Mérodon robuste; M. validas , Wiedem., Meig
D’un noir verdâtre. Thorax à poils noirs. Abdomen à
poils grisâtres.
Long. 6 1.
Femelle : plus épaisse que les autres espèces, noire, à reflets verts. Epistome à poils blanchâtres. Front de même sur les côtés ; vertex à poils noirs. Antennes noires. Thorax couvert de poils noirs ; premier et deuxième segmens de l’abdomen et partie antérieure du troisième à poils noirs; les autres à poils roussâtres. Pieds noirs; dessous des tarses à duvet brun. Ailes brunâtres.
Rare.
HÉLOPHILE; Helophilus.
Helopkilus , Meig., 111., Lat. , fam. nat. , St. -Far g, et
Serv. Encyc. — Eristalis , Fab. Syst. antL — Syrphus t Fab. Spec. ins. , Ent. syst., Mant. , Panz., Fait. — ffliingia, Fab. Ent. syst. , Syst. antl. , Panz. — Musca t Linn. , Gmel. , Panz. , Schr. , Geoff. , Réaum.
Lobes terminaux de la trompe , tantôt petits et peu distincts , tantôt allongés ; lèvre supérieure subitement rétrécie à P extrémité ; palpes cylindriques. Epistome convexe et épais dans sa partie inférieure ; souvent une légère proéminence au milieu. Front séparant les yeux dans les deux sexes, mais plus large dans les femelles. Antennes insérées sur une saillie du front , contigües à la base ; troisième article presqu’orbiculaire ; style inséré à la base. Yeuxnuds.
Thorax légèrement convexe, ordinairement à lignes blanchâtres. Abdomen à côtés droits dans les mâles, elliptique dans les femelles, déprimé, à poils courts. Pieds postérieurs: cuisses assez allongées, fusiformes , épaisses ; jambes arquées, ordinairement prolongées par une petite pointe; tarses un peu allongés. Cuillerons doubles. Balanciers couverts. Ailes écartées ; cellule sous-marginale sinueuse.
(PL 3, fis. 4.)
A l’exception de l’abdomen peu élargi , dans quelques espèces, les Hélophiles présentent tous les caractères que nous avons assignés aux Syrphies de la deuxième section. Ils se distinguent des genres voisins, soit par les cuisses postérieures épaisses comme dans les Mérodons, mais sans la dent terminale , soit par les jambes arquées et souvent prolongées par une petite pointe. Le thorax est marqué de lignes longitudinales. Des bandes et des taches jaunes et blanchâtres ornent l’abdomen. Une espèce , H. linealus , se fait remarquer par le prolongement conique de F épistome , presqu’ aussi saillant que celui des Rhingies , mais dirigé en bas.
Ces Syrphies se trouvent comme les autres sur les fleurs ,
mais particulièrement dans le voisinage des eaux stagnantes au bord desquelles les femelles déposent leurs œufs. Les jeunes larves, qui s’y jettent au moment de leur naissance , ont une organisation appropriée à ce mode d’existence. Appelées vers à queue de rat par Réaumur, qui les a si bien décrites , elles sont de forme ovale et longues de 6 à 8 lignes. La tête est peu distincte du reste du corps. L’ouverture de la bouche , entourée en dessus et sur les côtés d’un large rebord cartilagineux , laisse quelquefois appercevoir un corps conique et charnu. En avant de la bouche se trouvent deux petites cornes , également charnues , qui servent peutêtre à palper la nourriture. Voilà tout ce que l’on aperçoit de l’organe de la nutrition. Les alimens de ces larves consistent dans des débris de feuilles et d’autres matières déposées au fond des eaux. La respiration s’opère par des trachées qui communiquent à l’air extérieur au moyen d’un long tube terminé par deux stigmates. Ce tube, situé à l’extrémité du corps , en contient un second dans son intérieur , et par l’extension que l’un et l’autre peuvent prendre, ils atteignent jusqu’à 7 à 8 fois la longueur du corps. A l’ extrémité de ce tube , cinq petits corps allongés s’étendent en rayons à la surface de l’eau et paraissent destinés , soit à y soutenir le tube , soit à écarter les substances flottantes qui pourraient obstruer les stigmates. Les larves ont donc la faculté de descendre à une certaine profondeur de l’eau sans cesser d’être en contact avec l’air extérieur. Elles vivent habituellement dans la vase , et s’y meuvent au moyen de sept paires de pieds membraneux, garnis de crochets , seuls organes de cette nature que l'on ait observés dans les larves de Diptères. Une autre particularité de cette organisation singulière, c’est une touffe de vaisseaux repliés, faisant apparemment partie du canal intestinal , qui sortent par l’ouverture anale à chaque évacuation de la larve, et qui y rentrent aussitôt après.
