‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 417 sur 666 · Hélophile à trois bandes; H. trwütatus , Meig., St.-Farg · texte numérisé non relu

Hélophile à trois bandes; H. trwütatus , Meig., St.-Farg

etServ. Encyc.

Thorax jaune; trois bandes noirâtres. Abdomen à trois bandes inégales , jaunes , interrompues ; ventre blanchâtre. Eristalis trmttatus , Fab. Syst. antl. 235. i5.

Long. 5 ( mâle ) , 7 (fem. ) 1.

Mâle : semblable à l’espèce précédente , excepté : ventre sans taches. Cuisses postérieures entièrement noires.

Femelle : épistome à bande brunâtre n’atteignant pas les antennes. Tache du front jaune ou brunâtre. Bande du troisième segment de l’abdomen presqu’ aussi large que celle du deuxième ; bande du 4*e formant deux lunules contiguës; cinquième entièrement noir ; un point brun au milieu des deuxième et troisième segmens du ventre ; quatrième et cinquième noirs.

Il se trouve avec le précédent , mais moins souvent.

6. Hélophile des arbrisseaux ; H. frutetorum , Meig. , St.-Farg. etServ. Encyc.

Thorax fauve; trois bandes noires. Abdomen noir; bandes jaunes , interrompues. Antennes fauves.

Eristalis frutetorum , Fab. Syst. antl. 236. 19.

Eristalis versicolor ^ ibid. 2.33. 8.

Syrphus Jrutetorum , Fab. Spec.ins. 2, 4^5 . 17 , ent. SysL 4. 287. 33.

Syrphus versîcolor , Fab. ent. Syst. 4- a83. 19, Panz. Faum Germ. 82. 14.

Syrphus femoralis , Fall . Sy rph . 3 1 . 27 .

JVLusca frutetorum , Gmel. Syst. nat. 5. 2870. 34o.

Long. 4J-1.

Mâle : Épistome jaune, à longs poils jaunes. Front à poils noirs ; partie antérieure jaune ; postérieure noire. Antennes d’un fauve vif; style fauve , à extrémité noire. Thorax jaune* à poils jaunes ; trois bandes noires ; côtés noirs, à duvet gris; écusson d’un jaune brunâtre. Abdomen noir, assez large* elliptique et pointu ; premier segment gris sous l’écusson ; deuxième à large bande fauve , interrompue et rétrécie au milieu ; troisième et quatrième à bande semblable plus étroite ; chaque partie terminée intérieurement en jaune grisâtre clair; cinquième du même jaune ; deuxième, troisième et quatrième à bord postérieur fauve et tache triangulaire jaunâtre ; ventre noir; bord postérieur des segmens et côtés des premier et deuxième jaunes. Pieds antérieurs et et intermédiaires jaunes ; hanches et base des cuisses, noires; postérieurs noirs , à poils jaunes ; un anneau jaune près de l’extrémité; jambes jaunes, à extrémité noire, sans pointe à l’extrémité. Balanciers jaunes. Ailes hyalines, à base jaunâtre- Assez rare.

ERISTALE ; eristalxs.

Eristalis, Lat. Dict. d’Hist. nat., Fam. nat,, Fab. Syst. antl., Meig., St.-Farg . et Serv. Encyc. — Elophilus , Lat. Gen- — Milesia , Lat. Gen. — Syrphus , Fab. Spec. ins. , ent, Syst., Mant. , Panz., Fall. — V olucella , Schr. Faunboic. — Musca , Linn., Gmel., Schr. Aust., Geoff. , Deg. , Réaum.

Corps épais. Ouverture buccale allongée , étroite, ëchancrée. Lobes terminaux de la trompe épais; soies maxillaires plus ou moins allongées ; palpes cylindriques. Épistome convexe inférieurement ; une légère proéminence obtuse, au milieu. Front ordinairement linéaire au milieu, dans les mâles (i) , large dans les femelles. Antennes insérées sur une saillie du front ; troisième article près qu' or b i c ulair e ; style inséré à la base, tantôt nud, tantôt velu. Yeux velus.

