‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 331 sur 666 · Ascie cuivreuse; A. œnea, Meg., Meig · texte numérisé non relu

Ascie cuivreuse; A. œnea, Meg., Meig

Abdomen noir antérieurement , d’un vert doré postérieurement. Ailes obscures.

Long. 2, 2 [ 1.

Femelle : épistome grisâtre. Troisième article des antennes jaune en-dessous. Thorax d’un vert bleuâtre, obscur. Abdomen brièvement pointu; les deux premiers segmens d’un noir bleuâtre , à reflets verts sur les côtés et au bord antérieur du troisième segment ; les autres d’un vert doré ; ventre jaune, à extrémité noirâtre. Pieds jaunes; cuisses antérieures et intermédiaires à moitié antérieure noire ; postérieures d’un noir métallique, à base et extrémité jaunes; jambes à anneau brun ; premier , quatrième et cinquième articles des tarses obscurs. Balanciers jaunes ; base du pétiole brun. I

M. Meigen soupçonne que cette espèce n’est que la femelle de VA. nitidula qui n’en diffère guères que par les ailes hyalines.

Je l’ai trouvée une fois au mois de mai.

PSILOTE ; Psilota.

Psilota , Meig., Lat. Fam. nat. , St.-Farg. et Serv. Encyc.

Épistome concave , avancé inférieurement. Antennes insérées sur une saillie du front ; troisième article ovale , allongé. Yeux velus.

Abdomen ovale. Pieds postérieurs un peu allongés ; jambes postérieures légèrement arquées. Cuillerons petits. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale droite ; première postérieure terminée en pointe aiguë ; troisième discoïdale terminée par une nervure perpendiculaire à ses côtés. ( PI i 4. )

Après les Syrphies qui s’éloignent de la conformation ordinaire par la forme rétrécie de l’abdomen, nous commençons la nombreuse série de celles qui réunissent les caractères suivans : antennes plus courtes que la tête ; style

de cet organe nu ou légèrement cilié. Cellule sous-marginale des ailes non sinueuse. Épistome plan ou concave. Ce groupe renferme les genres dont l'organisation paraît encore la plus simple , quoiqu’elle se rapproche graduellement de celles des tribus supérieures. Le petit genre Psilote me paraît ouvrir cette série par la disposition des nervures des ailes qui , semblables à celles des Conopsaires et d’une partie des Muscides , commencent à prendre le caractère propre aux Syrphies, La première cellule postérieure est fermée par la courbure de sa nervure interne , et la troisième discoïdale est terminée par une nervure perpendiculaire à ses côtés.

Ce genre , fondé par M. Meigen , est très-voisin des Pipizes, Il a été adopté par M. Latreille dans ses familles naturelles où il est placé parmi les Syrphies à proéminence nasale. Ce caractère ne me parait pas exact. Le nom générique est peu significatif. Se rapporte-t-il aux petits poils du corps ou des yeux? mais tant d’autres Syrphies en présentent de semblables que ce n’est pas une marque distinctive.

Une seule espèce , dont la femelle seule est connue , constitue jusqu’ici ce genre.

Psilote anthracine ; P. anthracina , Meig.

Long. 3 1.

Femelle : épistome et front d’un noir bleuâtre, très-poli et enfoncé. Ce dernier à petite ligne enfoncée, longitudinale. Thorax et abdomen d’un noir bleuâtre, luisant, à poils très-courts. Pieds noirs ; tarses à petits poils fauves. Ailes hyalines ; base légèrement jaunâtre , ainsi que le stigmate. (P/, i , Jig. 4« )

Un seul individu découvert par M. Meigen sur les fleurs, et quelques autres, trouvés dans la collection de Baumhauer? sont tout ce qui est connu de cette espèce. Je la porte avec doute parmi les Syrphies de ce pays.

PIPIZE ; PipizA.

Pipiza, Fall., Meig. beschr. , Lat. Fam. nat., St.-Farg. et Serv. encyc. — Chrysogaster , Meig, Kl. — Mulio , Fab. Syst. antl. — Eristalis , Fab. Syst. antl. — Mile sia , Lat. gen. — - Syrphus , Fab. Spec. ins., ent. syst., mant. , Panz. — Musca , Linn. , Gmel. , Schr.

