Stratiome striée ; S. strigalci , Fab. , Meig. , Schr
Thorax à poils fauves. Abdomen noir , à bandes blanches en-dessous.
Stratiomys villosa , mas., Meig. Kl. 1, 12,5 , 1.
- — nubeculosa , Fem. ibid. 1, 12.S , 3.
- tlioracica , Fem. Fab. Syst. antl. 79 , 7.
- Geoff. , 2 , 480 , 2.
Hirtea longicornis , Scop. ent. carn. 999.
Panz. Faun. Germ. 12 , 20.
Schœff. icon. 14, f. 10.
Mâle : hypostome noir , à poils d’un roux vif. Yeux velus , verts , à ligne arquée , pourpre , au bord postérieur; une autre ligne arquée devant celle-ci. Antennes noires. Thorax et écusson noirâtres , à poils roux ; pointes de l’écusson petites , jaunes. Abdomen noir , à poils roux ; ventre à bandes jaunâtres , pointues sur les côtés. Pieds jaunâtres ; cuisses brunes ; jambes à deux anneaux brunâtres , l’un au milieu , l’autre à l’extrémité ; tarses à extrémité brune. Balanciers blanchâtres. Ailes brunâtres à base et extrémité plus claires ; nervures costales brunes*
Femelle : bypostome et front à poils roussâtres ; une tache triangulaire, jaune au bord des yeux. Une autre tache , quelquefois divisée , au vertex. Côtés de l’abdomen à poils d’un gris clair , surtout au deuxième segment.
Assez rare , à Lille. J’ai observé une femelle qui avait une petite tache jaune, allongée, au bord extérieur et à l’extrémité des deuxième et troisième segmens.
XYLOPHAGITES : Xylophagi, Meig.
Strcitiomydœ , Lat.
Caractère essentiel : trompe peu saillante. Antennes de trois articles; troisième divisé. Abdomen étroit, de sept segmens distincts. Tarses munis de trois pelottes. Ailes à quatre ou cinq cellules postérieures.
Corps assez étroit, elliptique. Tête hémisphérique, trèsdéprimée dans les femelles. Front presque nul dans les mâles , large dans les femelles. Trompe peu saillante ; lobes terminaux épais, ovales. Lèvre supérieure, langue et deux soies ( mâchoires ) capillaires souvent distinctes ; palpes de deux ou trois articles. Antennes rapprochées à la base , de trois articles; le premier cylindrique , le second cyathiforme, le troisième allongé, conique, à huit divisions, sans style. Yeux arrondis. Trois yeux lisses.
Thorax ovale, à suture; écusson tantôt nautique, tantôt armé de pointes au bord postérieur. Abdomen elliptique, allongé , déprimé , de sept segmens distincts. Pieds assez courts ; jambes tantôt terminées par des pointes , tantôt mutiques; tarses munis de trois pelottes. Balanciers découverts. Ailes couchées ; cellule marginale souvent allongée ; deux sous-marginales ; trois discoïdales ; quatre ou cinq postérieures; anale fermée. (P/. 3,^ 4? 5.)
Les Xylophagites sont un petit groupe récemment formé par M. Meigen , et composé de Diptères dont les uns ont des rapports avec les Stratiomydes , et les autres
avec les Tabaniens ; ne pouvant convenablement être compris dans ces familles , mais se plaçant très-bien entr’elles. Cependant , on ne peut nier qu’en servant de transition entre deux familles très-différentes, celle-ci ne présente également dans les genres dont elle se compose , des différences qui la rendent peu naturelle , d’autant plus qu’elle est en même-temps dénuée de caractère essentiel qui lui soit propre. La trompe , peu saillante , est plus ou moins fortement organisée ; le troisième article des antennes est toujours subdivisé en huit segmens , et ce serait un caractère distinctif, si un genre de Tabaniens ne l’offrait également ; l’écusson est souvent armé d’épines , et quelquefois nu ; les jambes sont , dans les uns , terminées par des pointes ; dans d’autres , il n’y en a point. Enfin les nervures des ailes présentent plusieurs modifications , et indiquent mieux qu’aucun autre organe , au moins dans le genre Béris , la nuance entre les deux familles.
Ces Diptères habitent particulièrement les bois. Les uns se posent sur le feuillage , d’autres sur le tronc des arbres. Baumhauer a découvert la larve d’un Xylophage dans le bois décomposé ; c’est tout ce que l’on sait sur le développement de ces insectes , et ce qui leur a valu leur nom.
Des genres Béris, Xylophage et Cœnomyie , qui composent cette famille en Europe , le premier seul est commun dans cette partie de la France.
TABLEAU DES GENRES
Écusson à plus de deux pointes. . . Béris.
Écusson sans pointes. . . Xylophage.
Écusson à deux pointes. . . . . Cœnomyie.
béris ; beris.
Béris , Lat., Meig. — Actina , Meig. Kl. — Xytopïiagus , Lat. — Stratiomys , Geoff. , Fab. , Panz. , Fall. — Musca , Gmel. , Schr. aust.
Trompe peu saillante. Lèvre supérieure et langue peu distinctes; soies capillaires nullement distinctes. Palpes petits , de trois articles. Premier article des antennes court.
Écusson armé de quatre , six ou huit pointes velues au bord postérieur. Jambes mutiques ; premier article des tarses postérieurs renflé et allongé dans les mâles. Cellule marginale des ailes courte ; deux sous-marginales assez petites; quatre postérieures; quelquefois un rudiment de nervure dans la troisième ; anale éloignée du bord intérieur. (P/. 3 , /. 4 i 5. )
L’affinité du genre Béris avec les Stratiomydes se manifeste par les épines de l’écusson, quoique le nombre en soit différent ; par l’absence de pointes à l’extrémité des jambes , et par la disposition des nervures des ailes. Ces dernières offrent une cellule marginale et deux sous-marginales presqu’aussi petites que dans la famille précédente , mais sur la détermination desquelles on ne peut pas se méprendre , et qui m’ont fait reconnaître la véritable structure de celles des Stratiomydes.
L’organisation des Béris se modifie dans quelques-unes de ses parties : le nombre des pointes de l’écusson varie de quatre à huit ; les palpes , ordinairement très-petits , s’allongent un peu dans le B. miens , et l’ont fait comprendre dans le genre Xylophage par M. Latreille ; les cellules des ailes présentent quelques différences dans la grandeur des sous-marginales et dans un rudiment de nervure qui commence quelquefois une cinquième postérieure. Enfin les jambes postérieures sont renflées en massue dans quelques espèces , et le premier article! des tarses est dilaté dans les mâles.
Ces petits insectes paraissent plus communs dans cette partie de la France et en Angleterre qu’en Allemagne.