‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 363 sur 666 · Chéilosie glauque; C. glaucia · texte numérisé non relu

Chéilosie glauque; C. glaucia

Thorax et écusson noirâtres. Abdomen à trois bandes de duvet blanchâtre, interrompue ; la première plus large. Syrphus glaucius , Fab. Spec. ins. 2. 43i. 53, ent. Syst. 4- 804.97, Mant. 2. 34o. 61 , Meig. beschr. 3. 3i5. 61. Scœva glaucia , Fall. Syrph. 4*- 8, Panz. Faun. Germ.

Eristalis glaucius , Fab. Syst. antl, 243. 49- Elophilus glaucius , Lat, Gen. 4* 324.

Conops glaucius , Scop. carn. 966.

Musca glaucia , Linn. Syst. nat. 2. 986. 4?? Faun. Suec. i8i3, Gmel. Syst. nat. 5. 2874. 47*

Long. 4 1.

Mâle : épistome prolongé inférieurement plus que dans les autres espèces , renflé vers l’extrémité , noir, à duvet blanchâtre et bande noire, étroite. Front brun. 3. e article des antennes un peu tronqué à l’extrémité , d’un fauve brun ; style pubescent , fauve, à extrémité noirâtre. Yeux nuds. Thorax noir, à deux lignes grisâtres ; côtés de la même couleur ; écusson noir. Abdomen assez étroit, droit, d’un nonvelouté ; 2.e, 3.c et 4.e segmens à bande légèrement interrompue de duvet tantôt blanchâtre , tantôt d’un gris bleuâtre , au bord antérieur; celle du 2.e un peu plus large. Pieds noirs; jambes antérieures à articulations jaunâtres. Balanciers blancs. Ailes légèrement brunâtres; Stigmate brun.

Femelle : front noirâtre, à bords blanchâtres.

Rare , en été.

Cette espèce diffère des autres par la forme del’épistome et des antennes ; cependant elle me paraît appartenir aux Chéïlosies plutôt qu’aux Syrphes, dont le 3.e article des antennes est ovalaire.

DOROS ; Doros.

Boros , Meig. Kl., Lat. Fam. nat. — Syrphus, Meig. béschr., St.-Farg. et Serv. Encyc. Lat. Gen., Panz., Fab. Spec. ins., ent. Syst. ■ — Baccha , St.-Farg. et Serv. Encyc, — Milesia, Fab. Syst. Antl. — Erislalù , Fab. Syst., Antl. — Scœva , Fall. — Mulio , Fab. ent. Syst. supp.t — Musca , Linn. , Gmel. , Deg. , Geoff. , Sclir.

Tête obtusément conique. Trompe épaisse ; soies maxillaires et palpes atteignant à peine le sixième de la longueur de la lèvre supérieure. Epistome convexe, à proéminence au milieu; bord postérieur delà bouche peu ou point saillant. Front fort saillant antérieurement, dans les mâles, large en avant et fort étroit postérieurement , dans les femelles. Antennes insérées sur la saillie du front , assez écartées l’une de l’autre à la base ; troisième article orbiculaire ; style inséré près de la base, pubescent. Yeux nuds.

Thorax bordé latéralement de jaune. Abdomen plus ou moins rétréci à sa base. Pieds menus. Cuillerons petits , doubles. Balanciers découverts. Cellule sous-marginale des ailes droite; première postérieure émettant, ainsi que la troisième discoïdale , une nervure terminale. ( PI. z , f. 2. ) Le genre Doros a été fondé par M, Meigen , dans sa classification des Diptères, en faveur d’une Syrphie qui a été réunie successivement à un grand nombre de groupes génériques sans se trouver à sa place naturelle; c’est la Musca Conopsea , de Gmelin , remarquable par la base rétrécie de f abdomen. Elle se rapproche des Syrphes de M. Meigen

plus que d’aucun autre genre , et ce célèbre entomologiste l’y a même placée dans son grand ouvrage. Cependant, outre le caractère tiré de l'abdomen , elle en diffère par la forme légèrement conique de la tête, par le rétrécissement postérieur du front dans les femelles , par la brièveté des soies maxillaires et des palpes, parla figure orbiculaire du troisième article des antennes. Ce genre me paraît donc devoir être maintenu , et M. Latreille en a jugé de même dans ses familles naturelles. De plus, j’y réunis deux autres espèc es , les S, f estions ei ornalus , de Meigen , qui , à la vérité, n’ont pas l’abdomen aussi rétréci à la base, mais dont tous les autres caractères sont entièrement semblables, même les lignes latérales du tliorax , les bandes de l’abdomen et le bord obscur des ailes , ce qui leur donne la plus grande affinité avec la- première.

Les Doros sont ornées de couleurs plus vives que les Syrphes , et cela leur donne avec les guêpes une espèce de ressemblance qui inspire quelque crainte lorsqu’on les saisit avant de les reconnaître.

On les trouve sur les fleurs, i. Doros conopsoïde; D. conopseus , JVIeig. Kl.

Noir. Abdomen à z.e segment long et étroit; quatre bandes jaunes ; la première arquée , interrompue. Ailes à bord extérieur testacé.

Baccha conopsea , St.-Farg. et Serv. Encyc. t. 10. S21. Syrphus conopseus , Meig. beschr. 3. 296. 35, Fab. ent.

Syst. 4* 297- 69, Spec. ins. 2. 429- 38, Mant. 2. 338.

45, Lat. Gen. 4* 3^5, consid. gén. 443.

Syrplms coarctatus , Panz. Faun. Germ. Ifi. 22.

Scœva conopsea, Fall. Syrph. 3 7. 2.

Milesia conopsea , Fab. Syst. antl. 195. 29.

Mulio conopseus , Fab, ent. Syst. supp. 569. 6.

JVlusca conopsea , Gmel. Syst. nat. 5. 2868. 21 , Schellenb.

g. d. m. tab. 10 , f. 1 .

Long. 6, 7. 1.

Mâle fnoir. Epistorae d’un brun obscur, à proéminence jaune; côtés à bandes jaunes qui s’élargissent et se réunissent sous les antennes. Front d’un noir luisant ; une bande jaune de chaque côté. Antennes d’un brun rougeâtre; style velu. Thorax à bande jaune de chaque côté; écusson d’un brun jaunâtre; abdomen d’un noir à peu près mat 7 à léger duvet roussâtre; premier segment très-court; 2.e allongé, cylindrique, étroit; milieu à bande jaune, large sur les côtés, arquée, interrompue au milieu; 3.e élargi vers l’extrémité , convexe , à bande jaune , étroite , au bord antérieur; 4-e large, à bande jaune, étroite, au bord antérieur, et une autre un peu plus large au bord postérieur ; 5.e obtus, à bande jaune, étroite, au bord antérieur qui est souvent caché par le bord postérieur un peu relevé du 4»e Pieds fauves ; cuisses noires , à extrémité fauve ; jambes à anneau brun vers l’extrémité; tarses bruns, à extrémité noire. Cuillerons très-petits, balanciers noirs, à tête fauve. Ailes presqu’hyalines; une bande d’un brun rougeâtre au bord extérieur, interrompue au milieu.

Femelle : deuxième segment de l’abdomen à bande moins large. Cuisses fauves , à base noire.

Rare.

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