‹ Insectes diptères du nord de la FranceChapitre 438 sur 666 · g , Ent. syst. 4- 294. 8g · texte numérisé non relu

g , Ent. syst. 4- 294. 8g

Musca mutabilis , Linn. Syst. nat. 2. g85. 4o , Faun. suec.

1807 , Gmel. Syst. nat. 5. 2842. 4°*

Musca plebeia , Schr. Aust. 890.

Stratiomys conica , Panz. Faun. germ. 12. 21.

Long. 5 1.

Mâle : trompe d’un fauve rougeâtre. Epistome d’un vert métallique, légèrement cuivreux, très-couvert de poils d’un blanc jaunâtre , soyeux , inclinés en avant ; un petit espace de chaque côté de la bouche, nud ; une petite cavité ronde, à l’extrémité de cet espace , près du bord de l'œil. Partie antérieure du front comme V epistome , jusqu'au sillon transversal ; postérieure ponctuée , d'un rouge cuivreux , à légers reflets verts et poils dirigés en arrière , roussâtres sur les bords, noirs au milieu. Antennes noires. Thorax varié de bandes longitudinales , vertes et rouges , métalliques , fondues ensemble ; poils roussâtres ; une partie du

dos , vers l'écusson , à poils noirs , excepté les bandes cuivreuses dont les poils sont roussâtres ; écusson d'un vert métallique , peu cuivreux ; poils d’un roussâtre fort pâle. Abdomen d'un vert métallique , à reflets noirs , couverts de petits poils blanchâtres , très-soyeux, sur le bord postérieur des segmens; bord antérieur des troisième et quatrième et une ligne dorsale sur la moitié antérieure de ces segmens , à poils noirs ; ventre d’un vert cuivreux , à fines stries transversales , et parsemé de poils roussâtres , assez longs. Hanches et cuisses noires ; jambes d’un fauve rougeâtre , à poils blanchâtres ; un anneau noir , étroit et oblique , au milieu ; tarses fauves. Balanciers d’un fauve pâle. Ailes légèrement brunâtres ; nervures transversales obscures.

Cette description est faite d’après un individu vivant. M. de Brébisson m’a communiqué une femelle dont l’écusson est fauve.

Cette espèce paraît moins rare que la précédente. Je l’ai trouvée au mois de juin , dans les prairies.

CALLICËRE ; Callicera.

Callicera , Meig. , Panz. , Lat. , St.-Farg. et Serv. Encyc.

— Bibio , Fab. — Syrphus , Ross. — Muscar Gmel.

Corps large. Tête plus large que le thorax. Trompe épaisse ; lobes terminaux un peu allongés ; lèvre supérieure épaisse ; langue à peu près de la longueur de la lèvre ; soies maxillaires arquées , atteignant à peine le tiers de la longueur de la langue ; palpes une fois plus longs que les soies , velus , noueux , renflés vers l’extrémité. Épistome à légère proéminence. Antennes insérées vers le haut de la tête et sur une légère saillie du front , plus, longues que la tête ; premier article allongé , cylindrique ; deuxième de la même longueur, renflé vers l’extrémité ; troisième plus long que les précédens et formant avec le deuxième une

massue allongée , divergente et terminée en pointe ; style terminal, assez court. Yeux velus dans les mâles, nuds dans les femelles.

Abdomen assez court et pointu. Ailes grandes ; cellule sous-marginale droite ; première postérieure et troisième discoïdale émettant chacune un rudiment de nervure. ( PI. 4,

fis- 1- )

Nous venons de voir dans les Aphrites l'organisation propre aux Syrphies , subir des altérations dans la conformation de la trompe, dans celle de l'écusson, dans la disposition des nervures des ailes, dans la forme des antennes. Les Callicères présentent, à l’exception de ce dernier organe, tous les caractères de la famille dans l'état le plus normal. On croit voir un Éristale avec les ailes d’un Svrphe. L’Épistome porte la petite proéminence si commune parmi ces Diptères, et la trompe ne diffère en rien de la forme ordinaire. Les antennes seules rompent cette unité d'organisation , et elles le font d’une manière très-remarquable. Beaucoup plus longues encore que celles des Aphrites , elles sont accompagnées d’un style qui, au lieu d’être inséré à la base ou sur le dos du troisième article , comme dans la généralité nonseulement des Syrphies , mais de tous les autres Athéricères , prend naissance à l'extrémité de cet article , et le prolonge comme dans le plus grand nombre des Tanystomes. Cette particularité de la conformation des Callicères a fait méconnaître leur véritable nature à Fabricius qui les a comprises dans son G. Bibio ( Therevct , Lat. ).

