‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 396 sur 666 · Mant. 2. 33y. 3o · texte numérisé non relu

Mant. 2. 33y. 3o

Syrplius semirufus , Fab. Ent. syst. 4* 3oi. 85.

Musca fallax , Linn. Syst. nat. 2. 985. 35, Faun. suec. 1802, Gmel. Syst. nat. 5. 2871. 35.

Long. 5 f 1.

Mâle : épistome fauve , à reflets blanchâtres sur les côtés ; bande noirâtre ; vertex noir. Antennes à base obscure et troisième article fauve. Thorax noir, à légers reflets verts

( aS9 )

et petits poils blanchâtres. Les deux premiers segmens de l'abdomen noirs ; les autres fauves. Cuisses noires ; jambes brunes , à base et extrémité fauves ; tarses fauves , à extrémité noire. Ailes grisâtres , jaunâtres au bord extérieur.

Femelle : les trois premiers segmens de l’abdomen noirs.

De l’Europe septentrionale.

BRACHYOPE; Brachyopa.

Brachyopa , Hoffmansegg, Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc.

— Bhingia , F ail. — Oscinis , Fab. Syst. antl. — Musca ,

Fab. Ent. syst. , Panz.

Tête plus étroite que le thorax. Ouverture buccale fort longue. Trompe épaisse ; palpes filiformes , légèrement renflés à l’extrémité et arqués. Epistome avancé postérieurement en avant. Antennes insérées sur une saillie du front ; troisième article lenticulaire ; style pubescent à la base. Yeux nuds.

Thorax un peu élargi vers le milieu. Abdomen ovale , assez court. Cuisses postérieures légèrement renflées ; jambes un peu arquées. Cuillerons petits , doubles. Balanciers découverts. Ailes une fois plus longues que l’abdomen ; cellule sous-marginale droite ; base de la première postérieure droite ; troisième discoïdale émettant une nervure terminale ; première postérieure s’étendant en pointe jusques près du bord postérieur. ( PI. 2 , fi g. 5. )

Deux genres de Syrphies , les Braehyopes et les Rhingies, se font reconnaître à la longueur des ailes , comparée à celle de l’abdomen. Ce caractère , joint à quelque rapport dans les couleurs du corps , ont engagé Fallèn à les réunir dans le même genre ; mais le comte de Hoffmansegg a trouvé avec raison cette affinité bien faible , près des dissemblances , et il a établi le genre Brachyope. En effet, ces Syrphies diffèrent des Rhingies par la forme assez étroite du corps , par celle de l’ epistome qui ne se prolonge pas

( ^Go )

en bec , par le style velu des antennes , et un peu par les cellules des ailes dont la première postérieure a la base droite.

Les Brachyopes connues appartiennent pour la plupart au nord de l’Europe. Elles sont généralement rares. M. Meigen y a compris avec doute V O sciais oleœ , de M. Latreille et de Fabricius, dont la larve, suivant Rossi , se développe dans les olives et en ronge l’intérieur.

Bràchyope bicolor ; B. bicolor , Meig., St.-Farg. et Serv. Encyc.

Thorax d’un gris cendré , à bandes obscures. Abdomen ferrugineux. Ailes sans tache.

Rhingïa bicolor , Fall. Syrph. 33. 2.

Long. 3 1.

Mâle : légèrement velu. Épistome et partie antérieure du front d’un jaune blanchâtre, soyeux ; vertex noir, à pointe antérieure blanchâtre. Antennes fauves. Thorax d’un gris cendré , obscur ; trois bandes noirâtres ; l’intermédiaire double ; écusson et abdomen d’un ferrugineux foncé , luisant ; une ligne dorsale noirâtre , sur le deuxième seg-

ment. Pieds et balanciers jaunes ; derniers articles des tarses noirâtres. Ailes hyalines ; stigmate jaunâtre. Femelle : front gris, à tache jaune antérieurement.

Un individu mâle de ma collection n’a pas de ligne dorsale sur le deuxième segment de l'abdomen.

