Sybistrome discipède ; S, discipes , Meig
D’un vert métallique obscur. Style des antennes long, sans renflemens. Tarses antérieurs des mâles dilatés et arrondis à l’extrémité.
Dolichopus discipes , Ahrens, faun, cur. 4? 24. Lehmann
dissert. 4°*
Long. 2 f 1.
Mâle : épistome très-étroit, blanc ainsi que les palpes et le front. Antennes noires ; troisième article trigone , pointu; style inséré au milieu du dos; premier article une fois plus long que le second , et formant un angle obtus avec celui-ci. Organe copulateur à base ferrugineuse ; appendices lamelliformes , petites , blanchâtres , bordées de noir; deux appendices intérieures filiformes, jaunes, à longs poils. Pieds allongés, jaunes ; tarses antérieurs : quatrième et cinquième articles noirs ; le dernier élargi en forme de disque ; tarses postérieurs noirâtres , à l’exception du premier article. Balanciers blancs ; ailes obscures.
Femelle : épistome assez large. Premier article du style des antennes plus court que le second , et ne formant pas d’angle.
DOLÏCHOPE ; Douchopus.
Dolichopus y Lat. , Fab. Syst antl. , Harris, Meig. , Fai!.,
Wiedem. — Nemolelus, Deg. Rhagio , Schr. — Musc a ?
Linn. ,Gmél., Geoff. , Fab0 Spec. ins., ent. syst., Panz.
Epistome assez large dans les mâles , plus large dans les femelles. Palpes petits , arrondis , à cils peu distincts. Troisième article des antennes cordiforme , un peu comprimé ; style dorsal allongé , pubescent. Organe copulateur des mâles grand, allongé, accompagné, i.° de deux grandes appendices lamelliformes , ovalaires , membraneuses , munies inférieurement de soies longues , roides , recourbées en crochets du côté intérieur ; 2° de deux autres appendices insérées entre ces derniers , courtes , inarticulées ; premier article étroit à la base , épaissi vers l’extrémité , arqué en-dedans ; deuxième article fort court , menu et dirigé en-dehors ; 3.° de deux autres appendices insérées à l’extrémité de la rainure. Hanches munies de soies vers l’extrémité en-devant ; cuisses nues ; jambes , et surtout les postérieures , munies de soies du côté extérieur. Nervure interne de la première cellule* postérieure des ailes fléchie. ( PL 1 , fig. 7. )
Ce genre, institué primitivement par M. Latreille pour la famille entière, dont à la vérité un bien petit nombre d’espèces étaient connues, et renfermé maintenant dans les bornes étroites des caractères génériques ci-dessus énoncés, est cependant fort nombreux encore. Très-facile à distinguer des autres, surtout par la forme de l’appareil copulateur des mâles , il se diversifie , non par la forme et la couleur générale du corps , qui sont assez constantes , mais par la combinaison des couleurs et quelques modifications peu importantes que présentent divers organes. Les antennes sont tantôt noires et tantôt fauves à extrémité noire °7 le dernier arîicle , ordinairement
arrondi , s’allonge quelquefois en pointe aiguë ; et le style qui l’accompagne devient parfois distinctement velu ; l’épistome , terne dans les femelles , brille d’un blanc argenté ou d’un jaune d’or dans les mâles ; la trompe s’allonge en tube dans une seule espèce qui se rapproche fort du genre Ortochile ; le front, le thorax et l’abdomen dont le vert le plus éclatant est la livrée ordinaire , prennent dans quelques-uns le bleu d’acier, ou une nuance intermédiaire. L’organe copulateur , plus apparent que dans aucun autre Diptère , surtout par les deux larges serres armées d’ongles recourbés qui l’accompagnent , se diversifie par la grandeur et par la couleur tantôt jaune , tantôt noire , de ces appendices. Un examen approfondi montre de semblables modifications dans les autres parties plus tenues de cet appareil si développé. Les pieds varient également de couleur, et quelques légères modifications dans la forme , qui sont l’attribut des mâles , les rendent peut-être les auxiliaires de l’organe générateur. Les tarses de chacune des trois paires ont à leur tour une partie de leurs articles dilatés et ciliés. Tantôt c’est le premier de ces articles , et alors la jambe est beaucoup plus menue et un peu plus allongée que les autres ; d’autres fois ce sont les derniers , et dans ce cas , au lieu de la jambe c’est le premier article qui est aminci et allongé. Enfin les ailes se modifient par la flexion plus ou moins prononcée de la nervure interne de la première cellule postérieure, par la couleur tantôt hyaline , tantôt rembrunie , et quelquefois par une jolie tache blanche qui se dessine sur un fond obscur , et relève la beauté de l’insecte.