La seule espèce qui forme ce genre établi par M. Meigen, a été d’abord découverte par Weniger, de Mulheim, sur les montagnes de la rive droite du Rhin. Elle a été ensuite trouvée dans les environs de St.-Séver par M. L. Dufour, qui enrichit l’entomologie de travaux si importans. Le savant M. de Brébisson l’a aussi rencontrée dans la Nor-

Normandie, et il me l’a communiquée avec l’extrême bonté qui le caractérise.

La seule observation qui ait été faite sur ses habitudes , est qu’elle a le vol rapide. Son nom rappelle la beauté de ses antennes.

Callicère cuivreuse; C. œnea\ Meig., Panz., Lat. , St.- Farg. etServ. Encyc.

Bibio œnea , Fab. Spec. ins. 2. 4*3. 4? ént. Syst. 4. a54. 1 * Syst. antl. 66. 2, Mant. 2. 328. 4- Musca œnea , Gmel. Syst. nat. 5. 283o. i34- Long. 5f, 6 j 1.

Mâle : Tête noire. Côtés de l’épistome à poils jaunes. Front nud. Yeux velus, bruns, à bande transversale noire. Base des antennes testacée en-dessous ; style blanc , à base brune. Thorax noir, à poils jaunes, souvent effacés; trois bandes peu distinctes ; écusson bordé de poils blanchâtres , dirigés en dessous. Abdomen légèrement conique, d’un vert métallique , à petits poils jaunes. Pieds fauves ; hanches noires ; cuisses noires à extrémité fauve ; les quatre derniers articles des tarses noirâtres. Ailes d’un jaune fauve, pâle.

Femelle : Yeux nuds. Abdomen ovale.

CÉRIE ; Cerià.

Céria, Fab. , Lat., Coqueb., Schell. , 111., Meig., Fall. , St.-Farg. et Serv. Encyc. — Syrphus , Panz., Ross. — Conops , Sclir. Faun. boic. — Musca , Linn., Schr. aust. Tête plus large que le thorax et l’abdomen, appliquée immédiatement au thorax, déprimée antérieurement. Ouverture buccale grande, ovale , écliancrée en avant. Trompe épaisse, cylindrique; lobes terminaux un peu élargis ; lèvre supérieure amincie subitement vers l’extrémité qui est légèrement échancrée ; soies maxillaires beaucoup plus courtes que les palpes ; palpes de la longueur de la lèvre supérieure , cylindriques, inclinés, épais et velus à l’extrémité, Épistome

un peu proéminent à l’extrémité, près de l’échancrure de la cavité buccale. Front de la femelle marqué de deux lignes enfoncées qui se réunissent à la base du pétiole des antennes ; espace intermédiaire lisse; côtés rugueux; vertex légèrement convexe. Antennes plus longues que la tête , portées sur un pétiole cylindrique , faisant avec le front un angle presque droit dans le mâle , un peu obtus dans la femelle , légèrement renflé à l’extrémité , pour recevoir les antennes ; premier article allongé , cylindrique , un peu renflé à l’extrémité ; deuxième et troisième formant ensemble une massue ovale, allongée, dont les deux parties sont peu distinctes l’une de l’autre , et prolongée par un style trèscourt , conique , biarticulé ; premier article conique ; deuxième très-menu et peu distinct du premier. Yeux nuds.

Thorax carré en avant , rétréci postérieurement , marqué d’une ligne enfoncée, transversale , interrompue au milieu, et de trois lignes longitudinales , peu distinctes ; écusson hémisphérique. Abdomen cylindrique , plus étroit que le thorax , un peu rétréci à la base , légèrement renflé et fléchi à l’extrémité dans les mâles , renflé au milieu , atténué vers l’extrémité et très-incliné dans les femelles. Cuisses postérieures légèrement arquées en dedans et garnies de petites soies ; jambes arquées en dehors et un peu renflées vers l’extrémité. Cuillerons très-petits. Balanciers découverts. Ailes à demi ouvertes ? cellule marginale un peu élargie vers l’extrémité ; sous-marginale très-sinuée du côté intérieur ; la nervure qui la borne intérieurement émettant une petite nervure dans la première cellule postérieure. ( PI . 8. )

Nous terminons la grande tribu des Syrphies par un genre qui conserve moins encore que les deux précédens le type de la famille. La forme du corps , et surtout de l’abdomen , cylindrique et nullement déprimée des Céries , leur donne un faciès fort étranger. La tête plus large que le

corps porte sur le front un pédicule semblable à celui des Psares à l1 extrémité duquel sontinsérées les antennes. Cellesci sont terminées par une massue formée par les deux derniers articles, et le style est terminal comme dans les Callicères. Cependant, malgré ces espèces d’anomalies, les Céries appartiennent incontestablement aux Syrphies ; elles en ont les caractères essentiels tirés de l’organisation de la trompe; et les nervures des ailes, plus fidèles que les antennes, conservent la disposition exclusivement propre à la famille, quoique présentant une modification assez remarquable dans la première cellule postérieure.

