancs triangulaires ; les points latéraux contigus au bord.
Rare.