Rare. M. de Brébisson m’en a communiqué un individu pris en Normandie, qui diffère des autres parles saillies antérieures du thorax fauves. Les ailes ont la base jaune. RHINGIE ; Rhingïa.

Rhingïa , Scopoli, Fab. , Lat. , Oliv. , Ross. , Cuv. , Panz., Walck., Lam., Schell. , Meig., 111. , Fall., St.-Farg. et Serv. Encyc. — Conops , Linn. , Schr. , Vill. — Slomoæis , Gmel. ' — Musc a , Deg.

Tête prolongée inférieurement par un bec conique , légèrement échancré à l’extrémité, formant, en-dessous, l’ouverture de la bouche. Trompe de la longueur du bec, menue , cylindrique ; lobes terminaux menus , allongés ; lèvre supérieure assez menue , un peu moins longue que la trompe ; langue et soies maxillaires aussi longues que la lèvre ; palpes soudés à ces soies jusques vers les deux tiers de la longueur ; partie libre consistant en un petit article ovale , fort court. Antennes insérées sur une légère saillie du front ; troisième article lenticulaire ; style nud. Yeux nuds.

Abdomen large , ovale ; cuillerons doubles , frangés. Balanciers à moitié couverts ; ailes une fois plus longues que l’abdomen ; cellule sous-marginale droite ; base de la première postérieure un peu oblique ; cette cellule et la troisième discoïdale émettant chacune une nervure terminale. (P/. 2 , fig. 2. )

Le prolongement de la partie inférieure de la tête en pointe conique et la longueur de la trompe qui y est proportionnée, donnent aux Rhingies un caractère si particulier , que ce genre fut un des premiers qui furent séparés des autres Syrphies. Ce développement de l’organe de la nutrition les fit regarder comme supérieurs aux autres membres de la famille , et placer en première ligne. Cependant, si l’on considère l’ensemble physiologique, cette supériorité paraît s’évanouir ; les autres organes ne participent pas à ce développement partiel , et plusieurs genres de Syrphies nous présentent une organisation généralement plus forte , quoiqu’inférieure sous le rapport de la trompe. De plus, cette espèce de bec, en apparence anomal, n’est qu’une modification plus prononcée des saillies fréquentes du bord postérieur de la cavité buccale dans cette famille ; et nous en voyons d’autres si proéminentes ,

particulièrement dans le genre Hélophile , que Fabricius en a réuni deux espèces aux Rhingies.

L’organisation de ces Syrphies offre une particularité beaucoup moins apparente , mais plus singulière que celle dont nous venons de parler. Les palpes semblent insérés sur les soies maxillaires , vers les deux tiers de la longueur de celles-ci, et ne consistent en apparence qu’en un petit article ovale , de sorte qu’en les prenant pour ce qu’ils paraissent être , ils présentent une insertion fort extraordinaire et une véritable anomalie ; mais , en regardant ces organes avec attention , l’on voit que ce qui semblait constituer les palpes en entier , n’en est que l’extrémité , et que le reste , s’étendant jusqu’à la base des soies , est soudé à leur surface supérieure. L’on s’en convainct en voyant la manière oblique dont la partie terminale des palpes s’applique aux soies par sa base , et l’on en reconnaît , dans toute sa longueur , la partie soudée , à sa couleur obscure , tandis que les soies conservent la couleur blonde qu’ont généralement ces parties écailleuses. Nous devons donc considérer ces palpes comme réellement insérés à la base des soies et suivant le mode normal , malgré l’apparence contraire.

Les Rhingies ne présentent rien de particulier sous le rapport des habitudes. Nous les voyons pendant l’été sur les fleurs , et , de préférence , sur les labiées. Elles ne sont pas connues sous la forme de larves ni de nymphes. Il paraît seulement qu’elles passent leur premier âge dans les bouzes , suivant l’observation de Réaumur qui a trouvé des individus adultes dans un poudrier rempli de cette matière.

i. Rhingie à bec ; R. rostrata , Scop. , Lat. , Fab., Oliv.,

Ross., Cuv. , Panz. , Walck. , Schell. , Meig. , 111. , Fall. ,

St. -Far g. et Serv. Encyc.

