‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 408 sur 666 · Mant. 2. 338. 4^, Fall. Syrph · texte numérisé non relu

Mant. 2. 338. 4^, Fall. Syrph

Syrphus vaîgus , Panz. Faun. Gernu 54. 7.

Long. 5 1.

Mâle : épistome gris, à bande noire, plus ou moins large. Front d'un gris blanchâtre. Antennes obscures, à style blanc. Thorax noir, à reflets verts et poils ferrugineux. Abdomen noir, à poils d’un jaune grisâtre ; les deux derniers segmens à poils noirs. Pieds noirs , à poils ferrugineux ; cuisses à base ochracée , quelquefois entièrement noires. Ailes brunâtres , à demi-bande brune ; nervures de la base jaunâtres.

Femelle : front noir ; les deux derniers segmens de l’abdomen semblables aux autres.

Rare. M. de Brébisson m’a communiqué un individu mâle, dont le style des antennes est fauve.

TROPIDIE ; Tropidia.

Tropidia , Meig., Lat. , Fam. nat. , St.-Farg. et Serv.

Encyc. — Eristalis , Fall.

Trompe ordinairement cachée ; lèvre supérieure menue à l’extrémité ; palpes filiformes. Epistome fort saillant inférieurement, caréné longitudinalement; une autre carène séparant ordinairement l’épistome des joues. Troisième article des antennes orbiculaire , tronqué perpendiculairement à l’extrémité; style inséré entre la base et le milieu. Yeux nuds.

Abdomen obtusément conique , déprimé ; appareil copulateur des mâles accompagné d’un petit crochet, muni de soies, de chaque côté, en-dessous, et d’un petit appendice velu, au milieu. Pieds postérieurs : hanches épaisses; cuisses renflées , arquées et munies d’une saillie triangulaire à l’extrémité, en-dessous ; jambes arquées. Cuillerons doubles, frangés. Cellule sous - marginale des ailes tantôt droite, tantôt sinuée ; première postérieure s’étendant jusques près du bord extérieur, et n’émettant pas de nervure rudimentaire. (P/. 3, /%. 1. 2.)

Ce genre , qui a plusieurs rapports avec les Xylotes, a été fondé par M. Meigen , pour deux Syrphies dont le caractère essentiel est d’avoir l’épistome caréné, et les cuisses postérieures munies d’une saillie triangulaire à l’extrémité. On le reconnaît encore au troisième article des antennes large et tronqué , à la forme obtusément conique de l’abdomen et à l’appareil saillant de la copulation dans les mâles. Les parties de la bouche, que j’ai observées, m’ont offert une lèvre supérieure presque pointue, mais échancrée comme dans toutes les Syrphies, une langue, des soies maxillaires à-peu-près aussi longues que la lèvre supérieure, et des palpes filiformes moins longs que les soies. Les ailes présentent une singularité : l’une des espèces a la première cellule sous-marginale droite, comme dans tous les genres que nous avons décrits jusqu’ici ; dans une autre, cette cellule est sinueuse comme dans les Mérodons, les Hélophiles, etc., que nous allons décrire. Cette dernière disposition est une espèce de transition pour arriver à ce nouveau groupe.

Nous établissons une troisième espèce qui diffère un peu des deux autres par la forme concave de l’épistome, et qui se rapproche par là des Xylotes ; mais elles présentent tous les caractères des Tropidies : l’épistome est caréné , le troisième article des antennes est tronqué , et les cuisses postérieures ont la saillie triangulaire.

Ces Syrphies paraissent au mois de septembre , sur les fleurs des prairies. Elles sont rares. Leur nom fait allusion à la forme carénée de l’épistome.

i. Tropidie dorsale; T. dorsalis , Nob.

Noire. Abdomen à deux bandes fauves , interrompues. Antennes fauves. Épistome concave.

Long. 4 1-

Mâle : épistome et front d’un gris de perle ; le premier

concave , à carène noire ; une bande noire sur les joues ; vertex noir. Antennes noires; extrémité des deuxième et troisième articles d’un fauve brunâtre. Thorax d’un noir assez luisant, nud , uni ; tache blanchâtre de chaque côté du bord antérieur ; flancs grisâtres ; écusson à liseré d’un fauve pâle , à l’extrémité. Abdomen noir , un peu luisant ; premier segment à bords latéraux fauves ; deuxième fauve , à bord antérieur et bande dorsale atteignant presque le bord postérieur , noirs ; troisième fauve , à bande dorsale noire , s’étendant un peu au-delà de la moitié de la longueur ; quatrième à petite tache fauve de chaque côté du bord antérieur , et tache de duvet blanchâtre de chaque côté du bord extérieur ; un point fauve vers le milieu du segment et un liseré fauve au bord postérieur ; appendices de l’organe copulateur fauves. Pieds antérieurs et intermédiaires : hanches et cuisses noires ; moitié antérieure des jambes et tarses fauves , excepté le quatrième article noir ; postérieurs noirs. Balanciers jaunâtres. Ailes hyalines ; stigmate jaunâtre ; cellule sous-marginale presque droite.