Lorsque le développement est arrivé à son terme, c'est-à dire , au bout de quelques semaines , les larves sortent de l’eau ; elles se traînent quelque temps sur la terre , cherchant un endroit propre à y pénétrer pour passer tranquillement à l’état de nymphes. Alors , par le moyen d’une liqueur visqueuse qui transsude par les pores du corps , elles se collent dans leur retraite ; leur queue se raccourcit , et leur peau durcit , se ride , se dessèche et devient la coque de la nymphe. Dans ce nouvel état, il se manifeste un nouvel organe de la respiration. Au lieu du tube qui a cessé ses fonctions, l’on apperçoit, à la partie antérieure de la coque , quatre petites cornes recourbées qui communiquent à deux vésicules pleines d’air, situées entr’elle et le corps de la nymphe , et de là aux trachées intérieures. Chacune de ces cornes se termine par une ouverture , et elles sont une modification des quatre stigmates ordinaires du thorax des insectes. Huit à dix jours suffisent à la nymphe pour arriver à l’état adulte.
Le nom générique indique le goût de ces insectes pour les eaux stagnantes.
i. Hélophile linéé; H . lineatus , Meig. , St.-Farg. et Serv,
Encyc.
Ëpistome conique. Thorax à trois bandes noires. Abdomen noir ; des taches latérales fauves (mâle) ; trois lunules glauques , de chaque côté ( femelle ) .
BJiingia lineala , Fab, Eut, syst. 4* 3y5. 2, Syst. anth 223. 3.
Rhin g ia mus caria , Fab, Ent. syst. 4- 3y5. 3, Syst. antl. 223,
3, Panz. Faun. Gérai . 20. 24.
Syrphus lineatus , Fall, Syrph. 3i. 28.
Muscafemorala , Panz. Faun.Germ. i.ïe édit.
Long. 3 | ].
Mâle : lobes terminaux de la trompe allongés. Ëpistome à
( 3oo )
duvet d’un jaunâtre pâle, soyeux, prolongé inférieurement en cône tronqué et échancré ; une légère proéminence; joues d’un noir luisant. Front large , à poils noirs ; partie antérieure à duvet jaunâtre ; postérieure noirâtre. Les deux premiers articles des antennes noirs ; troisième fauve; style noirâtre. Thorax d’un jaune blanchâtre , à trois bandes d’un noir mat, et légèrement garni de poils jaunes ; côtés à duvet d’un gris jaunâtre ; écusson velu , d’un jaune brunâtre luisant; base noirâtre. Abdomen d’un noir mat; deuxième segment à tache fauve, interrompue, rétrécie, d’un jaune blanchâtre intérieurement, de chaque côté, n’atteignant pas le bord postérieur sur les côtés ; troisième à tache semblable» rétrécie plus brusquement ; bord postérieur jaunâtre ; quatrième à bande interrompue et bord postérieur jaunâtre ; cinquième jaunâtre ; ventre d’un jaune pâle ; premier segment à grande tache noire. Pieds antérieurs : hanches et moitié antérieure des cuisses noires ; la postérieure fauve ; jambes fauves, à extrémité noire ; premier article des tarses fauve ; les autres noirâtres ; pieds intermédiaires fauves ; base des cuisses noire ; postérieurs ; cuisses fauves ; un anneau noir au milieu , interrompu en dessous ; un point noir de chaque côté, vers l’extrémité ; jambes noires, à base et anneau fauves, vers le milieu ; tarses noirs. Balanciers jaunâtres. Ailes légèrement jaunâtres , surtout à la base et au bord extérieur.