Abdomen et pieds ferrugineux.

Conops rostrata , Linn. Syst. nat. 2. 1004. 1 , Schr. Faun. boic. 2538, aust. 989.

Stomoxis rostrata , Gmel. Syst. nat. 5. 2892. 8.

Long. 4 1.

Mâle : trompe noirâtre. Épistome fauve , à extrémité obscure. Partie antérieure du front blanchâtre ; vertex noir. Antennes fauves. Thorax d’un noir luisant, à légers reflets d’un gris mat ; écusson brun. Abdomen d’un fauve ferrugineux , à bords ciliés ; premier segment noirâtre ; deuxième à tache triangulaire , dorsale , noire ; ventre jaunâtre. Pieds fauves ; hanches noires. Ailes brunâtres ; bord extérieur roussâtre. (P/. 2, fig. 2.)

Femelle : front d’un gris mat ; vertex noir. Bandes grises du thorax plus apparentes ; écusson fauve. Abdomen à bords non ciliés ; premier segment fauve , à petite tache dorsale hémisphérique , noire , au bord antérieur. Quelquefois il n’y a pas de tache au deuxième segment de l'abdomen.

Fort commun.

2. Rhin gie champêtre; R. campestris , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc.

Abdomen ferrugineux ; ligne dorsale et bord postérieur des segmens noirâtres. Pieds noirs et fauves.

Rhingia rostrata , Var. Fall. Syrph. 33. 1.

Rhingia , tab. 8. Schell. g. de m.

Musca rostrata , Deg. ins. 6. 57. 19, tab. 7. f. 21 — 23. Long. 4 1*

Semblable à la précédente , excepté : ligne dorsale noirâtre , s’étendant sur tout l’abdomen ; bord postérieur des segmens à liseré noir. Pieds noirs; extrémité des cuisses, base et extrémité des jambes, et quelquefois les tarses antérieurs , fauves.

EUMÊRE ; Eumerus.

JL umer us , Meig., Lat. Fam. nat., St.-Farg. etServ. Encyc. — Eristalis , Fab. Syst. antl. — Milesia , Lat. gen. — - Pipizct , Fall. — Syrphus , Fab. Ent. syst. , Panz. — Thereva, Fab. Syst. antl. — Musca , Geoff.

Cavité buccale sans bords saillans , assez large , rétrécie en pointe antérieurement. Trompe courte, à lobes terminaux épais , velus ; soies maxillaires de longueur médiocre (i). Palpes fort petits. Épistome uni. Troisième article des antennes presqu’orbiculaire ; style inséré entre le milieu et la base , de trois articles ; les deux premiers fort courts. Yeux tantôt velus, tantôt nuds.

Thorax à deux lignes longitudinales , blanchâtres , qui ne s’étendent que jusqu’à la moitié de la longueur ; écusson assez grand , à bord postérieur tranchant , finement denticulé. Abdomen velu ; deuxième et troisième segmens d’égale largeur ; quatrième rétréci à l’extrémité ; cinquième obtus dans les mâles , légèrement pointu dans les femelles ; deuxième , troisième et quatrième à lunule enfoncée , de duvet blanc, de chaque côté. Cuisses postérieures épaisses, creusées en gouttière et armées de petites pointes ; jambes légèrement arquées , un peu renflées à l’extrémité. Cuillerons petits , frangés. Balanciers découverts. Cellule sousmarginale des ailes presque droite ; première postérieure terminée par une nervure sinueuse émettant une ou deux petites nervures , aux angles sortans ; troisième discoïdale perpendiculaire à ses côtés. ( PI. 2 , fig. 6. )

Après les Syrphes et les coupes génériques qui en sont voisines, nous croyons devoir placer un groupe formé de plu-

(1) M. Meigen dit n’avoir pas aperçu les soies maxillaires sur des individus desséchés qu’il avait humectés. J’ai observé ces organes tels que je les ai décrits.

sieurs genres caractérisés par le renflement dés cuisses $0$-* térieures , qui ont entr’eux plus ou moins d’affinité , et dont l’organisation semble se fortifier et se rapprocher graduellement de celle des tribus supérieures. Deux rangs de pointes épineuses, ou une saillie en forme de dent, arment le côté intérieur de ces cuisses qui forment, avec les jambes, ordinairement arquées, des serres dont la destination parait relative à l’accouplement.