Cette description a été faite d'après un individu de ma collection. C’est peut-être le mâle de l’espèce suivante.

2. Tropidie milésiforme ; T. mile si for mis , Meig. , St-Farg.

et Serv. Encyc.

Noire. Abdomen à deux bandes fauves , interrompues. Antennes obscures. Épistome convexe.

Erislalis mile si for mis , Fall. Syrph. 52. 5.

Long. 3 {, 4 1.

Femelle : épistome d’un gris de perle, concave au milieu, à carène noire ; une bande noire sur les joues. Front à saillie d’un noir luisant, ensuite à duvet gris jusqu’au vertex noir à poils noirs. Antennes d’un brun noirâtre. Thorax et écusson comme dans l’espèce précédente. Abdomen noir,,

mat; premier segment à bords latéraux fauves. Deuxième à bande d’un fauve rougeâtre , vers le milieu , élargie vers les côtés et atteignant les bords antérieur et postérieur, interrompue par une large bande dorsale ; troisième à bande semblable contiguë au bord antérieur, mais n’atteignant pas le postérieur ; ce bord à liseré fauve fort étroit ; quatrième comme dans l’espèce précédente , mais sans point fauve au milieu. Pieds et ailes comme dans l’espèce précédente. ( PI. 3 , flg. i . )

Cette description d’une femelle , faite d’après nature , est conforme à celle d’un mâle faite par M. Meigen. Plusieurs rapports avec l’espèce précédente peuvent faire croire à l’identité spécifique ; cependant la forme très-différente de l’épistome convexe dans l’une , concave dans l’autre , et les bandes de l’abdomen me déterminent à les considérer comme différentes.

3. Tropidie fasciée ; T. fasciala, Meig. , St.-Farg. et Serv.

Encyc.

Noire. Abdomen à deux bandes fauves , interrompues. Antennes fauves. Épistome convexe.

Long. 4 1.

Mâle : épistome et front fauves , à duvet blanchâtre ; une tache noirâtre sous les antennes ; une autre de chaque côté. Antennes fauves ; troisième article large. Thorax d’un vert noirâtre, légèrement métallique , à poils jaunes; deux lignes dorsales , très-rapprocliées , n’atteignant pas l’extrémité , blanchâtres ; une tache de la même couleur , de chaque côté du bord antérieur ; une autre tache de poils gris , sur les côtés , en avant de la base des ailes ; écusson à poils fauves. Abdomen d’un brun noirâtre , à poils fauves ; deuxième et troisième segmens à bande fauve , interrompue, composée de deux grandes taches au bord antérieur , arrondies postérieurement ; bord postérieur des

deuxième, troisième et quatrième segmens fauves. Pieds antérieurs et intermédiaires : cuisses noirâtres , à extrémité fauve ; jambes et tarses fauves , à extrémité obscure ; postérieurs : cuisses noires, à poils blanchâtres ; jambes brunes, à base fauve; tarses noirâtres. Balanciers blancs. Ailes hyalines ; cellule sous-marginale sinuée, pédiforme. (P/. 3,

fis 2- )

Femelle : épistome à bande noire. Front noir, à duvet blanchâtre. Abdomen légèrement elliptique ; bande fauve du troisième segment non interrompue , mais échancrée postérieurement.

Rare. Baumhauer Ta trouvée à Gentilly, près de Paris. M. de Brébisson m’en a communiqué plusieurs individus quil a rencontrés en Normandie.

MÉRODON ; Merodon.

Merodon , Lat. Dict. d’Hist. nat. , Consid. gen. , Fam. nat. ,

Fab. Syst. antl. , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc. —

Mile si a , Lat. Gen. — ■ Syrphus , Fab. Ent. syst., Spec.

ins. , Mant. , Panz. , Schell. — Musca , Gmel. , Réaum.

Corps épais. Lobes terminaux de la trompe allongés ; soies maxillaires en lancettes , de la longueur de la lèvre supérieure ; palpes courts , un peu renflés à l’extrémité , parsemés de longs poils. Epistome uni, velu ; bords de la bouche un peu saillans. Vertex allongé dans les mâles ; front large et uni dans les femelles. Antennes insérées assez bas , sur la moitié inférieure de la longueur de la tête , et sur une proéminence obtuse du front et de l’épistome , contiguës à leur base ; troisième article ovale , plus ou moins allongé ; style biarticulé , inséré à la base. Yeux velus.