Nous avons vu que les Aphrites avaient de l’analogie et avaient été confondues avec les Stratiomydes ; que Fabricius avait compris les Callicères parmi ses Bibions. Les Céries offrent des rapports plus grands encore avec les Conops , parmi lesquels Schranck les a rangées. On est frappé , en comparant les unes aux autres (i), de voir, sous la même forme apparente des êtres en réalité très-distincts , qui nous trompent sans cesse , et que la nature semble avoir produits en se jouant , pour nous montrer qu’elle ne sait pas moins reproduire les mêmes formes sous des types différens que diversifier les formes sous le même type.

Les Céries se trouvent sur les fleurs depuis le mois de mai jusqu’en octobre , ce qui indique deux générations dans la même année. On ignore leur premier état.

Cérie conopsoïde; C. conopsoides , Meig., Lat. Gen., St.- Farg. etServ. Encyc.

Pétiole des antennes allongé. Pieds fauves; cuisses obscures.

Céria clavicorms , Fab. ent. Syst. 4- 277. i ? Syst. antl. 178 , Lat. hist. des ins. et. cr. t. 14. 356, Meig. Kl. 1. 282. 1 , Fall. Syrph. 6.

(t) Le Conops flayipes est celui qui ressemble le plus aux Céries.

Syrphus conopseus , Panz. Faun. Germ. 44* 20*

Conops vaginîcornis , Schr. Faun. boic. 3. 2,56 1. Muscaconopsoid.es, Linn. Syst. nat. 982. 21 , Faun, Suec,

1790, Schr. Aust. 896.

Schell. g. d. m. tab. 28. f. r. a. b.

Long. 5, 6 1.

Mâle : noir, peu luisant, finement ponctué. Parois intérieures de la bouche blanchâtres. Côtés, dessous de la tête et épistome luisans ; ce dernier orné de deux bandes jaunes , longitudinales, élargies vers le haut, mais un peu échangées à l’extrémité supérieure en dedans. Partie antérieure du front jaune , à l’exception de la base du pétiole des antennes , en fer à cheval élargi, dont les deux extrémités se rapprochent des bandes de l’ épistome ; vertex à bande postérieure jaune; pétiole des antennes fauve en dessous, noir ou brun en dessus , avec l’extrémité plus claire. Antennes noires. Le point calleux du thorax jaune ; une bande transversale , jaune, en trois parties , sur les côtés , commençant entre les pieds antérieurs et intermédiaires , et finissant en pointe en avant de la base des ailes ; un point fauve de chaque côté du bord postérieur, près de l’écusson ; écusson jaune en dessus et en dessous , à bord postérieur noir. Premier segment de l’abdomen à bande jaune au bord antérieur, interrompue au milieu, élargie sur les côtés et atteignant le bord postérieur ; deuxième, troisième et quatrième à bord postérieur jaune; ventre à poils blanchâtres assez longs ; bord postérieur des segmens d’un jaune blanchâtre. Hanches antérieures et intermédiaires fauves ; postérieures noires ; cuisses antérieures et intermédiaires noires , à base fauve , plus ou moins large en dessous ; cuisses postérieures à moitié antérieure jaune ; le noir de la moitié postérieure avançant en pointe vers la base ; jambes antérieures et intermédiaires fauves , à large bande d’un brun

noirâtre , vers le milieu ; postérieures à moitié antérieure jaune et postérieure noire ; tarses à duvet soyeux , jaunâtre , en dessous ; antérieurs et intermédiaires brunâtres ; postétérieurs noirâtres en dessus. Balanciers testacés. Ailes à large bord extérieur brun , s’étendant jusqu’à la nervure interne de la cellule sous-marginale ; nervure interne de la cellule discoïdale interno-antérieure bordée de brunâtre.

Femelle : Bandes jaunes de l’épistome plus larges vers le haut. Front noir ; bande jaune , antérieure , interrompue au milieu et fort rétrécie au milieu , de chaque côté ; bande jaune du vertex sinueuse et interrompue au milieu.

Assez rare.

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