Les Dolichopes commencent à paraître au commencement du mois de mai , et nous cessons de les voir vers la fin d’août. Nous les trouvons dans les jardins ,
les bois et les prairies. Ils se tiennent le plus souvent sur le feuillage des arbrisseaux ; quelques espèces se posent sur les herbes ; d’autres , en petit nombre , sur les fleurs de quelques plantes ombellifères. Enfin, Geoffroy a observé que le Dolichope noble a la faculté de courir sur la surface des eaux comme la Punaise hydromètre. Ils paraissent aimer les rayons du soleil , et ils n’y brillent pas moins que ces gouttes de rosée qui prêtent tant d’éclat et de fraîcheur au matin d’un beau jour. Ils font leur nourriture des petits insectes ; mais quelques espèces vivent du suc des fleurs ; ils abondent particulièrement dans les lieux aquatiques , par la raison peut-être que les larves se développent plus heureusement dans une terre humide. Celle du Dolichope à crochets, observée par Degeer, est blanche , menue , lisse , luisante , longue d’environ huit lignes. La tête est de forme variable et ordinairement enfoncée dans le premier segment. Lorsqu’elle s’allonge, il paraît antérieurement deux petits tubercules bruns qui peuvent se mouvoir comme des mandibules , et qui s’unissent intérieurement à deux longs vaisseaux noirs qui s’étendent jusqu’au troisième segment où ils s’élargissent. On remarque une petite pointe entre les mâchoires et une petite pièce triangulaire, noire, au premier segment. Le corps atténué antérieurement est formé de douze segmens dont le dernier est ridé longitudinalement. Il se termine par deux crochets et il est muni sur le dos de deux élévations charnues, au côté intérieur desquelles est un point fauve , et qui communiquent à deux vaisseaux d’un blanc argenté, s’étendant intérieurement le long du dos. L’on ne peut méconnaître à ces traits des stigmates avec leurs trachées. Les segmens ont en-dessous de fausses pattes charnues. Les nymphes sont d’un hlanc jaunâtre, beaucoup plus courtes et plus épaisses que les larves. On
reconnaît sous leur enveloppe toutes les parties du corps de l’insecte parfait. En avant de la tête , on distingue plusieurs petites pointes ferrugineuses dont les deux intermédiaires sont plus longues et ressemblent aux deux mandibules d’un bec d’oiseau. Au bord antérieur du thorax se trouvent deux espèces de cornes assez longues, recourbées en S , déprimées au milieu , pointues à l’extrémité 9 et prolongées par une appendice filiforme qui fait un angle avec la corne qui lui sert de base. L’abdomen est conique , obtus, de neuf segmens. Du deuxième au huitième, il y a au-dessus de chacun une rangée transversale de soies rougeâtres ; ces nymphes , et surtout leur abdomen , sont dans une agitation continuelle.
i. Dolighope noble; D. nohilitatus , Lat. , Fab. , Meig.t
Fall.
Ailes obscures à extrémité blanche.
Salyra nobilüata , Meig. Kl. 3.
Bhagio nobilüata , Schr. Faun. boic. 3, ioo, 2397.
Musca nobilüata7 Linn., Gmel. , Fab. Spec. ins. , Ent. syst.
Musca N.° 55. Geoff.
Long, 2. y J.
Mâle : d’un vert métallique doré. Trompe noire. Palpes et épistome d’un blanc argenté. Front d’un vert métallique ; une petite tache jaune de chaque côté du bord antérieur. Antennes noirâtres. Côtés du thorax ardoisés. Organe copulateur noir; appendices brunes à la base, très-larges, triangulaires, terminées en pointe allongée. Pieds fauves, hanches ardoisées ; antérieures jaunes , argentées en avant ; tarses noirâtres ; jambes postérieures terminées de noir. Balanciers d’un jaune clair. Moitié postérieure des ailes brune ; une petite tache blanche à l’extrémité.
Femelle : épistome de la même largeur ; ailes moins brunes ; tache blanche moins distincte.
Assez commun. Suivant Geoffroy , il court très-bien sur la surface des eaux dormantes et tranquilles.
2. Dolichope à lamelles noires ; JD. nigrilamellatus , Nob. Epistome blanc ; antennes, appendices de l’abdomen et
pieds noirs.
Long. 2 7I.
Mâle : Palpes gris. Epistome et front blancs. Antennes noires. Thorax d’un vert doré ; bord antérieur et côtés à reflets blancs ; quatre lignes d’un vert un peu glauque , dont les latérales sont peu distinctes. Côtés de l’abdomen à reflets blancs : organe copulateur noir à reflets blanchâtres; appendices noires, étroites, à soies très-denses. Pieds noirs ; hanches à reflets argentés. Balanciers d’un blanc jaunâtre. Ailes légèrement obscures.
Femelle : palpes noirs. Epistome plus large , et abdomen simple.
Rare , aux mois de mai et juin.