Tête légèrement conique dans les mâles ; ouverture de la bouche petite et ovale ; lèvre supérieure profondément échancrée ; soies maxillaires et palpes fort courts ; ces derniers cylindriques , obtus , munis antérieurement de petits poils. Épistome plan , sans prolongement. Antennes ordinairement plus courtes que la tête ; troisième article tantôt ovale, tantôt étroit, allongé. Yeux velus.

Abdomen souvent allongé, elliptique. Pieds velus; postérieurs plus longs que les autres ; cuisses postérieures quelquefois légèrement renflées. Cuillerons petits. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale des ailes droite ; première postérieure à extrémité presque droite, émettant une nervure rudimentaire qui n’atteint pas le bord de l’aile ; troisième discoïdale tantôt oblique, tantôt presque perpendiculaire à ses côtés , émettant également une nervure. (PI. i ,Jig. 5,6.)

La forme plane de l’épistome et une disposition moins simple des nervures des ailes, sont les principaux caractères qui distinguent ce genre du précédent. Les Syrphies qui le composent n’offrant dans leur organisation rien qui ne se retrouve dans d’autres membres de cette famille, ont été réunies aux Éristales par Fabricius, aux Milésies par Latreille , aux Chrysogastres par Meigen dans sa classification, avant que Fallèn ne les eût constituées en genre sur un ensemble de caractères qu’elles présentent seules réunis.

Les Pipizes , assez nombreuses en espèces , offrent de

légères modifications dans plusieurs de leurs organes. Le troisième article des antennes varie dans sa longueur ; il égale quelquefois , avec les deux autres , la longueur de la tête , et ressemble fort alors à celui des Paragues. L'abdomen , ordinairement assez allongé , se raccourcit dans un petit nombre. Il est dans les uns unicolor , noir ou verdâtre, orné dans les autres d’une bande jaune ou fauve, entière ou interrompue , transparente , et qui a sans doute paru phosphorescente à Linnée dans l’espèce qu’il a nommée Musca noctiluca. Dans la conformation des pieds on observe, tantôt un léger renflement des cuisses postérieures , tantôt les tarses ont un ou plusieurs articles très-menus. Une espèce se fait remarquer par une saillie aux jambes intermédiaires. Les ailes ont la nervure qui termine la première cellule postérieure oblique dans les uns , sinuée et perpendiculaire à ses côtés dans les autres. Les petites nervures terminales varient également. De plus, les principales espèces sont remarquables par une grande tache noire qui occupe le milieu de l'aile , et qui a donné lieu à plusieurs noms spécifiques , tels que funebris , lugubris , luctuosa .

Ces Syrphies fréquentent les fleurs et les buissons, particulièrement dans les bois. Leur nom fait allusion au bourdonnement qu elles font entendre.

ï. Nervure postérieure de la première cellule postérieure oint sinuée , oblique. (PL i, fig. 5. ) a. Abdomen h bande jaune ou fauve.

i. Pipïze fasciée ; P. fasciata , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc.

Noire. Deuxième segment de l’abdomen à large bande , et troisième à ligne interrompue , fauves.

Long. 4 1 5 h

Femelle : épistome noir , à poils d’un jaune pâle; bord interne des yeux blanc en-dessous, noir en-dessus. Front

d’un noir luisant , à tache d’un blanc grisâtre. Antennes brunes , plus courtes que la tête. Thorax noir , à poils fauves , luisans. Abdomen noir , à poils fauves ; deuxième segment à large bande fauve n’atteignant pas les bords ; troisième à ligne fauve , interrompue , tronquée obliquement ; ventre comme le dos , mais sans ligne au troisième segment. Cuisses noires à extrémité fauve ; postérieures légèrement renflées ; jambes fauves intérieurement , changeant en brun postérieurement ; tarses fauves. Balanciers d’un jaune pâle. Cuillerons blancs. Ailes à base hyaline, brunes au milieu ; extrémité brunâtre ; stigmate obscur. (PL 5.)

Rare.

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