‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 284 sur 666 · Hydrophore des troncs ; H . truncorum · texte numérisé non relu

Hydrophore des troncs ; H . truncorum

Cendré. Épistome bleu ou vert inférieurement. Thorax a trois bandes. Pieds noirâtres ; genoux jaunes. Medeterus truncorum , Meig. 4 •> 67.

Long. 1 1.

Mâle : D’un cendré légèrement roussâtre. Épistome gris dans sa partie supérieure , d’un vert métallique ( bleu suivant Meigen) daijs l’inférieure avec un sillon de chaque côté. Thorax à trois bandes d’un brun clair peu distinctes ( verdâtres suivant Meig. ). Abdomen gris ; appendices courtes. Pieds d’un brun noirâtre ; genoux noirs.

Rare.

MÉDÉTÈRE ; Medeterus.

Medeterus , Fischer , Meig. — Dolichopus , Fab. , Lat. , Fall. — Musca , Fab. Ent. syst. , Gmel. , Panz.

Tête un peu arrondie postérieurement. Trompe épaisse et saillante. Palpes larges , tantôt ciliés , tantôt nus. Épistome des mâles étroit , quelquefois linéaire , élargi dans la partie supérieure ; celui des femelles large , souvent divisé par une ligne élevée, transversale, vers la moitié de sa hauteur. Premier article des antennes ordinairement conique ; troisième ovale , quelquefois pointu dans les mâles , légèrement velu ; style inséré vers la base du

troisième article , ordinairement Inarticulé ; premier article court et horizontal; deuxième allongé et incliné.

Abdomen souvent assez court ; organe copulateur des mâles souvent peu distinct ; deux appendices ordinairement filiformes. Pieds allongés et menus , surtout les postée rieurs ; cuisses ordinairement nues ; jambes ordinairement peu garnies de pointes. Nervure interne de la première cellule postérieure peu fléchie ; souvent un point convexe à la surface supérieure et sur la nervure interne de la première cellule postérieure. (Pl. i , fîg. 5.)

Par les motifs énoncés à l’article Porphyrops, nous admettons un changement aux caractères donnés aux Médétères par Meigen , et , à la forme ordinairement ovale du troisième article des antennes , à la conformation Inarticulée du style, nous ajoutons l’insertion de ce style sur le dos de l’article , ce qui distingue plus nettement ce genre, et permet d’y comprendre plusieurs Porphyrops de Meigen , qui nous paraissent appartenir très-naturellement aux Médétères.

Ce genre est généralement composé de petites espèces qui attirent peu les regards , mais dont l’organisation , vue de près , offre dans sa délicatesse extrême plusieurs particularités plus ou moins remarquables. Le troisième article des antennes est ordinairement allongé dans les mâles , et la hase du style s’allonge de même pour en atteindre l’extrémité , et prendre de - là une direction inclinée. Les jambes des mâles se hérissent quelquefois de cils ; elles sont tantôt dilatées, tantôt arquées ou torses, et , leur offrant plus de moyens de saisir les femelles , semblent n’être ainsi formées que pour suppléer au peu de développement des organes copulateurs. Les ailes pré-, sentent souvent vers l’extrémité un point convexe à la sur face supérieure, concave à l’inférieure, qute nous n’avons

observé dans aucune autre aiîe d’insectes. Nous avions pensé qu’il pouvait provenir du contact des genoux postérieurs ; mais il est facile de voir qu’ils n’arrivent pas si avant.

Plusieurs espèces plus grandes s’écartent du type générique par d’autres modifications. Aux couleurs sombres de la livrée ordinaire , quelquefois entièrement privée d’éclat métallique , le Médétère royal oppose la plus riche parure. Le Rostratus présente une trompe très-épaisse et fort saillante ; et c’est cet insecte que MRI. Latreille et Fischer ont vu élargir l’ouverture de cet organe et y introduire sa proie qu’il semble avaler. Enfin le Notatus mâle est très-remarquable par les appendices des jambes antérieures , par la brièveté de l’abdomen , et surtout par la conformation bizarrement insolite de l’organe copulateur.

Les Médétères vivent , les uns sur les herbes , les autres sur les troncs des arbres et sur les murs. Ils paraissent la plupart dans les mois de juillet et d’août; quelquesuns jusqu’au mois d’octobre. Dans plusieurs petites espèces , la même année voit naître deux générations , l’une au mois de mai, l’autre en août, s. Médétère royal; M. regius , Meig.

D’un vert métallique paie. Abdomen à bandes noires. Dolichopus regius , Fab, Syst. antl, 267 , 5. Lat. G en.

Cl'USt. 4, 202.

Musca virens , Panz. g4 , 16.

Long. 3 lignes.

Mâle : d’un vert métallique. Trompe et palpes noirs à reflets blancs. Epistome large à reflets blancs ; partie inférieure convexe. Antennes noires. Thorax à reflets blancs ; quatre bandes d’un brun cuivreux; les deux latérales interrompues ; l’intervalle entre les intermédiaires olivâtre. Bord antérieur et côtés des quatre premiers

segmens de l’abdomen à. reflets blancs ; bord postérieur noir; les derniers noirs à reflets cuivreux; appendices filiformes, noires à longs poils roussâtres. Pieds longs , d’un vert métallique obscur ; hanches antérieures longues; tarses noirs ; deuxième article des antérieurs plus court que les suivans , muni de petites pointes en-dessous. Balanciers jaunes. Ailes hyalines ; bord extérieur noirâtre vers l’extrémité ; une tache noirâtre dans la première cellule postérieure vers les deux tiers de la longueur ; un petit point blanc à l’extrémité , bordé intérieurement de brun.

Femelle : épistome d’un bleu d’acier en-dessous , vert en-dessus. Palpes d’un gris noir , bordés de blanchâtre. Les ailes n’ont que la petite tache noirâtre du milieu. Deuxième article des tarses antérieurs de la longueur des suivans.

Assez rare, sur les murs, au mois d’octobre.

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