‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 424 sur 666 · Mallote mégilliforme ; M. megiüiformis , Meig · texte numérisé non relu

Mallote mégilliforme ; M. megiüiformis , Meig

D’un vert métallique noirâtre , à poils fauves. Yeux nuds. Pieds noirs.

Syrphus megilliformis , Fall. Syrph. 27. 19.

Long. 6 1.

Mâle : épistome noir, couvert d’un duvet gris de perle ; joues et bande longitudinale d’un noir luisant. Front noir, à duvet gris sur les côtés de la partie antérieure ; partie postérieure à poils fauves. Antennes noires ; style blanchâtre. Yeux nuds. Thorax et abdomen d’un vert cuivreux* noirâtre , couvert de poils fauves , épais ; ventre noir. Pieds noirs ; cuisses postérieures très-peu renflées ; jambes comprimées postérieurement. Guillerons ferrugineux; balanciers cachés, ferrugineux, à tête brune. Ailes presqu’hyalines , à nervures brunes ; les transversales du milieu bordées de brun.

Je porte avec doute cette espèce parmi celles de ce pays. CRÏORHINE ; Criorhina.

Criorhina, Hoffmansegg. — Erislalis , Lat. Gen. , Fab. Syst. antl. — Helophilus , Meig. Kl. — Milesia , Meig. , St.-Farg. et Serv. Encyc. — Syrphus , Panz. , Fall. — » Musca , Deg., Gmel. , Schr.

Corps épais, velu. Tête fort déprimée. Palpes renflés à l'extrémité, velus, arqués en dessous. Epistome prolongé

et aminci inférieurement, à légère proéminence. Fiant ordinairement étroit , mais non linéaire , dans les mâles. Antennes insérées sur une saillie du front ; premier article un peu allongé , cylindrique ; deuxième très-court ; troisième plus large que long. Yeux nuds.

Thorax convexe. Abdomen de la largeur du thorax. Cuisses postérieures quelquefois épaisses ; jambes postérieures arquées et comprimées en carène vers l'extrémité , en dessus. Ailes écartées ; cellule sous-marginale droite ; première postérieure à base oblique. (P/. 3, fîg. 8.)

Les Criorhines, ainsi nommées par le comte de Hoffmansegg, de l’espèce de toison qui les revêt (i), sont les Syrphies qui composent la première division des Eristales de M. Latreille , généra , caractérisés par le troisième article des antennes plus large que long, et par la cellule sousmarginale des ailes droite. Il est vrai qu’il faut en distraire ses E. JSarcissï et Oeslraceus dont les antennes n’offrent pas ce caractère. M. Meigen a placé les Criorhines parmi ses Milésies, et il nous semble avoir ainsi rompu l’unité de ce dernier genre, et réuni des êtres très-différens. En effet, quelle analogie existe-t-il entre les unes et les autres , tant dans le faciès que dans chaque caractère particulier? Nous n’en voyons qu’une seule , la ressemblance dans la disposition des nervures des ailes. Ce n’est donc qu’une réunion artificielle , et nous pensons que la place naturelle des Criorhines est à côté des Mallotes dont elles se rapprochent par les pim grands rapports. La différence dans les nervures des ailes sert bien de caractère distinctif entre les deux genres ; mais elle ne doit pas faire méconnaître l’affinité qui les unit.

Les Criorhines offrent cependant un autre caractère que

(i) De Crios, Bélier et de Rhinos , peau.

l'on ne trouve pas dans les Mallotes , ni même dans aucune autre Syrphie à antennes courtes; c'est la forme un peu allongée et cylindrique du premier article de ces organes. Quelques espèces ont les cuisses postérieures renflées.

Ces deux genres paraissent avoir les mêmes habitudes. Les Criorhines sont printanières comme les mallotes ; elles fréquentent également les fleurs de l'aubépine et les chatons des saules. On les a trouvées aussi sur l’épinette vinette , la renoncule , la chélidoine , et quelques-unes portent le nom de ces plantes.

La nymphe de la C. apicata a été observée par Schranck dansl e. détritus dubois. Elle est brune, convexe en-dessus , plane en -dessous, la tête, munie de deux petites tumeurs mamillaires , le dos , marqué d’une tache blanche , fourchue, et le corps, terminé par une petite queue. Elle ressemble à celle d MXylota pigra . Les larves de l’une et de l’autre sont encore inconnues, i. Criorhine bourdon ; C. apicaia.

Noire. Thorax à bande fauve , antérieurement. Abdomen à bandes jaune et blanche.

Milesia cipicata, Meig. Beschr. 3. 236. io, St.-Farg. et

Serv. Encyc. t. io. 5i8.

Musca apiformis , Gmel. Syst. nat. 5. 2862. 296, Schr.

Faun.boic. 3. 2436 , Ins. Aust. 933.

Long. 5. 6.1.

Mâle : Epistome concave , d’un gris de perle luisant , à large bande noire. Front d’un noir luisant, à ligne enfoncée et bord blanc le long des yeux. Antennes fauves : moitié antérieure du thorax à bande de poils fauves ; une touffe de poils semblables de chaque côté, en avant de l’insertion des ailes Côtés du troisième segment de l’abdomen à poils fauves qui se rejoignent au bord antérieur; quatrième à poils blancs ; cinquième nud et peu saillant. Pieds noirs; base des

jambes et les trois premiers articles des tarses fauves. Ailes à demi-bande obscure sur les nervures transversales ; troisième cellule discoïdale émettant une nervure terminale.

Cette espèce, de France et d’Allemagne, a l’aspect du bourdon terrestre.

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