PSILOPÏS triste; P. contristant, Meig
Abdomen d’un vert cuivreux ; bord antérieur des segmens obscur. Pieds pâles. (Mâle) : quatrième article des tarses antérieurs à extrémité bilobée, noire.
Dolichopus contristons , Wiedem. Zool. Mag. 1 , ig.
Long. 3 1.
Mâle : D’un vert métallique. Trompe et palpes d’un fauve pâle. Épistome d’un blanc argenté. Front d’un gris verdâtre pâle. Antennes fauves ; troisième article noirâtre en-dessus. Thorax fond vert doré , revêtu d’un duvet gris olivâtre. Abdomen d’un vert métallique peu luisant ; souvent le bord antérieur des segmens d’un brun violet et le postérieur roussâtre ; appendices fauves. Pieds d’un fauve pâle. Hanches antérieures blanchâtres ; quatrième article des tarses antérieurs noir , à base fauve , muni extérieurement d’un appendice noir , ovale et comprimé , inséré vers le milieu de l’article , et s’étendant jusques vers l’extrémité ; pelottes très-petites , blanchâtres ; tarses postérieurs noirs ; premier article fauve. Balanciers jaunes. Ailes hyalines; nervure transversale droite.
Femelle : Épistome d’un gris olivâtre. Abdomen sans bords bruns. Pieds simples.
Rare. Un individu mâle que j’ai reçu de M. Vonwinthem a l’abdomen assez velu ; ceux de ce pays l’ont nu. PORPHYROPS ; Porphyrops.
Porphyrops , Meig. — Dolichopus , Lat. , Fab. , Wiedem. —
Musca , Gmel.
Épistome des mâles étroit. Front enfoncé. Palpes arrondis, fort ciliés. Troisième article des antennes comprimé , plus ou moins ovale , pointu ; style inséré à l’extrémité ou près de l’extrémité , allongé , incliné , velu. Yeux velus.
Organe copulateur des mâles à base courte ; appendices
extérieures filiformes , velues du côté extérieur ; deux autres petites appendices lamelliformes, cornées, oblongues, nues, situées sous les premiers. Pieds de longueur médiocre ; nervure interne de la première cellule postérieure des ailes ordinairement fléchie. (PL i ,j%. 7.)
Après avoir décrit les Dolichopodes dont le troisième article des antennes est arrondi , toutes les autres vont nous offrir cet article ovale plus ou moins allongé. Celles qui se rapprochent le plus des précédentes sont les Porphyrops. Meigen , qui a institué ce genre , lui a assigné pour caractères la forme pointue du troisième article des antennes, le style d’une seule pièce qui l’accompagne et les yeux velus. Cependant le premier s’affaiblit dans quelques-uns ; le second me paraît peu exact , ayant aperçu dans d’autres deux articles au style ; et le troisième n’est guères plus propre à distinguer ce genre , par la raison qu’il n’est pas apparent dans les petites espèces. Il en résulte que les Porphyrops , tels que les a caractérisés leur fondateur , se confondent quelquefois avec le genre Médétère ; et je crois devoir proposer un léger changement dans la circonscription de ces deux genres, afin d’éviter cette confusion. Meigen a subdivisé les Porphyrops en trois sections, d’après les diverses insertions du style des antennes, à l’extrémité, ou près de l’extrémité , ou à la base du troisième article. En reportant cette dernière section parmi les Médétères dont le style est également dorsal, ces deux genres me paraissent distingués par un caractère plus constant , moins difficile à apercevoir ; et de plus , les espèces que comprend cette troisième section sont précisément celles qui , par la forme du troisième article des antennes et par leur faciès, ont le plus de rapports avec ce dernier genre.
Les principales espèces de Porphyrops joignent aux
riches couleurs qui ornent toute la famille , une nouvelle parure dont l’éclat ajoute encore à leur beauté ; c’est une espèce de glacis d’un blanc satiné qui revêt, soit l’abdomen seul , soit tout le corps , et dont les reflets argentins se mêlent de la manière la plus agréable au vert doré qui les décore. La belle couleur pourpre de leurs yeux a donné lieu au nom qu’ils portent, i. Style des antennes inséré près de l’extrémité.