Thorax convexe , velu ; écusson très-velu. Abdomen allongé , obtusément conique dans les mâles , elliptique dans les femelles , velu. Pieds forts ; postérieurs : cuisses

épaisses , souvent arquées , terminées par une dent endessous ; jambes arquées ; premier article des tarses presqu’ aussi long que les autres réunis. Cui lierons doubles , fort ciliés. Balanciers assez grands, mais couverts. Ailes souvent assez courtes , couchées ; cellule stigmatique distincte. Sous-marginale sinueuse. ( PL 3, fig. 3. )

Nous abordons la seconde section principale des Syrphies, moins nombreuse que la première, mais composée de races plus remarquables par leur grandeur. Semblable à la précédente par la brièveté des antennes , elle en diffère généralement par la largeur du corps, la grandeur des cuillerons, l’écartement des ailes, la cellule sous-marginale sinueuse, prenant la forme d’une jambe et d’un pied , et l’on ne voit plus de petites nervures terminales. Quoique ces caractères ne se trouvent pas toujours réunis , et que tantôt l’un , tantôt l’autre, disparaisse, il en reste toujours le plus grand nombre , et cette tribu , naturelle et facile à reconnaître , présente une organisation plus forte que la première.

Ces signes distinctifs se rencontrent dans les Mérodons, à l'exception du port des ailes qui sont couchées sur l’abdomen comme dans la section précédente. On reconnaît facilement ces Syrphies aux cuisses postérieures épaisses et terminées en-dessous par une saillie triangulaire semblable à celle des Tropidies. Elles se distinguent encore des genres voisins par l’épistome sans proéminence. Elles ont le corps velu, moins cependant que les Mallotes et les Volucelles bombylans et plumata; enfin elles ont une organisation mixte qui rend incertaine la place qu’elles doivent occuper dans le groupe dont elles font partie.

Les espèces sont assez nombreuses ; elles diffèrent le plus souvent entr’elles par la couleur des poils qui forment des bandes sur le thorax et l’abdomen. Le troisième article des antennes est d’un ovale plus ou moins allongé ; dans

quelques-unes, les caisses postérieures sont très- épaisses ; dans d'autres , les jambes des mâles ont une sorte de tubercule au côté intérieur.

Ces Syrpbies sont communes au midi de la France ; une seule , le M. clavipes , paraît appartenir au Nord , et on le trouve sur l'Euphorbe cyparisse. On ne commence à la voir que dans la Picardie et la Normandie. Les espèces propres aux régions méridionales sont quelquefois transportées au Nord , dans l'élat de larves , et renfermées dans les oignons de Narcisses dont elles rongent la substance.

Les larves du M. equestris ont été observées par Réaumur. On n’en trouve jamais qu'une ou deux dans chaque oignon. Leur corps est allongé et ridé; la bouche est munie de deux crochets écailleux , recourbés et dont la pointe est dirigée en dessous. C'est à la fois l’organe qui sert à ronger l'intérieur des bulbes, et qui tient lieu de pieds. Au-dessus de ces crochets l’on apperçoit deux appendices charnus, bifides et mobiles, et, de chaque côté de la tête , vers le bas, les deux stigmates antérieurs. L’extrémité du corps, lorsqu’on le presse, montre les stigmates postérieurs, et, au-dessous, deux mamelons pointus dont la larve se sert peut-être pour sa cramponner.

Ces larves quittent ordinairement les bulbes pour passer à l'état de nymphes. Celles-ci sont ovales ; vers la partie antérieure du corps, l’on apperçoit deux petites cornes qui sont les stigmates. Elles communiquent chacune à une vessie , comme dans les nymphes des Hélophiles.

MM. de St.-Fargeau et Serville qui ont vérifié les observations de Réaumur , ont obtenu les M. equestris et transversalis des larves trouvées dans les oignons de narcisses. Ils soupçonnent que ces deux Mérodons , ainsi que les M. no bilis , cons tan s, narcissi, ferrugineus et flavicans , de Meigen, ne sont qu’une seule espèce dont les couleurs sont très-

variables. Il n’y a en effet guères d’autres dïffére«îces entre ces diverses Syrpbies que la couleur des poils dont le corps est couvert.

Le nom de Mérodon a rapport à l’espèce de dent que présente la cuisse postérieure.

i. Mérodon clavipède; M. clavipes ; Lat. Dict. d’Hist. nat. , consid. Gen., Fam. nat. , Fab. Syst. antl., Meig. , St.~ Farg. et Serv. Encyc.

Thorax à poils gris et bande postérieure noire. Abdomen à poils d’un jaune soyeux (mâle ); thorax à poils fauves. Abdomen noir ; base et bord postérieur des segmens à poils jaunes ( femelle ).

Milesia clavfpes , Lat. gen. 4- 33 1.

Syrphus clcivipes , Fab. Ent. Syst. 4- 292. 5o, Spec.ins. 2.

Page 1