‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 263 sur 666 · Chuysote bicolor ; C. bicolor , Nob · texte numérisé non relu

Chuysote bicolor ; C. bicolor , Nob

Thorax d’un bleu violet. Abdomen et cuisses d’un vert métallique ; jambes fauves.

Long. | i.

Femelle : Épistome et thorax d’un bleu violet. Front, abdomen et cuisses d’un vert métallique. Second article des hanches fauve, ainsi que l’extrémité des cuisses et les jambes.

Rare.

DIAPHORE ; Diaphorus.

Diaphorus , Meig.

Épistome assez large. Front très-court et triangulaire dans les mâles. Palpes fort petits et ciliés. Antennes insérées au tiers de la hauteur de la tête; troisième article patelliforme , arrondi , velu ; style assez long , dorsal , arqué , velu. Yeux contigus sur le front.

Organe copulateur des mâles peu saillant ; appendices extérieures filiformes , courtes, velues; nervure interne de la première cellule postérieure des ailes nullement fléchie. (P/, i , fig. 3. )

Les Diaphores ont , comme les Chrysotes , un caractère qui les distingue de tous les autres Dolichopodes ; c’est l’insertion beaucoup plus basse des antennes. Ils sont d’ailleurs voisins du genre précédent, et n’en diffèrent que par la position parallèle des ailes , par l’insertion

dorsale du style des antennes et par la situation des yeux. Tandis que dans les Chrysotes, ces organes sont contigus sous les antennes , dans les mâles , et séparés en-dessus par un large front ; c’est le contraire dans les Diaphores. L’épistome est large et le front réduit à un petit espace triangulaire où se trouvent les yeux lisses. C’est de cette disposition insolite dans les Dolichopodes que M. Meigen a tiré le nom de ce genre.

Ces petits insectes diffèrent encore des Chrysotes par leurs couleurs fort rembrunies , malgré quelques reflets métalliques. Les yeux sont d’un très-beau pourpre. Nous trouvons les Diaphores dans les bois, i. Diaphore ceinture jaune; D. flavocinctus , Meig.

Long, i r 1.

Mâle : Noir à reflets verdâtres. Épistome noir à reflets blancs. Antennes noires. Deuxième segment de l’abdomen et quelquefois la base du troisième d’un jaune rougeâtre transparent. Pieds antérieurs fauves , à cuisses noires , fauves à l’extrémité en-dessous ; intermédiaires fauves à moitié antérieure des cuisses noire; postérieurs noirs à moitié antérieure des jambes fauve ; pelottes des tarses antérieurs plus grandes que celles des postérieurs. Balanciers blancs. Ailes d’un brun rougeâtre pâle.

Assez rare.

a. Diaphore bimaculé ; D. bimaculatus , Nob.

D’un vert métallique obscur. Deuxième segment de l’abdomen à tache jaune de chaque côté.

Long, i J 1.

Mâle : Épistome noir à reflets blancs. Thorax d’un vert métallique. Abdomen noir à reflets verts ; une tache jaune de chaque côté du deuxième segment. Pieds fauves; hanches noires ; cuisses antérieures noires à moitié postérieure fauve en-dessous ; postérieures noires ; jambes

postérieures à extrémité noire ; tarses antérieurs à extrémité obscure ; postérieurs entièrement noirâtres.

Je ne l’ai trouvé qu’une seule fois.

PSILOPE; Psilopus.

Psilopus , Megerle , Meig. — Dolichopus, Fab. , Wiedem.

Epistome ordinairement large dans les deux sexes. Trompe assez .saillante. Palpes ovales , élargis vers l’extrémité , ciliés et munis d’une soie. Troisième article des antennes patelliforme , velu ; style dorsal , inséré près de l’extrémité , long , incliné et velu.

Abdomen long et menu ; organe copulateur des mâles à base épaisse, cylindrique; appendices extérieures filiformes, quelquefois dilatées à leur base. Pieds fort longs et menus dans les mâles ; hanches et cuisses antérieures ordinairement munies d’un rang de soies ; jambes ^presque nues. Quatre cellules postérieures aux ailes ; nervure interne de la première bifurquée vers l’extrémité , très-fléchie et se rapprochant fort de l’externe au bord postérieur ; deuxième formée de cette bifurcation , courte et large ; troisième comme la seconde dans les autres Dolichopodes.