Femelle: front un peu plus large; troisième article des antennes brunâtre. Thorax d’un blanc bleuâtre ; bande intermédiaire pointue à l’extrémité. Abdomen d’un noir luisant ; premier segment à bande arquée d’un blanc bleuâtre luisant; deuxième à tache de la même couleur, légèrement arquée , de chaque côté , fauve au bord extérieur ; troisième et quatrième à semblable tache plus arquée et plus étroite ; deuxième , troisième et quatrième à tache triangu-
( 3oi )
laire au milieu du bord postérieur ; cinquième entièrement grisâtre ; ventre à bande longitudinale noirâtre. Le fauve des pieds plus vif; anneau des cuisses postérieures entier. Assez rare, au mois de juillet.
2. Hélophile lunulé; H. lunulatus , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc.
Thorax jaunâtre , à trois bandes noires. Abdomen noir , à trois lunules jaunes , de chaque côté. Antennes fauves. Long. 4 I-
Mâle : semblable à VH, lineatus , excepté: Épistome obtus. Troisième article des antennes d’un fauve vif; style noir, à base fauve. Fond du thorax d’un jaune ferrugineux. Abdomen d’un noir mat ; premier segment jaune , à petite tache triangulaire, noire , de chaque côté , enclavée dans le jaune ; deuxième , troisième et quatrième à lunules d’un jaune mat ; première très-arquée ; bord postérieur de ces segmens d’un jaune luisant , plus large au milieu ; ventre jaune. Pieds d’un fauve clair; tarses noirs.
Dans l’individu que je possède, la jambe gauche est fortement échancrée vers l’extrémité du côté intérieur. Il ne parait pas que ce soit accidentellement.
3. Hélophile transfuge ; H . transfugus , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc.
Thorax à trois bandes obscures. Abdomen droit, noir; trois lunules jaunes, de chaque côté. Antennes ferrugineuses.
Musc a transfuga , Linn. Faun. suec. 1818 , Gmel. Syst. nat. 5. 2875.
Mâle : semblable à VH, lineatus , excepté : épistome obtus , velu sur les côtés. Thorax noirâtre , à poils roussâtres ; deux bandes ferrugineuses , étroites , et une ligne intermédiaire très-fine, qui n’atteignent pas l’extrémité; deux taches
triangulaires , jaunes , au bord postérieur ; côtés d’un gris noirâtre; écusson d’un jaune brunâtre , luisant. Abdomen d'un noir mat , à poils jaunes ; deuxième et troisième segmensà lunules d’un jaune de soufre, très-arquées; quatrième à bande interrompue , arrondie du côté postérieur ; bord postérieur de ces segmens à tache jaunâtre , triangulaire , matte ; ventre d’un blanc jaunâtre ; premier segment à grande tache noire au milieu ; deuxième et troisième à petite tache près du bord postérieur ; quatrième et cinquième noirs, à bord postérieur noir. Pieds antérieurs et postérieurs d’un fauve jaunâtre ; hanches noires; cuisses à bande longitudinale noire, en-dessous; jambes à deux anneaux brunâtres , plus ou moins distincts ; tarses antérieurs brunâtres ; cuisses postérieures velues, noires, à base et dessous jaunes (le jaune occupe aussi la moitié postérieure du côté extérieur); une dent obtuse vers l’extrémité, en-dessous ; jambes à courbure très-forte vers l’extrémité, jaunes; deux anneaux bruns; tarses noirs. Balanciers blancs. Ailes légèrement brunâtres.
Femelle : front entièrement brun. Lunules de l’abdomen un peu grisâtres ; les taches du bord postérieur des segmens plus étroites et atteignant les côtés.
Quoique cette description d’un individu de ma collection diffère un peu de celle de M. Meigen, l’espèce me paraît identique.