Thorax à sillon transversal de chaque côté. Abdomen rétréci postérieurement dans les mâles , plus large et elliptique dans les femelles. Pieds assez menus. Cuillerons doubles. Ailes à demi-ouvertes: cellule médiastine plus longue que la marginale ; celle-ci ordinairement fermée à l'extrémité ; sous-marginale sinueuse ; fausse nervure quelquefois nulle. ( PI. 3,Jîg. 4 — 6. )

Le genre Eristale a été primitivement institué par M. Latreille dans le Dictionnaire d'histoire naturelle pour les Syrphies qui le composent maintenant , pour les Hélophiles et les Mallotes. M. Meigen , dans ses premiers ouvrages , y substitua le nom d’Hélophile. Fabricius, dans le Syslema antlialorum , conserva le nom d’Eristâle; mais il comprit dans ce genre la plupart des autres membres de la famille , dont le dernier article des antennes est orbiculâire. M. Latreille , dans son Généra adopta le changement de nom introduit par M. Meigen, mais il conserva celui d'Eristale pour les Syrphies dont le troisième article des antennes est plus large que long, c’est-à-dire pour les Mallotes et les Criorhines. Enfin M. Meigen, dans son grand ouvrage, divisa son genre Héiophile en deux ; il conserva ce nom aux espèces caractérisées par l’épaisseur des cuisses postérieures, et il rendit celui d'Eristale aux autres.

(i) VE. sepulcralis a seul les yeux contigus.

Ce genre diffère généralement encore du précédent par l’épaisseur du corps, par les yeux contigus dans les mâles et velus, par la cellule marginale des ailes, souvent moins longue que la Médiastine, et fermée à son extrémité (i). Le thorax a rarement des lignes longitudinales, et l’abdomen est moins orné de bandes fauves. Cependant cette organisation subit quelques modifiçations , et donne lieu à des subdivisions assez remarquables. Les E. sepulcralis et æneus diffèrent des autres par la couleur cuivreuse du corps , par les yeux tachetés , par les ailes entièrement hyalines et sans fausse nervure ; l’une d’elles a le front large dans les deux sexes. Le style des antennes est tantôt nud et tantôt plumeux. Les ailes, ordinairement nues, sont légèrement velues dans XE. Jloreus , quand on les regarde à la loupe. Enfin les cellules se modifient également et facilitent la subdivision du genre.

„ Ces Syrphies commencent à paraître vers la fin de juin, et nous les voyons jusqu’aux premières gelées , longtemps après que toutes les autres ont disparu. Elles ont en partage toutes nos fleurs d’automne, et, lorsque les rayons du soleil, tous les jours plus obliques, conservent à peine assez de force pour faire épanouir nos dernières reinesmarguerites, nos aster, nos dahlia, nous voyons encore les Eristales arriver d’un vol appesanti, leur demander les sucs accoutumés, mais prêts à tarir, partager avec elles la rigueur de l’aquilon, et mourir sur leurs corolles desséchées.

Les femelles déposent leurs œufs dans l’eau ou dans des matières fluides, en volant. Nous les voyons, comme les Libellules , s’élever et s’abaisser alternativement audessus de la surface liquide, et laisser tomber leurs œufs au moment où leur abdomen est en contact avec l’eau.

Le développement des E . nemorum et tenax a été observé

(i) Excepté dans VE. fl.oreus .

par Valisnieri , Swammerdam et Réaumur : il ne diffère pas de celui des Hélophiles, si ce n’est cependant que la larve de cette dernière espèce se trouve souvent dans des eaux plus sales , et ju sques dans la bouillie des chiffons des papetiers. Celle de la première vit assez fréquemment dans l’eau qui se conserve dans le creux des arbres.

Il paraît qu’il y a plusieurs générations par année.

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