Les Eumères se font reconnaître dans ce groupe à f épistome plan, sans rebord inférieur, au style des anteniies formé de trois articles, à l’écusson assez grand, tranchant et denticulé, à la première cellule postérieure des ailes , dont la nervure terminale est sinuée ou anguleuse. L’abdomen est assez remarquable par les six lunules blanches dont elles sont ornées, mais qui s’effacent souvent, n’étant formées que d’un duvet que le frottement enlève.

Ce genre, qui est un démembrement des Eristalesde Fabri* cius et des Milésies de M. Latreille , a été institué par M. Meigen. Le nom qu’il lui a donné dérive de l’ épaisseur des cuisses.

Quelques organes présentent de légères modifications * les yeux, velus dans le plus grand nombre, sont nuds dans quelques-uns. Ils sont séparés, dans les mâles, par un front qui n’est pas toujours linéaire. La palette des antennes est tantôt ronde, tantôt tronquée à l’extrémité. La nervure terminale de la première cellule postérieure des ailes émet souvent deux nervures rudimentaires à l’extérieur, quelquefois une seule, et d’autrefois il n’y en a pas.

Les Eumères appartiennent particulièrement aux latitudes tempérées , mais se rencontrent aussi au nord et au midi. Ils ne sont communs nulle part. La plupart de ceux que j’ai trouvés dans ce pays se tenaient sur les fleurs des prairies , au commencement du mois de septembre.

i. Eumère tricolor ; E. tricolor , Meig. , St.-Farg. et Serv.

Encyc.

Yeux velus. Thorax noir. Abdomen testacé; quatrième et cinquième segmens noirs (mâle ).

Eristalis tricolor , Fab. Syst. antl. a44- 5a.

Milesia tricolor , Lat. Gen. 4* 33 1.

Syrphus tricolor , Fab. ent. Syst. supp. 563. 85 — - 86.

- - mixtus , Panz. Faun. Germ. 6o. 8.

Long. 4|1.

Mâle : Épistome et front noirâtres, couverts de poils blancs. Yeux un peu séparés. Antennes à reflets blancs; troisième article orbiculaire ( suivant Meigen ). Thorax noir ; lignes blanchâtres, peu distinctes ; écusson et premier segment de l'abdomen noirs ; deuxième et troisième d’un rouge testacé , à ligne dorsale noirâtre ; quatrième et cinquième ordinairement noirâtres; les deuxième, troisième et quatrième à lunule d’un blanc bleuâtre , de chaque côté , légèrement enfoncée, oblique, dirigée du milieu du segment vers les bords postérieur et latéral. Pieds noirs ; jambes et tarses à poils rougeâtres, en dessous. Balanciers et cuillerons blancs. Ailes grisâtres. ( PI. z-tjig* 6. )

Femelle : Front d’un noir bleuâtre , luisant ; quatrième et quelquefois cinquième segment de l’abdomen testacés comme les deux précédens.

On le trouve en France , comme en Suisse, en Autriche. Dans les individus de ma collection , le troisième article des antennes m’a paru tronqué ; les deuxième et troisième segmens de l’abdomen ont, au lieu de la ligne dorsale, chacun une tache triangulaire noire. Dans une femelle , la nervure terminale dans la première cellule postérieure émet une nervure rudimentaire à l’intérieur , et la nervure extérieure de la même cellule en émet également une , vis-à-vis de la première.

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