(Pl. i,fg. 4.)

Les Psilopes se rapprochent des deux genres précédens par la forme brève et arrondie du troisième article des antennes ; ils ont également les appendices de l’abdomen filiformes , mais beaucoup plus saillantes et développées. Cependant leur abdomen et leurs pieds , longs et menus , leur donnent un faciès très-différent ; et les nervures de leurs ailes présentent une modification qui ne se rencontre dans aucun autre genre de cette famille. La nervure qui sépare les deux cellules postérieures se bifurque à l’endroit où elle fléchit ordinairement , et forme ainsi une nouvelle cellule , ce qui donne aux ailes une disposition semblable à ceMe des Platypèzes et de quelques Pipuncules.

Quoique les Psilopes soient peu nombreux en espèces, leur organisation se modifie sous plusieurs rapports. La tête et l’épistome s’élargissent plus ou moins. Les ailes se dilatent quelquefois d’une manière inusitée. L’organe copulateur des mâles présente des appendices extérieurs tantôt assez courts et terminés par deux petits crochets, tantôt fort longs , très-velus et munis près de leur base d’une expansion armée de pointes. Les pieds diffèrent encore entr’eux. Les hanches et les cuisses antérieures , nues dans les uns , se munissent dans les autres d’un rang de soies roides qui paraissent défendre les approches du corps, ou d’une touffe de longs filamens qui rappellent assez bien la mode des engageantes de nos aïeules.

Les tarses antérieurs ont quelquefois le quatrième article très-élargi du côté extérieur et bilobé ; d’autres fois les troisième et quatrième articles des tarses intermédiaires sont renflés et d’un blanc de neige, terminé de noir.

Les mâles sont plus grands que les femelles.

Ces diverses particularités de leur conformation , la délicatesse extrême de leurs organes et l’éclat de leurs couleurs légèrement amorti par un duvet soyeux , font de ces petits êtres des mignatures charmantes où la nature \ s’est complue à réunir le fini le plus précieux à tout le brillant de sa palette.

Leur nom , qu’ils doivent à Megerle , a rapport à leurs jambes nues, comparées à celles, ordinairement velues, des autres genres de cette famille, i. PsiLOPE platyptère ; P. platyptera , Meig.

Tête blanche. Pieds pâles. (Mâle) : tarses intermédiaires à extrémité blanche et noire. Ailes larges.

Satyra platyptera , Meig. RI.

Dolichopus platypterus , Fab. Syst. antl. 270, 20.

Long. 2 1.

Mâle : d’un vert métallique. Palpes et épis tome Mânes j ce dernier étroit, s’élargissant vers les antennes. Front blanc. Antennes d’un jaune pâle ; dernier article et style obscurs. Yeux bruns à reflets violets. Tliorax violâtre à reflets grisâtres et trois lignes vertes. Abdomen à longs poils; appendices de l’organe copulateur assez courtes, épaisses , velues. Pieds d’un jaune pâle ; intermédiaires et postérieurs fort allongés ; hanches antérieures blanches, munies antérieurement d’un rang de soies ; cuisses antérieures munies d’une touffe de poils à l’extrémité en*dessous ; troisième et moitié antérieure du quatrième article des tarses intermédiaires blancs ; le troisième un peu élargi; moitié postérieure du quatrième et le cinquième noirs ; jambes postérieures obscures avec la base et l’extrémité pâles. Balanciers d’un jaune pâle.> Ailes étroites à la base , très-larges à l’extrémité.

Femelle : trompe et palpes roussâtres ; épistome et front d’un gris blanchâtre. Yeux d’un vert doré. Abdomen moins brillant ; poils très-courts. Pieds moins longs, entièrement jaunes ; hanches antérieures en-devant et cuisses antérieures en-dessous munies d’un rang de soies. Ailes de largeur médiocre.

M. Meigen , qui décrit la femelle, ne parle pas de ces soies , quoiqu’il en fasse mention dans la description d’autres espèces.

Assez commune aux mois de mai et de juin.

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