Sciophile vitripenne ; S. vitripennis, Meig
Noire. Thorax blanchâtre sur les côtés.
Long. 2 1.
Tête noire. Palpes jaunes. Antennes noirâtres, avec les quatre ou cinq premiers articles jaunes. Thorax noir, avec les côtés couverts d’un duvet blanchâtre. Ab domen noir en dessus, jaune en dessous. Pieds jaunes ; cuisses postérieures terminées de noirâtre ; jambes et tarses obscurs. Balanciers jaunes. Ailes hyalines ; nervures comme dans l’espèce précédente.
Rare.
g. Sciophile cendrée ; S. cinerascens. Nob.
D’un gris cendré. Ailes sans tache.
Long. 2 - J.
D’un gris roussâtre. Les trois premiers articles des antennes jaunes. Pieds jaunâtres pâles. Ailes sans tacher; deuxième cellule postérieure à long pédicule.
Rare.
PLATYUilE; Platyuba.
Platyura, Meig. — Ceroplatus 3 Bosc., Lat., Fab., Cuv., Coqueb., Walckenaer. — Rhagio, Sciara, Fab. — Adnduiumy Lat., Lam.
Tête un peu plus étroite que le thorax , assez aplatie en
avant. Front large. Trompe légèrement avancée, charnue, épaisse ; lobes terminaux velus ; lèvre supérieure étroite , aplatie, pointue. Palpes avancés, recourbés, ordinairement de quatre articles ; les trois premiers d’égale longueur ; le quatrième un peu plus long. Antennes avancées , arquées , comprimées, de la longueur du thorax; les deux premiers articles distincts des autres; le premier cylindrique, le deuxième arrondi , les autres plus ou moins comprimés et légèrement velus. Yeux ronds , un peu allongés. Trois yeux lisses sur le front, inégaux, rapprochés et disposés en triangle.
Thorax élevé. Dans quelques espèces, quatre lignes enfoncées , peu distinctes ; écusson petit , arrondi. Abdomen mince , comprimé , ordinairement un peu élargi vers l’extrémité. Hanches fort allongées; jambes nues, terminées par deux fortes pointes. Ailes obtuses ; cellule médiastine atteignant l’extrémité de l’aile ; deux marginales ordinairement terminales; la première élargie à la base, la deuxième petite et triangulaire ; discoïdaie large , rétrécie aux deux extrémités. (PI. 2, fig. 3).
La nudité des jambes et la disposition des nervures des ailes sont les principaux caractères qui distinguent ce genre, d’ailleurs très-voisin du précédent. Nous y comprenons , à, l’exemple de M. Meigen , l’espèce singulière dont M. Bosc a formé le genre Céropîate , caractérisé par des palpes formés d’un seul article distinct. M. Latreille , en adoptant ce genre, a exprimé de l’incertitude sur la réalité de ce caractère , et M. Meigen, qui décrit l’insecte d’après Wiedemann , le révoque également en doute. Cependant le seul individu que j’ai pris m’a offert des palpes très-courts, ovalo-coniques, qui m’ont paru réellement formés d’un seul article. Il est toutefois possible qu’il y en ait plusieurs ; mais il est au moins certain que cet organe n’a pas la même forme que dans les Platyures proprement dit. Au surplus, comme cet insecle
n’en diffère pas sous d’autres rapports , je crois devoir le comprendre dans le même genre.
On attribue à cette espèce les larves qui ont été observées par Réaumur sur l’agaric du chêne. Ces larves sont diaphanes et toujours enduites d’une matière visqueuse. Elles ne montrent distinctement aucun organe , a l’exception de deux crochets qui paraissent quelquefois à la bouche , et de quatre petites cornes aérifères à la partie postérieure du corps. Elles vivent sur la surface inférieure de l’agaric, et semblent ne se nourrir que du fluide aqueux qui en transsude. Munies d’une filière à la bouche , elles ont l’instinct de revêtir d’une couche soyeuse le plan sur lequel elles reposent. En marchant, elles sont assujéties à tapisser l’espace qu’elles ont à parcourir. Lorsqu’elles se fixent, elles construisent un pavillon qui les recouvre entièrement. Enfin, au moment de se transformer en nymphes , elles ne se retirent pas dans la terre , mais elles se filent une coque sans quitter l’agaric. Les nymphes sont blanches ; leurs pieds s’étendent jusqu’à l’extrémité du corps.